17.05.2012

C'EST LA SAISON DES ALLERGIES, DES PATCHS A DISPOSITION ET EN PREPARATION...

 

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Une start-up française espère commercialiser d'ici 2016 un patch pour lutter contre les allergies alimentaires, qui jusque là ne bénéficient d'aucun traitement de routine.

 

En France, 5 % des enfants et 2 % des adultes souffrent d'allergies alimentaires qui provoquent chaque année des dizaines d'hospitalisations pour choc anaphylactique, sans qu'aucun traitement n'ait encore vu le jour. Cette réaction brutale à l'ingestion de l'allergène se traduit par une chute brutale de la tension artérielle qui peut mettre en danger les organes vitaux du patient, jusqu'à entraîner sa mort.

L'immunothérapie, unique traitement de fond reconnu par l'Organisation mondiale de la santé dans l'allergie, n'est pas indiquée dans les causes alimentaires. La méthode qui consiste à administrer de manière répétée par voie orale ou sous-cutanée de petites quantités d'allergènes pour diminuer la sensibilité des patients est utilisée couramment avec les pollens mais elle reste limitée à des travaux expérimentaux pour les aliments, en raison d'un risque trop important de chocs anaphylactiques.

Rendre l'organisme moins sensible

Face à cette impossibilité de traiter les allergies alimentaires par des injections ou des médicaments à prise orale, les pédiatres français Pierre-Henri Benhamou et Christophe Dupont (photo)ont décidé en 2002 de mener des travaux sur une troisième voie: la voie cutanée. Via leur start-up DBV Technologies, ils ont développé le patch Viaskin qui contient des allergènes sous forme de poudre sèche et se pose quauton69-5f83d.jpgotidiennement sur la peau saine.

Une fois le patch collé, les allergènes entrent en contact avec les cellules de la couche supérieure de la peau. Ils sont alors capturés et transportés par des cellules spécifiques dites de Langerhans jusqu'aux ganglions lymphatiques qui stimulent la production de cellules, rendant peu à peu l'organisme moins sensible aux allergènes.

«L'idée d'utiliser la voie épicutanée n'est pas nouvelle, explique le professeur Dupont. A la fin des années 50, des chercheurs français ont tenté de traiter des patients en pratiquant des scarifications de la peau pour y introduire un allergène. Mais l'expérience s'est avérée trop dangereuse. Avec le patch, la peau n'est pas entaillée, ce qui supprime tout passage de l'allergène dans le sang, responsable des chocs anaphylactiques».

Aucune réaction grave n'a été déplorée lors de l'étude effectuée en France en 2010 sur des enfants allergiques au lait de vache (1) et des travaux financés par le National Institute of Health sont actuellement menés aux États-Unis, pour confirmer cette innocuité dans le cas de l'arachide.

Des débouchés prometteurs

Bien que les résultats soient encourageants, le projet de consommer une poignée de cacahuètes ou un verre de lait à peine le patch collé au bras relève du fantasme, prévient le pédiatre. «L'immunothérapie, qu'elle qu'en soit la voie, est un processus long. Il faut un à trois ans pour obtenir une baisse significative et durable de la sensibilité. De plus, il est trop tôt pour dire si ce traitement permettra d'induire une tolérance totale à l'arachide ou au lait chez certains patients. Le but est avant tout d'induire une désensibilisation, c'est-à-dire une diminution de la sensibilité suffisante pour éviter les réactions sévères en cas de contact accidentel avec l'allergène».

La société espère commercialiser ses patchs à l'arachide et au lait de vache dès 2016 et développe à présent un patch anti-acarien, tandis qu'une équipe Suisse travaille de son côté sur un patch anti-pollen. «Théoriquement, la technique fonctionne pour n'importe quel allergène», explique Christophe Dupont. Ce qui promet des débouchés plus qu'attractifs d'un point de vue médical mais également économique. Au total, les trois allergies sur lesquelles DBV Technologies se focalise représenteraient un potentiel commercial de plus de 5 milliards de dollars, selon la start-up.

(1). Dupont C et al. Journal of Allergy and Clinical Immunology, 2010 May; 5(125):1165-7

EN SAVOIR PLUS:

» Quels sont les aliments qui provoquent les allergies?

