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12/06/2010

31 MAI IL Y AVAIT LA JOURNEE SANS TABAC...UNE OCCASION D'EN PARLER

 

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À l'occasion de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai, il est heureux de constater que l'impact des actions menées ces dernières années produit des effets positifs. La mortalité par cancer du poumon a été divisée par deux en 10 ans chez les hommes de 40 ans. L'objectif du dernier plan cancer 2009-2013, présenté par le président de la République en novembre 2009 est de baisser de 30 % à 20 % la prévalence tabagique. Pour y parvenir, la politique de prévention constitue une pièce maîtresse du dispositif.


Cigarette_dans_cendrier_JupiterImages.jpgLe tabac : premier facteur de risque de cancer. La mortalité par cancers dus au tabagisme en France pour l'année 2006 est d'environ 37 000 cas. Avec en moyenne 28 000 décès par an entre 2003 et 2007, le cancer bronchique constitue la première cause de mortalité par cancer chez l'homme et la deuxième chez la femme après le cancer du sein. L’objectif du plan cancer 2009-2013 est de faire baisser de 30 à 20 % la prévalence tabagique en privilégiant la prévention. Entretien avec Martine Lequellec-Nathan, directrice adjointe de l'INCa en charge de la Santé publique.





Logo_interdit_de_fumer-John_MacDougall_AFP.jpgTabagisme passif : une vraie prise de conscience pour fumeurs et non-fumeurs. Les dangers liés au tabagisme passif sont largement reconnus. Même moins élevés que pour un fumeur actif, les risques sont réels. La fumée de tabac contient de nombreuses substances toxiques qui ont des effets nocifs pour les personnes qui l'inhalent. Les conséquences en termes de santé publique ont conduit les pouvoirs publics à prendre des mesures réglementaires afin d'interdire l'usage du tabac dans les lieux publics. Les témoignages d'un fumeur et d'une non-fumeuse.




BananaStock_upiterImages2.jpgQuelles aides sont disponibles pour arrêter de fumer ? Chaque année en France, 750 000 personnes arrêtent de fumer durant au moins un an. Un des axes d'action du plan cancer 2009-2013 vise à renforcer la politique d’aide au sevrage tabagique en informant davantage sur les dispositifs nationaux mis en place.

 

 

Voilà une occasion de "reprendre"une interview de Martine Lequellec-Nathan, directrice adjointe de l'INCa (dont le siège est à Boulogne-Billancourt)en charge de la Santé publique, le dispositif de prévention fait partie des éléments importants de l’arsenal de lutte contre les facteurs de risque.

L'INCa a été créé par la loi de santé publique du 9 août 2004, dans le cadre du plan cancer 2003-2007. Le programme de travail de l’INCa s’inscrit dans l’action du plan cancer 2009-2013. L’INCa participe au comité de pilotage chargé de la mise en œuvre et de suivi du plan.




Le plan cancer 2009-2013 met l’accent sur la prévention.


martin_Lequellec-nathan_0.jpgC’est vrai, il est avéré que les mesures de prévention sont très efficaces pour faire baisser la prévalence tabagique
. On constate que les mesures mises en place pour prévenir l’entrée dans le tabagisme donnent plus de résultats que les mesures dissuasives directement destinées aux fumeurs. L’interdiction de la publicité ou de l’association du tabac avec des activités sportives ou ludiques est très importante pour briser l’attractivité du tabac. Le prix du tabac constitue aussi une incitation majeure à arrêter. Toutefois, l'augmentation annoncée de 6 % ne représente que le premier échelon d'une politique d'augmentation du prix. La lutte contre le tabagisme passif avec l’interdiction de fumer dans les lieux collectifs est une mesure salutaire, car le tabagisme passif est un vrai problème de santé publique. Savez-vous que cette mesure a même incité des fumeurs à cesser de fumer !

Le cancer ne frappe pas que les fumeurs ?


Pas uniquement les fumeurs de cigarettes ou de cigares, mais tous les consommateurs de tabac. Il existe un usage du "tabac sans fumée" avec le tabac à chiquer ou à priser. Ces pratiques n’en sont pas moins nocives. Concernant la chicha, l’INCa a publié une étude montrant la survenue de problème de santé et particulièrement le cancer du poumon et de l’oesophage. Le cancer du poumon est effectivement l’indicateur le plus caractéristique de la relation entre le tabac et le cancer. Il favorise fortement le cancer du poumon mais aussi des voies aérodigestives. La mortalité par cancers dus au tabagisme en France pour l'année 2006 est d'environ 37 000. Avec en moyenne 28 000 décès par an entre 2003 et 2007, le cancer bronchique constitue la première cause de mortalité par cancer chez l'homme et la deuxième chez la femme après le cancer du sein. 83 % des cancers des poumons chez les hommes et 69 % chez les femmes sont attribuables au tabac. Un mot sur les femmes ! Les chiffres montrent une augmentation préoccupante de cancers chez les femmes de 35 à 44 ans ces dernières 15 années. Celles-ci sont en effet entrées plus tard que les hommes dans le tabagisme et les données de mortalité entre 35 et 44 ans sont le résultat des expositions des 20 à 25 dernières années.

Parlez-nous de la démarche "Recherches-actions" coordonnée par L’INCa.


Il s'agit de développer des stratégies de proximité les plus adéquates pour aider les fumeurs à arrêter. Nous y accordons une grande importance. L’idée est simple, il s’agit de mettre en place des mécanismes qui permettent le transfert des résultats de la recherche sur le terrain. Il faut savoir que plus de 50 % du budget de l’INCa sert à financer la recherche. Il est donc normal que le fruit de la recherche puisse trouver une application sur le terrain au bénéfice des personnes. La démarche "Recherches-actions" met en relation des équipes académiques (chercheurs en sciences, médecine, sciences sociales, etc.) et des acteurs de terrain (associations, comités d’éducation à la santé, etc.). Elle met en synergie leurs savoirs afin d'expérimenter des solutions de terrain qui marchent ! Il s’agit de multiplier ces actions concrètes, d’évaluer leur efficacité et surtout leur capacité à être reproductibles afin d’en assurer leur diffusion. Nous avons ouvert des appels à projets, mais des expérimentations existent déjà. A Nancy, par exemple, une expérimentation est menée avec des jeunes de 15 à 18 ans en apprentissage CAP. Un cadre leur est proposé dans le cadre d’une aide au sevrage et à l'arrêt, avec l’appui d’une équipe de spécialistes. Ce sont des démarches de proximité qui tablent à la fois sur les efforts de la recherche et le pragmatisme de terrain.

Bonne chance à vous qui voulez stopper ce "cancer", il faut "tenter",une, deux ,trois fois, il faut y arriver (ai arrêté en 1985)

Et pour ce week end à Boulogne, le programme en fin de note suivante.......

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