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19/10/2016

BOB DYLAN, UN NOBEL SI DISCRET...

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 - Si l'artiste ne fait aucune allusion à son prix Nobel sur scène au festival Desert Trip, ses éminents confrères lui rendent hommage.

À Paris, tandis que certains intellectuels aux cerveaux étriqués protestent bruyamment contre le choix de l'académie Nobel de récompenser l'immense auteur américain qu'est Bob Dylan, un sage canadien en exil à Los Angeles le couvrait de louanges. Jeudi soir, Leonard Cohen, dans le cadre d'une conférence de presse accompagnant la sortie d'un nouvel album, commentait ainsi la nouvelle. «Remettre le prix Nobel de littérature à Bob Dylan, c'est comme épingler le mont Everest en affirmant qu'il s'agit d'une grande et belle Montagne».

Une évidence, en somme. Dommage qu'elle ne sonne pas ainsi aux oreilles de certains râleurs qui considèrent le récipiendaire comme un vulgaire produit commercial alors qu'il a bâti une œuvre conséquente. Et si encombrante qu'il rechigne la plupart du temps à la revisiter lors des nombreux concerts qu'il donne tout au long de l'année.
Vendredi soir, Bob Dylan ouvrait le deuxième week-end du festival Desert Trip, sur la commune d'Indio, avec un concert que ses plus fervents admirateurs espéraient depuis des lustres. Soit un panorama ébouriffant de ses plus belles chansons.

Autant dire quelques-unes des plus belles jamais écrites par un homme, qu'on le considère comme un artiste de variétés ou un auteur respectable. Contrairement à la plupart de ses confrères encore en activité passé 70 ans, Bob Dylan, qui en a 75, n'a jamais joué au juke-box. Ce qui rend ce concert d'autant plus précieux.

On y a entendu de splendides versions de Desolation Row, Don't Think Twice It's Alright, Tangled up in Blue, Simple Twist of Fate, Ballad of a Thin Man, soit un concentré de sa géniale production des années 1965 à 1975. Pour ce deuxième concert depuis sa nomination au Nobel, Dylan n'a pas décroché un mot, comme à son habitude, se contentant d'égrener devant nos yeux ébahis et pour nos oreilles non moins ravies, une anthologie de son répertoire. Avec une surprise majeure en fin de set Like A Rolling Stone, sa chanson la plus importante, qui révolutionna le rock et l'écriture à sa sortie en 1965, pas chantée par son auteur depuis trois ans.

Il faudra attendre les interventions des Rolling Stones Mick Jagger et Keith Richards, qui succédèrent à Bob Dylan sur la grande scène du rassemblement, pour entendre non pas une mais deux allusions au proc Nobel. «Nous n'avions encore jamais partagé la scène avec un prix Nobel» déclara ainsi le chanteur, ajoutant «Je tiens à le féliciter». Plus tard, au micro, le vieux pirate Keith Richards en fera de même, complétant «Je ne vois personne qui le mérite autant que lui.»

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(Source leFigaro.fr / Olivier Nuc )

17/10/2016

NOTRE DAME DES LANDES : LA BOULONNAISE SEGOLENE ROYAL ? VEUT ARRÊTER LES FRAIS

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Devant le blocage du site de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), "il vaut mieux arrêter les frais", déclare Ségolène Royal dans un entretien diffusé dimanche, alors que l'évacuation des opposants à l'aéroport est programmée pour cet automne.

La ministre de l'Environnement alerte une nouvelle fois sur "le risque d'une évacuation par la force". "Les élus locaux ne veulent pas perdre la face, c'est compréhensible. Mais le résultat du référendum, positif pour eux, leur permet justement de prendre acte de cette caution tout en reconnaissant que devant le blocage sur le terrain, il vaut mieux arrêter les frais", dit Ségolène Royal dans un entretien au Journal du dimanche.

"Je suis prête à donner du temps pour des réunions de travail afin de sortir par le haut de cette situation, et j'appelle toutes les parties à faire un effort de bon sens", ajoute-t-elle, suggérant un "aménagement de l'aéroport actuel". Le projet, dont les opposants mettent en doute la pertinence, a recueilli 55% de voix favorables lors d'une consultation locale organisée en juin dernier pour tenter de déminer une crise qui dure depuis plus de cinquante ans.

Le premier ministre Manuel Valls a réaffirmé mardi l'intention du gouvernement de procéder à l'évacuation des opposants au projet d'aéroport cet automne, dans une interview à Ouest-France. "Il y a eu un référendum local, les habitants de la Loire-Atlantique ont voté largement et en parfaite connaissance de cause pour un nouvel aéroport, pas pour le maintien de l'aéroport actuel", a souligné un proche du premier ministre ce dimanche. "Ils connaissent exactement les détails du projet, alors il serait totalement inconcevable de ne pas respecter ce référendum, expression du peuple."

