01.07.2009
GRAND PARIS : LE PROJET DE LOI SERA DEPOSE A L'AUTOMNE

Le 30 juin, lors d'une table-ronde consacrée à l'avenir du site de la Défense, le chef de l'Etat a confirmé le dépôt, à l'automne, d'un projet de loi destiné à piloter le projet de Grand Paris.
"L'ampleur des enjeux doit nous amener à créer un certain nombre de procédures nouvelles", a précisé Nicolas Sarkozy, qui avait déjà évoqué ce projet de loi, le 29 avril, à la Cité de l'architecture et du patrimoine, lors de l'inauguration de l'exposition consacrée à la consultation sur le "grand Pari(s) de l'agglomération parisienne".
Aujourd'hui, le projet de Grand Paris concerne principalement les transports. Estimé à 35 milliards d'euros, le plan transport reprend le projet de métro automatique rapide, encore appelé la "double boucle"(Boulogne-Billancourt étant concerné), élaboré par Christian Blanc, secrétaire d'Etat au développement de la région capitale (21 milliards d'euros) et le plan de mobilisation pour les transports porté par Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France (18 milliards d'euros, quatre milliards correspondant à des opérations communes). "Nous avons aujourd'hui un projet de transport pour la région Ile-de-France, qui embarque tout le monde et sur lequel nous sommes d'accord", s'est félicité le chef de l'Etat. Le projet de loi déposé à l'automne permettra "d'accélérer les procédures pour éviter les études interminables et les débats qui n'en finissent plus". "Bien sûr", a assuré le chef de l'Etat, "il y aura toujours un débat public et une enquête publique mais ce sera un vrai débat et une vraie enquête, pas un truc qui n'aboutit à rien."
Périmètre autour des gares
Selon le souhait du président de la République, ce projet de loi devrait aussi permettre d'établir un périmètre autour des gares où les procédures d'urbanisme seront assouplies, "où l'on pourra déployer le foisonnement d'idées nouvelles issues de la consultation sur le Grand Paris". "Il faut des règles mais elles doivent être moins nombreuses et plus claires et où le beau et l'architecture sont de nouveau des éléments dont on peut tenir compte", a-t-il commenté.
Le président de la République a également annoncé la création d'un établissement ou d'une société à capitaux publics, chargée de la maîtrise d'ouvrage et d'aménagement, estimant que "le choix d'une société permettrait d'associer l'Etat, les collectivités territoriales, la région, les départements et pourquoi pas les communes". Nicolas Sarkozy a encore indiqué que le débat public aurait lieu à l'hiver 2010 et l'ouverture des premiers tronçons en 2017.
Un TGV à La Défense
Dans son intervention, le président de la République n'a abordé la question du financement de ce plan transport qu'au travers de la valorisation du foncier. "Nous allons créer une trentaine de gares. Il va donc y avoir une valorisation du prix du m2. Et bien, nous prélèverons une partie de cette valorisation du prix du m2 pour payer les infrastructures, lesquelles infrastructures vont générer elles-mêmes leur propre équilibre économique".
Concernant plus spécifiquement la desserte de La Défense, le prolongement d'Eole (RER E) à l'ouest est désormais acquis. Selon Guillaume Pepy, P-DG de la SNCF, la mise en service pourrait intervenir en 2015 ou 2016. Le quartier d'affaires devrait également accueillir une gare TGV. "Le projet de TGV Paris-Le Havre via Cergy arrive à La Défense. On peut imaginer que le tunnel ou le viaduc entre La Défense et l'aéroport Charles de Gaulle inscrit dans le projet de Christian Blanc puisse aussi être utilisé par les TGV. C'est trop tôt pour le dire, on va regarder cela. Mais cela permettrait de mettre la grande vitesse au service de toute la région", a conclu Guillaume Pepy.
La double boucle retiendra particulièrement l'attention des Boulonnais....a suivre
17:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
UN CHARGEUR UNIVERSEL POUR LES MOBILES

Pas pour tout de suite , le temps de concevoir une fabrication concertée entre les opérateurs, ce sera donc en 2010
Bruxelles a convaincu les fabricants de mobiles de fournir un chargeur compatible entre tous les téléphones, qui permettrait de réduire de moitié la consommation d'énergie.
