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07/06/2010

L'EURO 2016 VA BOOSTER LE BTP

 

L'organisation de l'Euro 2016, attribuée  à la France, ouvre la voie à un vaste chantier évalué à 1,7 milliard d'euros pour la construction et la rénovation d'une dizaine de stades.

Et , à notre "porte" le Parc des Princes sera concerné.....avec un toît de verre , pourquoi pas ?

 

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L'UEFA a donc désigné la France pour accueillir l'Euro 2016 de football. Douze stades devront dès lors se mettre à niveau pour accueillir les matches. Sept seront rénovés et quatre construits à Lille, Lyon, Bordeaux et Nice. Pour le Stade de France les travaux de rénovation ont déjà débuté depuis plusieurs années et continueront jusqu'en 2016.

Le choix de la France pour organiser la compétition viendra donner un coup de pouce à un secteur du BTP où les perspectives d'activité restent toujours incertaines. "Je pense que le secteur en avait bien besoin car en dehors de la mobilisation de tout un peuple derrière son équipe, il y a actuellement quelques sujets de préoccupation liés à la conjoncture budgétaire et financière un peu morose, c'est donc une très bonne chose", a déclaré par téléphone à Reuters Jean-François Roverato, PDG du groupe Eiffage.
Les trois géants français du secteur, Vinci, Bouygues et Eiffage sont déjà à pied d'oeuvre sur plusieurs sites: Eiffage a été choisi pour construire le nouveau stade de Lille, un investissement de 320 millions d'euros ; tandis que Vinci et Bouygues sont présélectionnés pour les travaux de couverture et d'agrandissement du stade Vélodrome à Marseille, projet estimé à 200 millions d'euros.

Si le coût total de construction de la candidature française a été estimé à 1,7 milliard d'euros par la Fédération française de football, la question du financement n'est pas tout à fait réglée. Mais on s'achemine vers une grosse participation de fonds privés.
Les chantiers doivent certes bénéficier de 150 millions d'euros d'aides publiques, une enveloppe que le gouvernement avait promise quel que soit le choix  de l'UEFA. En défendant le dossier français, le directeur de la communication de la FFF et du comité de pilotage de la candidature, Jean-Pierre Golven, avait souligné que 60% des investissements proviendraient de fonds privés, une garantie en cette période de crise où les États rechignent à la dépense.
La Commission "Grands Stades Euro 2016", créée en 2008, avait prôné, sous l'égide de Philippe Séguin, la modernisation des enceintes françaises, la création de grands stades polyvalents et une évolution de leurs modes de financement. Les douze chantiers de l'Euro 2016 vont consacrer la montée en puissance du financement purement privé (600 millions d'euros selon la FFF) et du Partenariat public privé (PPP), où le constructeur assure également l'exploitation et la maintenance du site moyennant une redevance.
La FFF a estimé à 850 millions d'euros les financements mixtes qui iront à une partie des chantiers.

La France possède actuellement cinq enceintes d'au moins 40.000 places, dont le Stade de France et le Parc des Princes aux portes de Paris, alors que l'Allemagne en abrite plus de 15, l'Italie 12 et l'Angleterre 9. Selon la FFF, dans l'Hexagone les stades de Ligue 1 ont une moyenne d'âge de 66 ans.

 

Retour historique sur "Le Parc" :

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Construit entre 1968 et 1972, en même temps que le boulevard périphérique parisien, juste au-dessus des voies, le parc des Princes semble organiquement attaché à cette infrastructure.


Aux yeux des usagers du périphérique parisien, la grosse coquille de béton fait juste partie du paysage. Le parc des Princes surgit à la sortie d'un tunnel et disparaît à nouveau alors que l'on plonge dans ses entrailles. Pourtant, ce stade inauguré en 1972 est unique à plus d'un titre. Par son emplacement : construit à la place d'un ancien équipement sportif, il est planté en plein XVIe arrondissement. Même contraste entre sa structure de béton brut, moderne dans sa forme, et les matériaux qui font la couleur de la porte d'Auteuil, la brique et la pierre de taille. Son échelle, enfin, aurait pu déséquilibrer tout son environnement. Mais non ! Car le parc des Princes n'a justement jamais rien eu à voir avec cet environnement. Construit entre 1968 et 1972, en même temps que le boulevard périphérique, juste au-dessus des voies, il semble organiquement attaché à cette infrastructure. La courbe même du "Chaudron", comme le surnomme son architecte, renvoie comme un miroir au ceinturage de Paris. "Le tracé du périphérique passait au milieu de l'ancien parc des Princes qui datait de 1897, explique Roger Taillibert, le concepteur du projet. Je venais de finir les équipements sportifs de Font-Romeu ; ce défi urbain m'a tout de suite plu."


