04.11.2009
APRES LES FEUILLES, LES SOLDES.... D'AUTOMNE

Les grands magasins lancent leurs soldes «flottants» ce mercredi pour redynamiser un marché de l'habillement déprimé. Mais de nombreuses enseignes de mode boudent ce dispositif.
Déjà les soldes ? Oui, les soldes d'automne. Comme au printemps, les grands magasins appliquent pour la deuxième fois le nouveau dispositif des «soldes flottants» : deux semaines de soldes à la carte dans l'année au libre choix des commerçants, en dehors des traditionnelles périodes d'été et d'hiver. Soldissimes aux Galeries Lafayette, Soldes suprêmes au Printemps, l'opération démarre avec force calicots dans les deux grandes enseignes. Le BHV participe aussi. En revanche, Le Bon Marché les snobe, comme il y a six mois, préférant défendre son image haut de gamme plutôt que de se battre sur les prix.
L'opération est en revanche accueillie à bras ouverts aux Galeries Lafayette alors que les ventes d'habillement reculent depuis des mois en France. «Tout ce qui nous permet de faire revenir les clients dans nos magasins nous satisfait», se réjouit Christophe Cann, directeur des ventes. Le bilan de l'édition de printemps avait été jugé positif puisque, au lieu de cannibaliser les soldes d'été, comme on aurait pu le craindre, elle avait permis d'augmenter le chiffre d'affaires sur les deux périodes cumulées. De plus, elle s'inscrit dans une tendance à un renouvellement plus rapide des produits. «Cela nous permet d'ac célérer la rotation des stocks en liquidant l'entrée de saison et de faire de la place pour la collection plein hiver, voire pour le début du printemps. La mode, c'est de plus en plus comme pour les produits frais, il faut que ça tourne vite», précise Christophe Cann. Environ la moitié de l'offre textile est donc proposée avec des rabais jusqu'à 50 %. Au Printemps, on est un peu moins sûr du succès : on se demande si les consommateurs sont au courant de l'existence de ce rendez-vous.
«Seuls les gogos achètent au prix fort»
D'autant qu'on sort à peine des grandes promos d'octobre, 3J chez les uns, 8 jours en or chez les autres… Et que d'autres enseignes de mode comme Zara, H&M ou Celio ont déjà fait leurs soldes flottants à ce moment-là. Après la confusion de la première édition, les commerçants avaient pourtant tenté de parler d'une même voix. Las. L'unanimité n'a pas été trouvée.
La Fédération des enseignes de l'habillement, très critique sur le dispositif même des soldes flottants, avait refusé d'y participer avec les grands magasins pour la première édition. Cette fois, elle a tenté de le faire. «Nous nous sommes mis d'accord avec eux sur des dates communes pour qu'ils suivent les grands magasins. Mais leurs adhérents ont dit qu'ils feraient ce qu'ils voudraient», raconte Claude Boulle, président de l'Union du grand commerce de centre-ville, qui regroupe les grands magasins, mais aussi Habitat, Monoprix ou C&A. D'ail leurs, même ce dernier, qui s'était aligné au printemps, a refusé de suivre le mot d'ordre de son organisation cette fois-ci. C'est bien l'esprit de la loi, laisser le libre choix à chacun, mais à tirer dans tous les sens, le consommateur a du mal à s'y retrouver. De nombreux professionnels s'inquiètent aussi de la multiplication de ces périodes de discount.
Au premier trimestre, 41 % des achats de vêtements ont été réalisés avec des rabais. «Il n'y a plus que les gogos pour acheter au prix fort entre deux opérations commerciales», s'amuse un spécialiste. «Les vrais accros à la mode aussi», rétorque Christophe Cann des Galeries. Certes, mais ils ne sont plus très nombreux.
A vous la main....
(d'après LeFigaro.fr)
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02.11.2009
PRIX LITTERAIRES, C'EST PARTI
Je vous en parlais en cette fin de vacances, le 31 août , les deux premiers lauréats ont été élus :
C'est la fin du suspense ....
Marie Ndiaye, auteur de «Trois femmes puissantes» (Gallimard), a reçu lundi midi le prix Goncourt 2009 alors que Frédéric Beigbeder a obtenu le prix Renaudot pour son livre « Un roman français », ont annoncé les jurys au restaurant Drouant à Paris (IIe).
Marie NDiaye, première femme à obtenir le Goncourt depuis 1998 a été couronnée au premier tour avec cinq voix contre deux à Jean-Philippe Toussaint pour «La vérité sur Marie» et une voix à Delphine de Vigan pour «Les heures souterraines ».