Pratique et écologique, le chargeur universel devrait révolutionner le quotidien des utilisateurs de téléphone portable. Les principaux fabricants et équipementiers du secteur de la téléphonie mobile se sont engagés à fournir, à partir de 2010, un chargeur universel pour les téléphones portables, a annoncé lundi la Commission européenne. Nokia, Samsung, LG, Apple, Motorola, Sony Ericsson ou encore le fabricant américain de composants Qualcomm, participent à ce projet. «Je suis très heureux de constater que l'industrie est parvenue à un accord qui simplifiera la vie des consommateurs», a déclaré Günter Verheugen, commissaire européen chargé de la politique industrielle. «Ils pourront recharger n'importe où leur portable grâce au nouveau chargeur universel. Cela entraînera une réduction importante des déchets électroniques, puisqu'il ne faudra plus jeter son ancien chargeur lors de l'achat d'un nouveau téléphone». Günter Verheugen s'est également réjoui que «cette solution ait été trouvée sur la base de l'autorégulation. Par conséquent, la Commission n'estime pas nécessaire d'introduire une législation». Le protocole d'accord remis à la Commission européenne par les industriels, stipule qu'ils utiliseront uniformément la connexion Micro-USB.
Des économies d'énergie
Pour Bruxelles, la grande variété de chargeurs, dont plusieurs ne sont compatibles qu'avec un seul type de terminal, représente un «inconvénient majeur» pour les utilisateurs, ainsi qu'une source importante de déchets inutiles : «Presque tous les ménages conservent chez eux une collection de chargeurs qu'ils ne peuvent plus utiliser. Les chargeurs périmés représentent plusieurs milliers de tonnes de déchets par an». La remarque est perninente !
En outre, cette nouveauté permettrait de réduire considérablement les dépenses en énergie. En février dernier, la GSM Association, qui regroupe la plupart des acteurs de la téléphonie mobile, estimait que la création d'un standard de chargeur commun à toutes les marques permettrait de réduire la consommation d'énergie de 50%.
Günter Verheugen a également souhaité que les chargeurs universels puissent s'étendre aux téléphones plus anciens, aux appareils photos et ordinateurs portables dans les années à venir.
"Bruxelles" continue d'avancer ses pions au bénéfice du consommateur , nous ne nous en plaindrons pas !
(source LeFigaro.fr)
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28.06.2009
SAVOIR OU ON VA ...ET TRAVAILLER POUR VIVRE PLUS ET MIEUX
Les Français évaluent mal ce qu'ils peuvent attendre des régimes de retraite obligatoire. Certains quadras croient même qu'ils n'auront rien.
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Les Français ne reçoivent une estimation de leur future pension par leurs caisses de retraite qu'à partir de 55 ans. Ils prennent alors conscience de ce qui les attend. Ce sont les cadres, dont les salaires sont les plus élevés, qui constatent la plus forte chute de revenus. En 2050, ils ne doivent espérer garder que 43 % de leur dernier salaire, selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA). Et d'ici là ?
1er cas : un cadre supérieur de 45 ans
Un salarié de 45 ans, qui gagne aujourd'hui 130 000 euros brut (et 250 000 euros dans dix ans), et qui n'aura sa retraite à taux plein qu'à 64 ans recevra ainsi seulement 63 258 euros net par an s'il cesse de travailler à 60 ans, selon les calculs de France Retraite. Pour amortir le choc, il peut racheter 12 trimestres (le maximum autorisé) au titre de ses années d'études : sa retraite s'arrondira de 10 000 euros (73 217 euros). S'il travaille jusqu'à 64 ans, il touchera sa retraite à taux plein, soit 83 000 euros net par an. Mais à condition de ne subir aucun « accident de carrière »... et de ne pas être licencié. «S'il se retrouvait au chômage à 59ans, sa retraite ne serait plus que légèrement supérieure à 77000euros par an», analyse Pierre Péchery, directeur général de France Retraite. Reste qu'il vaut mieux être licencié à 59 ans que se mettre au vert à cet âge sans une carrière pleine ; ainsi, dans cet exemple, le salarié gagne environ 14 000 euros de plus.
2e cas : une femme cadre avec enfants
Les femmes - moins bien loties côté retraite puisque, à poste égal, elles sont moins bien rémunérées - doivent tenir compte d'un autre paramètre : leurs enfants. «Une femme qui n'aura sa retraite à taux plein qu'à 62ans, et dont le revenu actuel est de 85000euros brut (soit sans doute 125000euros dans dix ans) partira à cet âge avec environ 49500euros net annuels si elle a eu un enfant. Mais si elle en eu a trois, elle peut partir deux ans plus tôt, avec son taux plein, dès 60ans, avec 50700euros environ. Si elle travaille jusqu'à 62ans, elle engrange une surcote et part avec près de 56000euros», calcule Pierre Péchery.