» Liste des principaux allergènes

LIRE AUSSI:

» Vers un vaccin contre l'asthme allergique

» La cacahuète hypoallergénique s'invite à l'apéro

 (source LeFigaro.fr / Marie-Noëlle Delaby)

16.05.2012

LES MALADES ONT , EUX AUSSI , LEURS RESEAUX SOCIAUX

 

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Les malades chroniques se tournent de plus en plus vers les forums pour trouver informations spécifiques et réconfort. De nouveaux formats se sont développés.

 

«Ma consultation chez le médecin s'est bien passée, on conserve le traitement, je suis bien contente!». Ce message enthousiaste, «Titi» l'adresse à ses «amis» virtuels sur son «mur». Sommes-nous sur Facebook? Non, mais ça y ressemble. Sur Carenity, le «premier réseau social santé de France» selon son fondateur Michael Chekroun, les internautes ont un profil, un réseau, des actus. La différence, c'est qu'ils se répartissent selon des «communautés» correspondant aux principales maladies chroniques: asthme, diabète, dépression, épilepsie… Une trentaine au totale.

Créé en avril 2011, ce site compte aujourd'hui 6000 membres, des malades à 85 %, leurs proches à 15 %. Il reflète le besoin d'une partie des malades chroniques de trouver auprès de leurs pairs une certaine forme d'échanges que ne peut leur offrir le milieu médical. «Le vécu de la maladie ne sera pas présenté avec les mêmes mots par quelqu'un qui ne l'a pas vécue de l'intérieur, rappelle Denise Silber, experte en e-santé et organisatrice du congrès Doctors 2.0 and you*. Ils vivent leur maladie au quotidien, alors que le système de santé est construit autour de l'aigu: un problème = un rendez-vous ponctuel». «Parfois les malades hésitent à parler de leur pathologie à leur entourage car ils ont l'impression d'être un fardeau. Echanger avec des gens qui vivent la même chose qu'eux est un soulagement», confirme Michael Chekroun.

Des témoignages tirés du quotidien

Carenity n'est pas le seul espace où les malades peuvent échanger sur leur condition, leurs angoisses, leurs traitements et les contraintes afférentes. «Les premiers forums dédiés à la santé sont nés dès la création d'Internet dans les années 1990, rappelle Denise Silber. On compte aujourd'hui en France une dizaine de portails grand public comme Auféminin.com ou Allodocteur.com qui hébergent des forums très actifs. Et même s'ils ne fonctionnent pas avec un «profil» et des «amis», au final, les utilisateurs réguliers finissent par se connaître entre eux.» D'autres modèles hybrides, comme Renaloo ou Vivre sans thyroïde, se concentrent sur une pathologie particulière.

L'originalité de Carenity repose en grande partie sur une activité associée au réseau social: la vente d'informations tirées des membres et de leur expérience personnelle de la maladie. Le modèle a été inspiré à Michael Chekroun par un grand frère américain, le site anglophone «patientslikeme.com», qui compte aujourd'hui 150.000 membres après 8 ans d'existence. Les membres, dont l'inscription au réseau est gratuite et qui sont fortement poussés à utiliser un pseudo, sont invités à répondre à des enquêtes sur leur traitement, ses effets secondaires, leurs difficultés au quotidien. Ces informations sont ensuite revendues sous forme agrégée, donc anonyme, à des laboratoires pharmaceutiques, des sociétés de marketing ou des institutions publiques.

«Un patient informé a beaucoup de choses à dire sur sa pathologie, sa qualité de vie, explique Michael Chekroun. Sur un site, il ne va pas s'exprimer de la même manière que devant son médecin. Les informations recueillies sont précieuses car elles reflètent la vraie vie des malades. Auparavant, les laboratoires s'appuyaient sur ce que leur remontaient les médecins lorsqu'ils cherchaient à améliorer les médicaments».

«Cela permet de faire des études d'une ampleur jamais atteinte auparavant, confirme Denise Silber. Une étude récemment parue dans la revue Epilepsy and Behaviour a ainsi pu s'appuyer sur une cohorte de 7000 épileptiques contactés via patientslikeme.com. D'ordinaire, ce type de recherches s'appuient sur quelques centaines de malades».