Marie NDiaye publie son premier roman à 18 ans
Née le 4 juin 1967 à Pithiviers (Loiret), d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère française, Marie NDiaye a grandi en banlieue parisienne et s'est installée en 2007 à Berlin avec sa famille. Élevée uniquement en France par sa mère, professeur de sciences naturelles, elle a publié à 18 ans son premier roman, « Quant au riche avenir » (1985).
Remarquée par Jérôme Lindon des éditions de Minuit, elle abandonne rapidement ses études pour se consacrer à l'écriture et enchaîne depuis romans et recueils de nouvelles.
Une vingtaine en 23 ans, parus pour l'essentiel chez Minuit, puis chez Gallimard. « Comédie classique » (1988), « La femme changée en bûche » (1989), « La sorcière » (1996)... « Trois femmes puissantes » regroupe trois récits dont les héroïnes résistent pour préserver leur dignité, entre la France et l'Afrique.
Prix Renaudot : Beigbeder lauréat
Frédéric Beigbeder a de son côté obtenu le Renaudot au cinquième tour avec sept voix contre une pour Vincent Message pour « Les veilleurs », une voix pour Véronique Ovaldé pour « Ce que je sais de Vera Candida » et une pour Justine Lévy pour « Mauvaise fille ». Trublion de l'édition française devenu l'un des piliers de la critique littéraire, Frédéric Beigbeder obtient ainsi une nouvelle consécration. « Un roman français », son récit autobiographique, fleure la province profonde. Fatigué des nuits de défonce dans les boîtes de nuit parisiennes, l'ex-jet-setter livre le récit sensible de son enfance béarnaise.
Auteur comblé de « 99 francs » en 2000 (400 000 exemplaires vendus et une adaptation au cinéma en 2007), Frédéric Beigbeder a déjà obtenu le prix Interallié 2003 avec « Windows on the World ».
Le prix Renaudot de l'essai a été décerné a Daniel Cordier pour « Alias Caracalla » (Gallimard). Enfin le Renaudot du livre de poche, attribué pour la première fois, a récompensé Hubert Haddad pour « Palestine ».
Bonne lecture à vous....a suivre pour les autres prix, à venir,
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01.11.2009
WEB , EN 2010 DANS TOUS LES ALPHABETS


A partir de 2010, les pays pourront créer les extensions des adresses web, en chinois, en arabe, en hindi, en cyrillique… Et non plus seulement dans l'alphabet latin.
L'occident va-t-il perdre le contrôle du web ? Les adresses internet vont désormais pouvoir être rédigées en chinois, en arabe, en hindi, en cyrillique… Réunie à Séoul, l'ICANN (organisme américain chargé de la régulation d'internet) a officialisé vendredi l'introduction des «noms de domaines internationalisés». Pour l'instant, ils étaient limités à 37 caractères et limités à l'alphabet latin : de A à Z, de 0 à 9 plus le trait d'union.
En 2010 devraient apparaître les premiers suffixes (.fr, .it, etc.) écrits en hébreu , en japonais, ou en arabe. «C'est le plus grand changement technique sur internet depuis son invention il y a 40 ans» exulte Peter Dengate Thrush, le président du conseil d'administration de l'ICANN.
Longtemps critiquée pour ses liens étroits avec Washington, l'organisation à but non lucratif a gagné, début octobre, davantage d'indépendance face au département du Commerce américain, suite à la signature le 30 septembre de nouveaux accords permettant une gouvernance internationale . Une petite révolution pour l'Icann, saluée notamment par la Commission européenne, ainsi que plusieurs personnalités dont Eric Schmidt, PDG de Google, ou Vint Cerf, reconnu co-inventeur d'Internet.
800 millions d'internautes concernés sur les 1,6 miliards d'utilisateurs
Mais cette «révolution» attendue de longue date est finalement assez logique : on estime que sur 1,6 milliard d'utilisateurs d'internet, plus de la moitié utilisent un alphabet non latin. Les .com, .net et .org qui constituent la majeure partie des plus de 180 millions de noms de domaines ne sont pas concernés, car pour l'instant, l'ICANN n'a ouvert ce dispositif qu'aux seules extensions nationales.
En test depuis 2007, ce changement censé faciliter l'utilisation pour les inernautes non-anglophones et autres langues d'alphabet latin,devrait être opérationnel vers le milieu de 2010. Dès le 16 novembre les nouveaux noms de domaines en caractères non-latins pourront être déposés.
L'introduction de nouveaux alphabets dans les adresses ne fait pas que des heureux. A noter que les spécialistes pointent des risques accrus en matière de sécurité informatique et de cybersquattage.
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