24.03.2009

VALERIE PECRESSE, UNE FEMME EN MOUVEMENT, CANDIDATE DE LA VIE QUOTIDIENNE

 

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Venue à Boulogne-Billancourt le 18 septembre 2009, à l'initiative de Pierre-Christophe Baguet et devant une salle enthousiaste, Valérie Pécresse déclarait : " je veux être la candidate de la vie quotidienne". Depuis la conduite de la réforme qu'elle a engagée l'a beaucoup accaparée mais ne l'a pas empéchée de gagner une primaire face à un candidat de grande qualité.(1)

Ce portrait , pour mieux la connaitre :

 

Quel que soit le résultat l'an prochain, à l'heure des véritables élections, Valérie Pécresse en sortira gagnante.«Elle a su incarner la capacité à renouveler la droite en Ile-de-France, ses méthodes et ses hommes», dit-on d'elle. Crédits photo : Le Figaro
PORTRAIT - À 41 ans, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche aspire à jouer les premiers rôles à droite.

Valérie Pécresse disait en 2002 des femmes engagées en politique : «Elles doivent être assez solides pour supporter la brutalité de ce milieu.» Solide, elle l'est assurément. Ambitieuse également. Sans doute aussi heureuse aujourd'hui d'avoir emporté sa première victoire sur la route des régionales de 2010. Celle des militants UMP qui l'ont désignée pour les représenter l'an prochain face, probablement, au socialiste Jean-Paul Huchon, actuel président du conseil régional d'Ile-de-France. Et soulagée peut-être d'avoir su concentrer la confiance des militants qui, comme l'affirme le jeune maire UMP de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, soutien de la première heure, «se sont soudés derrière la ministre de l'Enseignement supérieur qui a su résister en souplesse à la fronde des enseignants-chercheurs».

À 41 ans, l'élue des Yvelines a porté sur les fonts baptismaux la première grande réforme du gouvernement, celle instaurant l'autonomie des universités. Mais elle a été rattrapée par le décret sur les enseignants-chercheurs. Et sérieusement. Au point de bousculer cette énarque - promotion 1992 - sortie au Conseil d'État, qui affirme ne pas avoir reculé, seulement assoupli les textes.

Une féminité étudiée
Pur produit chiraquien (sans lien, assure-t-elle, avec le fait que son grand-père maternel a soigné des années durant la fille aînée des Chirac, Laurence), celle qui fut conseiller du président à partir de 1998 est nommée porte-parole de l'UMP en 2002 par Alain Juppé. Cette même année, elle devient à 34 ans députée des Yvelines, battant haut la main le général Philippe Morillon, envoyé par l'UDF. Quelques mois plus tard, l'élue disait des femmes : «On cherche toujours leur point faible. Elles sont trop jolies ou pas assez, trop féminines ou pas assez.» Mère de trois enfants, elle sera en 2005 rapporteur de la mission d'information parlementaire sur la famille.

En novembre 2004, lorsque Nicolas Sarkozy prend la tête de l'UMP, il la garde comme porte-parole. L'ex-chiraquienne épouse alors la cause sarkozyste. Et en 2007, le nouveau président de la République lui offre le portefeuille qu'elle avait espéré, en vain, à chaque remaniement ministériel du second mandat chiraquien. Elle s'installe rue Descartes, à l'Université et la Recherche.

Pécresse assume aujourd'hui une féminité étudiée de près, bourgeoise, jouant de sa blondeur soignée et de ses tailleurs accordés à sa minceur, gardant l'œil rivé sur son poignet entouré à double tour d'une montre Cape Cod étoupe. Le temps joue pour celle qui a réussi l'exploit d'être une étoile du sarkozysme sans participer à la cour de l'Élysée. Quel que soit le résultat l'an prochain, à l'heure des véritables élections, celle qui est volontiers comparée à Ségolène Royal - pour son côté «électron libre» - sortira gagnante.

Comme le souligne Valletoux : «Elle a su incarner la capacité à renouveler la droite en Ile-de-France, ses méthodes et ses hommes.» Un «défi brillamment relevé» par celle qui a été largement soutenue par Alain Juppé. Avec elle, a-t-il dit, «la Région Ile-de-France ne sera pas spectateur, elle sera acteur de son avenir».

(d'après Le Figaro.fr)

(1) Le bon sens a prévalu, l'union faisant la force, Valérie Pecresse et Roger Karoutchi feront équipe pour une reconquête de la région ...à suivre

A BOULOGNE-BILLANCOURT , une exposition qui vaut une visite : Elie Lascaux (1888-1968)....

lascaux.jpgAmi du marchand de tableaux Daniel-Henry Kahnweiler, des artistes Picasso, Juan Gris, Max Jacob… Élie Lascaux, peintre lunaire et poétique, est aussi un fin chroniqueur de son temps. Du 24 mars au 21 juin, le musée des Années 30 lui consacre une rétrospective.

Musée des Années 30.
Du mardi au dimanche de 11 h à 18 h.
Tarif : 4,50 €. Réduit : 3,50 €.

Gratuit pour les moins de 16 ans et pour tous, le premier dimanche du mois.

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