20.09.2010
DEPENSES DE SOINS : 2724 euros PAR FRANÇAIS, SURPRIS ?

La part payée directement par les ménages reste assez stable. Celle réglée par les complémentaires de santé poursuit sa lente progression.
Consultations chez le médecin, soins chez le dentiste ou le kinésithérapeute, visites d'une infirmière, analyses biologiques, cures thermales, achat de médicaments, de pansements, de lunettes, d'appareils auditifs ou de prothèses dentaires, transport en ambulance, frais d'hospitalisation… La «consommation de soins et biens médicaux» a atteint en moyenne, l'an dernier, 2724 euros par habitant, vient de calculer la commission des comptes de la santé.
Sur ce total, les patients ont payé 9,4% «de leur poche», contre 9,5% en 2008. Cette année-là avait été marquée par une hausse sensible du «reste à charge» des ménages, avec la mise en place des franchises de 50 centimes sur les boîtes de médicaments, les actes des kinés et des infirmières. En prenant davantage de recul, cette portion est stable depuis une quinzaine d'années (9,6% en 1995).
En moins bonne santé que la moyenne, et avec une consommation de soins - notamment hospitaliers - supérieure, les ménages les plus modestes sont ceux pour qui ce reste à charge est le moins élevé en valeur absolue, grâce à la CMU ou à la CMU complémentaire. En revanche, leur «taux d'effort» (part de leurs revenus dépensée pour les soins) est la plus élevée. À l'inverse, les ménages aisés ont un reste à charge élevé en valeur absolue, notamment parce qu'ils s'adressent davantage aux praticiens pratiquant des dépassements d'honoraires. Mais leur «taux d'effort» est le plus faible, compte tenu de leurs revenus.
La part de la consommation médicale prise en charge par la Sécu est stable en 2009 et s'érode sur le moyen terme, mais sans doute moins que l'imaginent les assurés. Car, si les baisses de remboursement pour les situations courantes (médicaments, consultation…) sont une réalité, tout comme la hausse des dépassements d'honoraires, la croissance des affections de longue durée (ALD, remboursées à 100%) se poursuit. Au final, le taux de remboursement baisse lentement et reste élevé par rapport à nos voisins (75,5%, contre 77,1% en 1995), mais cette moyenne cache des situations très diverses.
La part des complémentaires, elle, poursuit sa progression symétrique: mutuelles, assureurs privés et institutions de prévoyance couvrent 13,8% de la consommation médicale en 2009, contre 12,2% en 1995.
Globalement, la consommation de soins et biens médicaux a représenté 175,7 milliards d'euros l'an dernier. Une hausse de 2,8% en valeur, certes inférieure à celle des années précédentes, mais une hausse tout de même. Ce qui fait dire à la commission que les dépenses médicales ont joué un rôle d'amortisseur de la crise. Si l'on ajoute à ces sommes les soins aux pensionnaires des maisons de retraite, les indemnités journalières pour arrêt maladie, la prévention, le coût de la recherche, de la formation du personnel et de la gestion du système de santé, la «dépense courante de santé» atteint 223,1 milliards, soit 11,7% du PIB.
Ce sujet reste plus que jamais d'actualité et donc à suivre
Et une bonne nouvelle qui nous rejouira tous :
Cette semaine, les opérateurs devraient être incités par Hervé Novelli à prendre de nouveaux engagements.
Alors qu'aux États-Unis le président Obama a nommé une «superconseillère» chargée de la défense des consommateurs face aux banques, en France, le gouvernement veut, lui, demander de nouveaux efforts aux opérateurs de télécoms en faveur des consommateurs. Après les engagements déjà pris à la suite du vote de la loi Chatel, les opérateurs devraient être convoqués dans les prochains jours par Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation.
Le secrétaire d'État devrait leur demander de prendre cinq nouveaux engagements en faveur du consommateur. Premièrement, il devrait être plus facile de résilier son contrat, les motifs de résiliation étant élargis (Un cas parmis tant d'autres: un étudiant qui part en Erasmus à l'étranger demande sa résiliation avec un certificat de son école de commerce, un certificat de son université à l'étranger, on lui demande encore plus, il fournit son attestaion de loyer et attend une décision par l'intermédiaire de l'AFOC qui est intervenue; Une intervention par l'Arcep n'a servi à rien. Orange refuse sans justifier, un comble !Quand Stéphane Richard (photo, plutôt sympa mais ......) va t'il
secouer le cocotier administratif à moins qu'il ne veule se mouler dedans ? la confiance est perdue depuis longtemps à France télécom ,et adopter enfin une transparence qui la rétabliera est encore une utopie)
Deuxièmement, le secrétaire d'État souhaiterait faire jouer davantage la concurrence et fluidifier le marché en demandant aux opérateurs des forfaits mobiles sans engagement (enfin !). Troisièmement, les opérateurs devraient s'engager à mieux informer les clients, en particulier sur la notion galvaudée d'«illimité». La semaine dernière UFC-Que choisir a assigné Orange et SFR au civil pour publicité trompeuse sur l'illimité. Le but est d'introduire davantage de transparence dans les offres et les contrats afin que le client soit toujours bien au fait de ce qu'il achète, de ce qui est vraiment compris dans son forfait ou à payer en plus. Quatrièmement, les opérateurs pourraient s'engager à déverrouiller gratuitement les mobiles au bout de trois à six mois. Enfin, ils s'engageraient à dresser un bilan annuel sur les pratiques commerciales du secteur.
Le secrétaire d'État à la consommation est ainsi en ligne avec le régulateur des télécoms (Arcep), qui avait lui aussi jugé nécessaire de mieux protéger les consommateurs la semaine dernière. (Bis repetita :Oui mais quand on le saisit en justifiant, son intervention fait FLOP ! refus d'Orange maintenu mais pas justifié !!)Jugeant que «les relations entre opérateurs et consommateurs ne sont pas bonnes », Jean-Ludovic Silicani, président de l'Arcep, avait promis des mesures à l'automne en faveur du consommateur. «Il faut que les clients puissent changer plus facilement d'opérateur», mais aussi que les «offres soient plus compréhensibles», avait-t-il indiqué, envisageant également une remise en ordre «dans l'utilisation des numéros surtaxés notamment dans les services publics (oui la aussi on se demande pourquoi ? ), parfois à la limite de la légalité». D'autant que désormais nombreux sont les abonnés à avoir des forfaits : téléphone,internet et éventuellement tv à des prix qui ne sont plus des cadeaux MAIS dès que vous appelez ces numéros, c'est "hors forfait" et là le compteur s 'emballe , qui n'a pas eu cette "surprise" ?
La route vers la confiance sera longue, vraiment.
Des actes messieurs , c'est le consomateur qui vous paye , golden parachûte compris pour Le futur ex Président d'Orange presque remplacé mais toujourts là, c'est peut-être lui qui bloque ?(l'étudiant cité en exemple dirait LOL, oui mais jaune)
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