28.06.2009
SAVOIR OU ON VA ...ET TRAVAILLER POUR VIVRE PLUS ET MIEUX
Les Français évaluent mal ce qu'ils peuvent attendre des régimes de retraite obligatoire. Certains quadras croient même qu'ils n'auront rien.
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Les Français ne reçoivent une estimation de leur future pension par leurs caisses de retraite qu'à partir de 55 ans. Ils prennent alors conscience de ce qui les attend. Ce sont les cadres, dont les salaires sont les plus élevés, qui constatent la plus forte chute de revenus. En 2050, ils ne doivent espérer garder que 43 % de leur dernier salaire, selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA). Et d'ici là ?
1er cas : un cadre supérieur de 45 ans
Un salarié de 45 ans, qui gagne aujourd'hui 130 000 euros brut (et 250 000 euros dans dix ans), et qui n'aura sa retraite à taux plein qu'à 64 ans recevra ainsi seulement 63 258 euros net par an s'il cesse de travailler à 60 ans, selon les calculs de France Retraite. Pour amortir le choc, il peut racheter 12 trimestres (le maximum autorisé) au titre de ses années d'études : sa retraite s'arrondira de 10 000 euros (73 217 euros). S'il travaille jusqu'à 64 ans, il touchera sa retraite à taux plein, soit 83 000 euros net par an. Mais à condition de ne subir aucun « accident de carrière »... et de ne pas être licencié. «S'il se retrouvait au chômage à 59ans, sa retraite ne serait plus que légèrement supérieure à 77000euros par an», analyse Pierre Péchery, directeur général de France Retraite. Reste qu'il vaut mieux être licencié à 59 ans que se mettre au vert à cet âge sans une carrière pleine ; ainsi, dans cet exemple, le salarié gagne environ 14 000 euros de plus.
2e cas : une femme cadre avec enfants
Les femmes - moins bien loties côté retraite puisque, à poste égal, elles sont moins bien rémunérées - doivent tenir compte d'un autre paramètre : leurs enfants. «Une femme qui n'aura sa retraite à taux plein qu'à 62ans, et dont le revenu actuel est de 85000euros brut (soit sans doute 125000euros dans dix ans) partira à cet âge avec environ 49500euros net annuels si elle a eu un enfant. Mais si elle en eu a trois, elle peut partir deux ans plus tôt, avec son taux plein, dès 60ans, avec 50700euros environ. Si elle travaille jusqu'à 62ans, elle engrange une surcote et part avec près de 56000euros», calcule Pierre Péchery.
3e cas : la solitude des professions libérales
Les professions libérales aussi font le grand écart. Selon Ag2r La Mondiale, un avocat de 40 ans qui gagne aujourd'hui 80 000 euros net par an et table sur un revenu net en fin de carrière de 102 600 euros n'aura sans doute à 65 ans qu'une retraite de 29 000 euros, soit 28 % de son dernier revenu net. Un médecin du même âge, dont le revenu net est aujourd'hui de 65 000 euros et qui s'attend à 83 400 euros en fin de carrière devrait pouvoir décrocher une pension légèrement supérieure à 38 000 euros (46 % de son dernier revenu net). Mais quelques exemples n'en diront jamais aussi long qu'un calcul personnalisé. Les assureurs l'ont bien compris, qui fournissent simulations et conseils personnalisés pour mieux vendre leurs produits d'épargne. Axa, par exemple, propose, sous le nom de Coaching Retraite, une estimation sur mesure à tous les Français prêts à débourser 180 euros pour savoir où ils vont. AGF en fait autant avec AGF Solutions Retraite. Mais jusqu'où faire confiance à ces calculs puisque de nouvelles réformes se profilent ? C'est peut-être ce qui décourage les Français pour préparer leurs vieux jours.
C'EST POURQUOI CERTAINS DECIDENT DE CONTINUER :

Maintenir son activité au-delà de la limite d'âge est devenu très intéressant. Cela permet d'augmenter ses revenus et aussi ses points de retraite.
