13.05.2009
LA RECONQUÊTE DU MOIS DE JUIN EST GENERALISEE
Fort des résultats très positifs de l’expérimentation menée en 2007-2008 dans quinze départements pilotes, Xavier Darcos généralise, cette année, la reconquête du mois du juin.
Afin de "rendre le temps scolaire du mois de juin" aux élèves et aux enseignants, le ministre prend deux séries de mesures qui seront mises en place dans l’ensemble des académies :
Les épreuves du baccalauréat commenceront le 18 juin 2009.
Les conseils de classes des collèges et des secondes des lycées se dérouleront à compter du 15 juin 2009 et ceux des premières générales ou technologiques commenceront le 11 juin 2009 (au lieu de fin mai, début juin auparavant).
Avec un gain effectif de deux à trois semaines de cours, selon le niveau des classes, le baccalauréat reprend sa juste place dans les établissements grâce au déroulement simultané des épreuves de l’examen, des cours et des conseils de classes.
Les professeurs peuvent ainsi achever leur programme, profiter de cette période pour aider les élèves dans la préparation de leurs examens et développer des bonnes pratiques (aide aux devoirs, révisions).
Nouvelle organisation du déroulement matériel des épreuves
La nouvelle organisation, expérimentée en 2007-2008, est étendue à l’ensemble du territoire :
La surveillance physique des épreuves est assurée majoritairement par des personnels non-enseignants afin de permettre aux professeurs d’assurer leurs cours jusqu’à la fin de l’année.
Le nombre de centres d’examen augmente, permettant ainsi à plus de candidats de composer dans leur établissement. Le stress diminue en raison de la familiarité avec les lieux d’examen ainsi que les difficultés d’accessibilité pour les élèves handicapés et celles liées aux transports.
La rémunération afférente à la correction des copies d’examen est revalorisée et portée à cinq euros par copie (pour les séries générales et technologiques).
La reconquête du mois de juin contribue également à mettre en place un nouveau calendrier de l’orientation généralisé à toutes les académies. Ce calendrier des procédures d’orientation et d’affectation des élèves est désormais mieux coordonnés avec les calendriers des examens nationaux.
Ce calendrier vise également les objectifs suivants :
assurer à chaque famille une notification d’affectation avant la fin des classes,
achever les opérations d’inscription en premier cycle de lycée dans les premiers jours de juillet.
Les familles ne pourront qu'en être satisfaites, ces mesures répondent bien à leur attente, il était temps.
Et pour les "Européennes" un sondage à connaître :

Les listes UMP obtiendraient 27 % des voix le 7 juin devant le PS (22 %) et le MoDem (13 %), selon l'enquête OpinionWay-Fiducial.
Les lignes n'ont pas bougé. Ou pas encore. À moins d'un mois du scrutin du 7 juin, les sondages confirment une avance claire des listes UMP sur les listes du PS. Cinq points d'avance, selon le dernier sondage OpinionWay-Fiducial réalisé pour Le Figaro, TF1, LCI et RTL. Un sondage Ifop pour Paris Match, publié mardi, estime de son côté l'avantage à 5,5 points. L'écart est analogue à celui mesuré en avril, chacun des partis perdant un point. Cette stabilité est-elle le reflet de l'intérêt mitigé pour ce rendez-vous européen ? Une majorité de sondés (52 % contre 47 %) se dit en effet peu ou pas du tout intéressés par la campagne.
Pour chacune des listes en présence, la stabilité mesurée ne revêt pas la même signification.
Pour l'UMP, 27 % seraient un succès. Ce serait une progression de plus de dix points par rapport à 2004 et le meilleur score pour la principale liste de droite depuis quinze ans. Cela signifierait également que l'UMP échappe au vote sanction. Un paradoxe alors que 14 % seulement (-6) veulent exprimer par leur bulletin de vote leur « soutien » à l'action de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, contre 39 % (+1) qui veulent exprimer leur « insatisfaction ».
Le PS, qui mise sur un rejet de Nicolas Sarkozy, en est pour l'instant pour ses frais. 22 %, c'est sept points de moins qu'en 2004. Ce serait aussi la première fois depuis 1994 que la liste du PS n'arriverait pas en tête. Un mauvais signal pour le premier rendez-vous électoral de Martine Aubry.
Avec 13 %, en progression d'un point par rapport à l'enquête d'avril, le MoDem confirme son statut de troisième force politique du pays. Mais il ne s'agirait que d'un point de plus que par rapport à l'UDF de 2004. Surtout, le parti centriste ne récupère pas tout le capital accumulé par François Bayrou. Mais, comme durant la campagne présidentielle, l'ancien candidat à l'Élysée a su se placer au centre du débat, en embarrassant une fois encore le PS. Un succès tactique dont il peut espérer toucher les dividendes dans les urnes.
Deux fronts «souverainistes»
Quand on compare cette enquête sur les européennes au sondage réalisé il y a deux semaines par le même institut OpinionWay, on constate que l'UMP est proche du score dont est crédité Sarkozy (27 % contre 30 %) que le PS obtient presque le même score que Royal (22 % contre 21 %), mais que le MoDem n'atteint que les deux tiers du score de Bayrou (13 % contre 20 %). En gagnant un point, le parti centriste creuse cependant son avance sur les listes écologistes de Daniel Cohn-Bendit et José Bové qui perdent un point, à 9 %.
Derrière ce trio de tête, la bataille sera rude. À gauche du PS comme à droite de l'UMP, deux fronts «souverainistes» d'égale importance : 14 % pour les trois listes de Lutte ouvrière, du NPA d'Olivier Besancenot, et de l'alliance du PC et de Jean-Luc Mélenchon ; 13 % pour les trois listes du FN, de Libertas (alliance de Philippe de Villiers et des chasseurs) et de Debout la République (Nicolas Dupont-Aignan). Plus que le PS, c'est donc l'extrême gauche qui profite de la tension du climat social (9 % contre 2,5 % en 2004). À droite, le FN perdrait trois points par rapport à 2004, mais pas au profit de l'alliance entre Villiers et les chasseurs dont les listes avaient totalisé 10 % en 2004.
Sur la Turquie, dont l'entrée dans l'Union est rejetée par deux tiers des Français, les électeurs du MoDem (hostiles à 71 %) sont plus proches de ceux de l'UMP (82 %) que de ceux du PS, partagés sur la question (46 % contre 53 %).
Rendez Vous le dimanche 7 juin
(d'après Le Figaro.fr)
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