Sur quatre petits hectares, le programme prévoit un équipement de 50.000 places assises et couvertes. Cette étroitesse du terrain ainsi que les contraintes techniques liées à son emplacement en pleine ville ont dicté à l'architecte une forme refermée sur elle-même qui satisfait par ailleurs sa conception du spectacle sportif. Pour gagner de la place, il imagine une structure sans étais qui soutiendra les 17.000 m2 de couverture. Ce système rend inutiles les poteaux porteurs et assure une visibilité parfaite aux caméras comme aux spectateurs, où qu'ils se trouvent. L'ossature est constituée de 50 portiques de 25 tonnes chacun, en porte-à-faux, reliés entre eux par un bandeau horizontal à 28 mètres de hauteur. Les éléments qui les composent (1.800 voussoirs, piliers et consoles) sont préfabriqués puis assemblés au fur et à mesure de l'avancement des travaux : d'abord collés à la résine, puis solidifiés définitivement par précontrainte.
Pour la première fois, l'invention de Freyssinet passe du génie civil à l'architecture. "Je me souviens que nous avons rencontré les pires difficultés pour réaliser en grandeur nature cette maquette que tout le monde trouvait fantastique et simplissime, raconte Roger Taillibert. Les assurances ne garantissaient pas le porte-à-faux au-delà de 20 mètres, alors que nos portiques en mesuraient 48. Il a fallu mener le combat jusqu'au Conseil de Paris pour l'emporter. Mais je ne voulais pas de poteaux ni de grands candélabres, et il fallait abriter toutes les places et éclairer la pelouse." D'autres contraintes techniques ont guidé sa création architecturale : la double ondulation qui imprime un si joli mouvement à la toiture sert d'abord à évacuer les eaux pluviales via les portiques qui sont tous creux. Le choix des escaliers plutôt que des escaliers mécaniques tient au manque de place. L'ellipse du stade sert avant tout les angles de prise de vue des caméras de télévision. Enfin, les emplacements des portiques plantés tous les 12 mètres sont dictés par les contraintes des caissons vides installés entre le périphérique et le stade.

Jusqu'en 1998, le parc a vieilli tranquillement, sans heurt ni intervention extérieure. Très vite, il ouvre ses portes à d'autres événements que les matchs, et accueille, dans les vestiaires, des mannequins (défilé Yves Saint Laurent en 1980) ou des chanteurs (Michael Jackson en 1988, et, à nouveau en 1997) et dans les coursives, des brocantes... Pour préparer le grand événement de la Coupe du monde 1998, la société d'exploitation du Parc, la Sese (filiale de Canal+ à 100 %), a rajeuni l'éclairage, remplacé tous les sièges, rénové les salles de presse et installé des écrans géants. Le projet de rénovation, dessiné par Taillibert au début des années 2000 et réalisé depuis, a changé un peu plus radicalement l'architecture de l'ensemble. A l'intérieur, les coursives sont vitrées, et de nouveaux salons aménagés. A l'extérieur, adieu le béton, une sorte de soucoupe volante transparente vient s'installer à l'entrée du stade, ajoutant comme un auvent ou une visière. Abritant à la fois le siège social du club de foot résident, le PSG, une boutique de produits dérivés et des restaurants, cet espace, physiquement détaché du stade pour des raisons de sécurité, y est relié par plusieurs passerelles. "Nous avons donné une entrée au stade qui n'en avait pas. Elle est en verre et ne vient donc pas perturber la vision du stade", justifie Roger Taillibert. A l'inverse de son désormais concurrent installé à Saint-Denis, le parc des Princes demeure pour l'instant un "petit stade" urbain.

 

Restons optimistes pour 2016.......rien à dire pour 2010 , a suivre tout de même ,à partir de vendredi !!!!!!!!


 

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