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03/04/2010

LES MATERNITES DE PLUS EN PLUS TARD.....

 

 

quatuor.jpgÀ Paris,les femmes attendent même 31 ans et demi pour mettre au monde leur premier enfant

Pour la première fois, l'âge des femmes à la maternité a passé le seuil des 30 ans. C'est ce que révèle une étude de l'Ined, qui observe que sur le total des femmes accouchées en 2009, la moyenne atteignait cet âge. Si ce dépassement est un cap historique, hormis la parenthèse de la Première Guerre mondiale qui avait vu augmenter l'âge des mères jusqu'à dépasser 30 ans entre 1916 et 1919, il est pourtant symbolique d'une tendance qui se poursuit en France depuis un siècle. Sur la période récente, alors que les femmes avaient accouché en moyenne à l'âge de 26,5 ans en 1977, elles passaient à 29,9 ans en 2008.

790 000 naissances en 2009
Selon une progression parallèle, l'âge des femmes au premier enfant ne cesse également de reculer : il est en moyenne de 28 ans, selon les derniers chiffres, contre 24 ans à la fin des années 1970. Dans certaines zones urbaines, comme à Paris, il est même de 31,5 ans, comme vient de l'enregistrer l'Insee.

 

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Ces maternités «différées» ne remettent pourtant pas en cause le taux de fécondité qui, malgré la crise économique, demeure un des plus forts d'Europe.
Avec presque 2 enfants par femme en France métropolitaine, soit 790 000 naissances en 2009, c'est même le deuxième après l'Irlande. Et si l'on regarde le profil démographique des familles, 4 femmes sur 10 ont 2 enfants (soit le modèle dominant) 2 sur 10 n'en ont qu'un et une sur 10 n'en a pas du tout. Celles qui en ont 3 sont seulement 2 sur 10, quant à dépasser les 4 enfants, elles ne sont qu'une sur 10.

Les raisons de ce mouvement tardif analysé aujourd'hui par l'Ined, sont essentiellement sociologiques. «C'est la conjugaison de plusieurs facteurs : l'allongement de la durée des études, la progression de l'emploi féminin, le souhait croissant des femmes de ne mettre des enfants au monde qu'une fois installées dans la vie, avec des diplômes, un emploi stable, un logement et une vie de couple», explique Gilles Pison, directeur de recherches à l'Ined et auteur de l'étude parue sur le sujet *.

Par ailleurs, la diffusion de la contraception aurait «contribué au retard en réduisant la fréquence des grossesses non désirées, notamment aux âges jeunes», ajoute-t-il en précisant que «la difficulté à concilier travail et famille a également joué un rôle».

Une autre raison vient encore accentuer ce phénomène : la facilité des couples aujourd'hui à reconstruire un foyer après l'échec du premier ou même du deuxième. Il est en effet fréquent que les familles recomposées (qui seraient quelque 2 millions aujourd'hui) donnent naissance à de nouvelles fratries, à un âge nécessairement repoussé. Selon l'Insee, 400 000 enfants sont nés après la recomposition familiale et 90 % des femmes de famille recomposée ont plus de 30 ans.

C'est le cas d'Emmanuelle qui a donné naissance à Thibault à 39 ans, après deux enfants d'un premier lit ajoutés aux deux premiers de son compagnon. «Comme beaucoup de couples, mon nouveau conjoint et moi voulions consacrer notre nouveau départ dans la vie par l'arrivée d'un bébé et consolider notre famille éclatée autour de lui», explique cette directrice commerciale.

Bien qu'interpellant, le recul de l'âge à la maternité n'est pas une spécificité de la France qui, selon les études, se situe dans la moyenne européenne. Elle est même battue par les Pays-Bas, l'Irlande, l'Italie ou encore le Luxembourg qui affichent une fécondité à 31,1 ans en moyenne.

Dans les projections des experts, ces retards pourraient même s'accentuer encore dans les années à venir. «Il est très probable que la France atteigne bientôt 31 ans, voire plus, confirme Gilles Pison. Mais ceci dans la limite du calendrier biologique, et cela malgré les nouvelles possibilités de la procréation médicalement assistée (PMA).»

Les sociologues, démographes et autres statisticiens s'accordent ainsi à dire que nous ne pourrions pas dépasser, ou très légèrement, les 4 % de naissances actuelles qui surviennent après 40 ans. «Sauf à imaginer faire sauter le verrou de la ménopause pour toutes les femmes, une perspective envisagée dès 1987 par Jean Bourgeois-Pichat mais qui, pour l'instant, relève encore de la démographie-fiction», conclut l'étude de l'Ined.

Bousquet627.jpgRevu et modernisé. C'est ce que la députée PS des Côtes d'Armor, Danielle Bousquet, ambitionne pour le congé maternité à travers sa proposition de loi. Premier objectif de ce texte : porter l'actuel congé de 16 à 20 semaines. Utopiste pour certains, fantaisiste pour d'autres, cet allongement traduirait la volonté de certains députés européens qui en recommandent 18. «Moi j'en suggère 20 car c'est ce qui reflète le mieux la réalité des besoins», explique Danielle Bousquet en observant l'accroissement des recours au «congé pathologique pour allonger la durée officielle.

La députée propose aussi de transformer le congé paternité de 11 jours en un «congé d'accueil de l'enfant» de 14 jours. La disparition de la connotation sexuée de l'expression ouvrirait ainsi les droits aux conjoints homosexuels. «L'idée est de permettre à la personne qui vit avec la mère d'assurer le continuum nécessaire à l'éducation de l'enfant», estompe la députée.

Par ailleurs, le texte prévoit la création d'un congé parental d'éducation de 18 mois «mieux rémunéré que celui existant» et dont le temps pourrait se partager entre les conjoints, toujours dans l'idée de les impliquer tous les deux et de mieux articuler vie familiale et vie professionnelle. «Notre politique familiale n'est pas mauvaise, concède Danielle Bousquet, pour autant, il faut moderniser notre manière d'aborder la parentalité afin de la faire coïncider aux demandes des jeunes couples.»
(d'après lefigaro.fr)

Bonnes fêtes de Pâques avec ou sans chocolat ( meilleures avec, Jean-Paul Hévin ,mon préféré !)

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Dans l'Actualité

L'abandon de la taxe carbone par le gouvernement, en attendant une éventuelle décision européenne, satisfait 61% des Français, selon un sondage BVA-Absoluce .


24% des Français se déclarent « très satisfaits » que « Nicolas Sarkozy et le gouvernement aient décidé de ne pas mettre en place la taxe carbone pour le moment ». 37% sont « plutôt satisfaits ». 11% sont « très mécontents » et 22% « plutôt mécontents », soit au total 33% de mécontents. 6% ne se prononcent pas. Les sympathisants de droite sont plus nombreux à être satisfaits de l'abandon de la taxe (72%) que ceux de gauche (54%). Les catégories supérieures (CSP+) sont satisfaits pour 54% d'entre eux, tandis que les catégories employés et ouvriers sont 70%à exprimer leur satisfaction.

( Le sondage a été réalisé les 26 et 27 mars auprès d'un échantillon «représentatif» de 1 006 personnes.)

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