24.10.2008

DUFY , A NOTRE PORTE, POUR LE PLAISIR.....

 

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Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris entend rendre justice, par sa dense rétrospective, à Raoul Dufy, peintre de la joie de vivre longtemps condamné pour sa légèreté.

 

(16 octobre 2008 – 18 janvier 2009,11, avenue du Président Wilson, PARIS 16ème.)

 



Comment se regarde un peintre comme Raoul Dufy (Le Havre, 1877-1953, Forcalquier) ? Avec les yeux ou avec les oreilles ? Comment nettoie-t-on son esprit de tous les avis sans appel depuis Matisse et les écrits cinglants sur l'histoire de l'art du XXe, de tous les verdicts du monde contemporain issus de l'art moderne triomphant qui, souvent, ont condamné ce coloriste délicat à la catégorie des «artistes trop légers pour être majeurs» ? Comment faire connaissance avec ce dandy, sorti la tête haute de sa période fauve, perdu ensuite par son succès public et l'invasion galopante de ses courses de chevaux et de ses régates ? C'est tout le pari, un peu sérieux peut-être lorsqu'on met «Le plaisir» au programme, de la rétrospective que lui consacre le Musée d'art moderne de la Ville de Paris, fier de posséder sa Fée Électricité conçue pour l'Exposition internationale de 1937.

Laissons entrer l'artiste. «Chaque fois que j'ai vu une toile de Dufy, je l'ai aimée», s'engage David Hockney, le peintre britannique des piscines bleues et des nageurs qui somnolent, dans un essai en 1984 à l'occasion d'une exposition new-yorkaise. «Ses tableaux en appellent au principe de plaisir en art à une époque où il est proscrit, voire jugé futile. James Joyce dirait qu'ils peuvent être futiles et complexes à la fois. Son art découle des découvertes du cubisme et, par ce qu'il donne à voir, évoque l'Orient. Rien n'est dissimulé ou, s'il l'est, reste visible de manière sous-jacente. Ceci nous aide à voir davantage car son coup de pinceau révèle non seulement la chose dépeinte, mais la gestuelle laborieuse du peintre perclus d'arthrite. Il faut du temps pour voir et apprendre.»

Près de 120 peintures
Du temps, il en faudra pour parcourir cette exposition qui suit l'homme, tableau délié d'un atelier après tableau rouge fauve à Martigues, gravure après dessin, céramique après tissus, robes, motifs et papiers peints, comme on remonte un sentier qui devient un fleuve. Près de 120 peintures, de La Baie de Sainte-Adresse, fauve et mauve, en 1906, à la série des Cargos noirs, en 1950, qui annonce l'imminence de la mort et envahit le grand format de son nuage épais, message à la fois joyeux et funèbre (Le Cargo noir, 1952, Musée des beaux-arts, Lyon). Plus de 90 œuvres graphiques, dessins, gravures, dont Le Bestiaire, ou le Cortège d'Orphée, fait en 1911 avec Apollinaire, apogée de Dufy graveur porté par sa découverte de l'art populaire. Quelque 25 céramiques, travail stylisé de la couleur et de la glaçure, ou étranges Jardins de salon, aussi inclassables et in­congrues que des élucubrations d'artiste, rêveur tout-puissant en son atelier comme un enfant à son jeu.

Dufya00d8341cc8f653ef00e54f36a9b68833-800wi.jpg«On ne sait plus que Dufy a été admiré par ses contemporains. Gertrude Stein, la grande amie de Picasso, a publié à la Libération un texte associant étroitement Dufy et le plaisir. Plaisir du regard, plaisir de l'art, plaisir du souvenir, impensable en 1946 hormis précisément chez cette artiste qui fait du plaisir la chose la plus sérieuse du monde  », souligne Fabrice Hergott, directeur du Musée d'art moderne de la Ville de Paris, décidé à réhabiliter «ce grand artiste méconnu» cher à Apollinaire. Ce passionné tapi derrière le cérébral défend «la sophistication vertigineuse» de Dufy qui joue de la couleur comme d'une lumière ou d'une note.

Il est instructif de regarder un artiste à l'aise dans son univers, de s'étonner de sa détermination à répéter un sujet, à le conjuguer, à le diluer, pour explorer un rythme, une variation d'ordre musical.

(Extrait le Figaro.fr)

 

Autre belle Exposition avec un franc succès

PICASSO au Grand Palais : Ça démarre fort , 5 219 visiteurs, en moyenne, sont venus tous les jours de la semaine dernière au Grand Palais.

Face à la grande affluence, les horaires ont été étendus au maximum Pendant les vacances scolaires, les mardis seront ouverts au public.

Ne vous laissez pas rebuter, allez y. Le Beau se mérite .picasso80e08a2-9b5b-11dd-97fd-15611111a776.jpg

Bonnes Expositions à vous.....

 

 

Du 25 octobre au 1er novembre, le festival de musiques actuelles BBmix fête son quatrième bbmix_home.jpganniversaire dans un écrin tout neuf : celui du Carré Belle-Feuille ! Avec une programmation mixant habilement les goûts et les couleurs, se dégustant en costume-paillette ou en costume-cravate, et mettant en valeur jeunes pousses de saison et artistes renommés, l'ambiance s'annonce festive et (d)étonnante ! Chaque soirée est placée sous le signe d'une thématique, le tout formant un panorama subjectif des musiques d'aujourd'hui. Joignez-vous à la danse !

En savoir plus : http://www.boulognebillancourt.fr/cms/index.php?option=com_content&task=view&id=1402&Itemid=48

 

 

hockey.jpgSamedi 25 octobre à 18h15, L'ACBB hockey reçoit Asnières à la patinoire, 1 rue Victor-Griffuelhes.
Entrée libre

 

 

 

 

handball.jpgSamedi 25 octobre à 20h30 l'équipe de handball de Nationale 2 reçoit Conflans au gymnase Paul Souriau, 30 rue de Seine, pour les championnats de France

entrée libre

 

 

 

 

 


Samedi 11 octobre à partir de 17h, l'équipe de Tennis de table de l'ACBB  reçoit le club UP Creusot Varennes au 165 rue du Vieux-Pont-de-Sèvres, ping_pong.jpgsous la piscine.
Entrée libre

 

 

 

 

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