3e cas : la solitude des professions libérales
Les professions libérales aussi font le grand écart. Selon Ag2r La Mondiale, un avocat de 40 ans qui gagne aujourd'hui 80 000 euros net par an et table sur un revenu net en fin de carrière de 102 600 euros n'aura sans doute à 65 ans qu'une retraite de 29 000 euros, soit 28 % de son dernier revenu net. Un médecin du même âge, dont le revenu net est aujourd'hui de 65 000 euros et qui s'attend à 83 400 euros en fin de carrière devrait pouvoir décrocher une pension légèrement supérieure à 38 000 euros (46 % de son dernier revenu net). Mais quelques exemples n'en diront jamais aussi long qu'un calcul personnalisé. Les assureurs l'ont bien compris, qui fournissent simulations et conseils personnalisés pour mieux vendre leurs produits d'épargne. Axa, par exemple, propose, sous le nom de Coaching Retraite, une estimation sur mesure à tous les Français prêts à débourser 180 euros pour savoir où ils vont. AGF en fait autant avec AGF Solutions Retraite. Mais jusqu'où faire confiance à ces calculs puisque de nouvelles réformes se profilent ? C'est peut-être ce qui décourage les Français pour préparer leurs vieux jours.
C'EST POURQUOI CERTAINS DECIDENT DE CONTINUER :

Maintenir son activité au-delà de la limite d'âge est devenu très intéressant. Cela permet d'augmenter ses revenus et aussi ses points de retraite.
Il est maintenant plus facile, pour ceux qui le souhaitent et le peuvent, de continuer à travailler après 60 ans. Satanée crise ! Le ralentissement économique inédit que subit la France repousse certains projets gouvernementaux, notamment celui d'augmenter l'emploi des seniors, l'un des plus faibles en Europe. Les plus de 55 ans sont en effet un peu plus de 38 % à travailler dans l'Hexagone, contre 44 % en Europe et même 70 % en Suède. Pis, au-delà de 60 ans, ils ne sont qu'un sur six à exercer une activité professionnelle... C'est la raison pour laquelle François Fillon et Xavier Bertrand, alors ministre du Travail, ont développé l'année dernière des mesures censées inciter les plus de 60 ans, les futurs retraités potentiels ou ayant déjà basculé, à continuer de travailler ou à reprendre une activité. La réforme a porté sur trois dispositifs existants mais dont les modalités ont été améliorées ou assouplies. Le premier ? Le « cumul emploi-retraite » qui permet à son bénéficiaire de percevoir sa pension tout en continuant à exercer une activité rémunérée. Auparavant, deux conditions limitaient la pratique du cumul emploi-retraite. Les futurs retraités devaient attendre six mois avant de recommencer à travailler après la liquidation de leurs droits. Et, surtout, leurs revenus d'activité ne pouvaient excéder le montant de leur pension, ou alors 1,6 smic. Deux freins aujourd'hui intégralement levés : il n'y plus de délai de carence ni de limite dans le cumul pension-revenus d'activité. L'année dernière, seulement 1,8 % des retraités du régime général étaient dans le dispositif. Le deuxième mécanisme est appelé « surcote ». Il permet à un salarié - comme d'habitude, ayant atteint l'âge de la retraite et disposant de toutes ses annuités - de continuer à travailler tout en cotisant encore pour sa retraite. Ce dispositif était déjà actif depuis 2003 mais le gain par année supplémentaire de cotisation était très limité et donc peu incitatif.
Depuis le début de cette année, la majoration a été portée à 5 % par an, dans la limite de cinq années. Soit un gain potentiel de pension de 25 % pour cinq années de travail supplémentaires. Au premier trimestre 2009, la surcote concerne 12,5 % des nouveaux retraités. Le dernier dispositif, intitulé « retraite progressive », permet à un candidat à la retraite de continuer à travailler à temps partiel tout en bénéficiant d'une fraction de sa pension. L'intéressé touchera 30 % de sa retraite pour une activité comprise entre 60 et 80 % d'un temps complet et 70 % de sa pension pour un travail à tiers temps. Cerise sur le gâteau, le bénéficiaire continue de cotiser pour sa retraite - et donc à accumuler de nouveaux droits - pendant la période où il travaille.
(sources lefigaro.fr)

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