Il est maintenant plus facile, pour ceux qui le souhaitent et le peuvent, de continuer à travailler après 60 ans. Satanée crise ! Le ralentissement économique inédit que subit la France repousse certains projets gouvernementaux, notamment celui d'augmenter l'emploi des seniors, l'un des plus faibles en Europe. Les plus de 55 ans sont en effet un peu plus de 38 % à travailler dans l'Hexagone, contre 44 % en Europe et même 70 % en Suède. Pis, au-delà de 60 ans, ils ne sont qu'un sur six à exercer une activité professionnelle... C'est la raison pour laquelle François Fillon et Xavier Bertrand, alors ministre du Travail, ont développé l'année dernière des mesures censées inciter les plus de 60 ans, les futurs retraités potentiels ou ayant déjà basculé, à continuer de travailler ou à reprendre une activité. La réforme a porté sur trois dispositifs existants mais dont les modalités ont été améliorées ou assouplies. Le premier ? Le « cumul emploi-retraite » qui permet à son bénéficiaire de percevoir sa pension tout en continuant à exercer une activité rémunérée. Auparavant, deux conditions limitaient la pratique du cumul emploi-retraite. Les futurs retraités devaient attendre six mois avant de recommencer à travailler après la liquidation de leurs droits. Et, surtout, leurs revenus d'activité ne pouvaient excéder le montant de leur pension, ou alors 1,6 smic. Deux freins aujourd'hui intégralement levés : il n'y plus de délai de carence ni de limite dans le cumul pension-revenus d'activité. L'année dernière, seulement 1,8 % des retraités du régime général étaient dans le dispositif. Le deuxième mécanisme est appelé « surcote ». Il permet à un salarié - comme d'habitude, ayant atteint l'âge de la retraite et disposant de toutes ses annuités - de continuer à travailler tout en cotisant encore pour sa retraite. Ce dispositif était déjà actif depuis 2003 mais le gain par année supplémentaire de cotisation était très limité et donc peu incitatif.
Depuis le début de cette année, la majoration a été portée à 5 % par an, dans la limite de cinq années. Soit un gain potentiel de pension de 25 % pour cinq années de travail supplémentaires. Au premier trimestre 2009, la surcote concerne 12,5 % des nouveaux retraités. Le dernier dispositif, intitulé « retraite progressive », permet à un candidat à la retraite de continuer à travailler à temps partiel tout en bénéficiant d'une fraction de sa pension. L'intéressé touchera 30 % de sa retraite pour une activité comprise entre 60 et 80 % d'un temps complet et 70 % de sa pension pour un travail à tiers temps. Cerise sur le gâteau, le bénéficiaire continue de cotiser pour sa retraite - et donc à accumuler de nouveaux droits - pendant la période où il travaille.
(sources lefigaro.fr)

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Commentaires
Travailler alors que l'on touche une retraite ne me semble pas une idée très louable en pleine crise économique mondiale : il y a de plus en plus de chômeurs qui cherchent en vain à retravailler et dont la vie est tout simplement menacée !
Votre souhait n'est réalisable qu'en période de plein emploi mais pas actuellement !
S'il vous plait, un peu de compassion envers vos Semblables !
D'ailleurs, vous, Retraité(e)s, vous avez déjà travaillé toute une carrière, alors laissez donc la place aux Autres.
Merci pour eux.
Ecrit par : lemarchal | 29.06.2009
Travailler alors que l'on touche une retraite ne me semble pas une idée très louable en pleine crise économique mondiale : il y a de plus en plus de chômeurs qui cherchent en vain à retravailler et dont la vie est tout simplement menacée !
Votre souhait n'est réalisable qu'en période de plein emploi mais pas actuellement !
S'il vous plait, un peu de compassion envers vos Semblables !
D'ailleurs, vous, Retraité(e)s, vous avez déjà travaillé toute une carrière, alors laissez donc la place aux Autres.
Merci pour eux.
Ecrit par : lemarchal | 29.06.2009
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