"Bien sûr, l'évacuation devra se faire avec sang-froid et méthode pour éviter les violences mais ne pas le faire, ça serait donc un affaiblissement de l'autorité et un affaiblissement de la démocratie", ajoute cette source. La position de Ségolène Royal "entre en contradiction totale avec deux de ses piliers idéologiques les plus importants : l'ordre juste et la démocratie décentralisée et participative."

 

(Source leFigaro.FR / REUTERS)

16/09/2016

LE GOUVERNEMENT ENVISAGE D'AUGMENTER LES IMPÔTS DES CRS ET GENDARMES MOBILES

 

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Le ministère de l'Intérieur, poussé par la Cour des Comptes, pense à fiscaliser la prime de déplacement des gendarmes mobiles et CRS. Les syndicats s'insurgent.

Pour les CRS et les gendarmes mobiles, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Leurs syndicats viennent d'apprendre, par un appel de la direction des ressources et des compétences de la police nationale (DRCPN), que leur prime de déplacement, aujourd'hui défiscalisée, risquait de ne plus l'être. Une situation qui devrait logiquement aboutir à une hausse de leurs impôts sur les revenus.

Concrètement, le ministère de l'Intérieur envisage de fiscaliser l'indemnité journalière d'absence temporaire (Ijat) que touchent les gendarmes mobiles et les CRS lorsqu'ils sont en mission loin de chez eux. Cette indemnité, créée par décret en juillet 1961, avait fait l'objet en 2015 d'une hausse à la suite d'un protocole d'accord signé entre les syndicats de police et le ministère de l'Intérieur. Son montant est ainsi passé de 33 euros par jour en 2015 à 35 euros au 1er janvier 2016, puis 37 euros en juillet dernier. Au 1er janvier 2017, elle devrait atteindre 39 euros. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, expliquait en mai dernier que cette hausse visait à récompenser les efforts fournis par les forces de l'ordre dans le cadre du plan Vigipirate, des manifestations contre la loi travail, et de l'Euro de football. Il est «légitime qu'une reconnaissance de l'engagement» des forces mobiles «soit exprimée», avait-il expliqué.

»» Lire aussi: 64% des Français jugent que leurs impôts ont augmenté sous Hollande

«Cette prime est touchée par tous les agents, quel que soit leur grade. Elle est défiscalisée depuis le début», souligne Jean-Marc Cortes, délégué national des officiers CRS pour le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure insigne CRS.jpg(SCSI). «Elle représente un complément de revenu non négligeable, sachant qu'un officier peut effectuer en moyenne entre 120 et 150 jours de déplacement par an», ajoute-t-il.

Le moment est jugé vraiment inopportun

 

Problème, selon la Cour des comptes: il n'existe aucun texte qui justifie une exonération fiscale de cette indemnité. «La Cour des comptes a le nez dedans depuis plusieurs années. C'est un véritable serpent de mer. Le sujet ressort tous les 3 ou 4 ans, puis il est enterré. Mais cette fois, le procureur général près la Cour a sommé l'administration de trouver rapidement une solution», explique le syndicaliste. Les Sages de la rue Cambon ont en effet saisi, en juillet dernier, les ministères de l'Intérieur et du Budget, à ce sujet. «Nous avons été informés par un appel avant-hier. La DRCPN a demandé à la direction centrale des CRS de lui faire remonter d'ici vendredi toutes les sommes perçues au titre de l'Ijat», explique Jean-Marc Cortes.

Sous cette pression, le ministère se voit dans l'obligation de trouver une solution. Mais l'idée de la fiscalisation attise la colère des syndicats. «Le moment est vraiment inopportun au regard de l'actualité, de l''ensemble des missions dévolues aux agents depuis les attentats. De plus, le protocole d'accord signé en 2015 ne revenait pas sur la question de la défiscalisation. On a le sentiment qu'on nous prend d'une main ce qu'on nous a donné de l'autre», s'agace Jean-Marc Cortes. «Cette perte de pouvoir d'achat, synonyme de régression sociale serait proprement inacceptable si elle était appliquée eu égard à l'implication sans faille des effectifs CRS», confirme Unité SGP-police FO dans un communiqué. L'Unsa-Police dénonce pour sa part dans un courrier un «processus brutal (…) aussi intolérable qu'inadmissible».

D'après les syndicats, le ministère de l'Intérieur envisage deux options pour ne pas trop pénaliser le pouvoir d'achat des forces de l'ordre. La première consisterait à imposer cette indemnité tout en créant une prime compensatrice. «Trop compliqué», selon le SCSI. Autre solution: garantir cette non-imposition en lui donnant un cadre juridique. Autrement dit, créer une sorte de niche fiscale. Certains syndicats ont envoyé un courrier à Manuel Valls ou François Hollande pour les appeler à privilégier «cet arbitrage favorable». Autrement, tous menacent de lancer des «actions fortes» pour défendre leur intérêt.

 

 

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(source LeFigaro.fr /Hayat Gazzane