* Les 23 et 24 mai, renseignements sur www.doctors20.fr

EN SAVOIR PLUS:

» Le droit des malades en France

» La participation des usagers du système de santé

LIRE AUSSI:

» Diagnostic en ligne: «Les sites contournent la loi»

(source LeFigaro.fr /Pauline Fréour)

15.05.2012

AVC : RISQUE RÉVÉLÉ EN UN COUP DE CRAYON // RENCONTRE DU QUARTIER CENTRE VILLE CE SOIR

 

 

 

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Un simple coup de crayon pourrait prédire les risques de rechute chez les personnes âgées déjà victimes d'un premier accident vasculaire cérébral (AVC), selon une étude suédoise.

 

Interruption de l'irrigation d'une partie du cerveau provoquée par un caillot ou hémorragie cérébrale, rares sont les AVC qui préviennent. Des chercheurs suédois de l'université d'Uppsala ont donc mis au point un test de dessin, capable de révéler des dysfonctionnements des vaisseaux sanguins dans le cerveau et donc de prédire les risques de rechute après avoir eu un premier infarctus, d'après leur étude publiée mercredi dans le British Medical Journal.

Pendant 14 ans, les chercheurs ont mis à l'épreuve 1000 hommes en bonne santé âgés de 65 à 75 ans. Comme ces jeux pour enfants qui consistent à relier des numéros entre eux pour former un dessin, les participants devaient tracer des lignes entre des points numérotés dans l'ordre croissant et le plus rapidement possible pour évaluer leur vitesse psychomotrice. A la fin de ce test appelé «trail making test», les hommes se voyaient attribuer une note entre 0 (le plus mauvais résultat) et 30 (le meilleur). Les volontaires ont aussi passé plusieurs tests cognitifs pour évaluer leur niveau de mémorisation, leur capacité de calcul et leur sens de l'orientation.

Résultat: Entre 1991 et 2006, 155 hommes ont eu un AVC, dont 22 sont décédés dans le mois qui suivait leur attaque et 84 autres dans un délai de deux ans et demie. En comparant leurs résultats respectifs, les chercheurs ont découvert que ceux qui avaient obtenu un faible score étaient trois fois plus susceptibles de mourir que ceux qui avaient obtenu des scores élevés.

Trail .gifLe «trail making test» 

 

Un exercice «simple» et «peu coûteux»

«C'est une étude intéressante car elle suggère qu'il peut y avoir des changements précoces dans le cerveau, susceptibles d'annoncer un accident vasculaire cérébral», a déclaré Dr Clare Walton, de l'association anglaise des AVC (stroke association) à la BBC. «Certes, il s'agit d'une petite étude et nous ignorons pourquoi certaines personnes ont plus de mal à dessiner que d'autres, reconnaît le médecin. Mais nous savons que cette tâche, si elle est difficile à effectuer, souligne le risque d'un AVC grave ou mortel et peut permettre à la personne de bénéficier de traitements préventifs», poursuit-elle.

Le Dr Bernice Wiberg, l'auteur principal de l'étude ajoute que «ces tests sont très simples, peu coûteux et facilement accessibles pour une utilisation clinique. Ils pourraient compléter les tests déjà mis en place avec cet avantage de pouvoir prédire un risque de mortalité imminente».

Chaque année, 130.000 nouvelles personnes sont victimes d'AVC en France. Après la survenue d'un premier AVC, le risque de récidive est important et est estimé entre 30 et 43 % dans les cinq années qui suivent.

EN SAVOIR PLUS:

» Les facteurs de risque d'AVC

» Vivre après un accident vasculaire cérébral

» Que faire en cas d'AVC?

LIRE AUSSI:

» Les AVC augmentent chez les moins de 65 ans

» Pour éviter l'AVC, surveillez votre tension

» Un traitement contre les attaques cérébrales

  • (sourceLeFigaro.fr /Caroline Piquet)

RENCONTRE DU QUARTIER CENTRE VILLE ce soir à 20H

Venez rencontrer votre Député-maire Pierre-Christophe Baguet, votre maire-adjoint territorial Michel Amar, votre conseillère municipale territoriale Sandy Vétillart et vos conseillers de quartier lors de votre rencontre de quartier le mardi 15 mai à 20h pour un rendez-vous pratique et convivial. Vos élus sont à votre écoute pour dialoguer, répondre à vos questions, vous informer et vous aider. Sur place, des stands d'information (Espace public, projets urbains, seniors, sports, culture…) sont tenus par des responsables municipaux qui vous présentent leurs actions et vous renseignent.
>> Rencontre du quartier Centre-Ville - Jeudi 15 mai à 20h - Auditorium de l'Espace Landowski, 28 , avenue André-Morizet