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17/10/2010

CHRETIENS EN RISQUE , EN TERRE D'ISLAM.......

 

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Entre résistance et dialogue, la question du radicalisme musulman est posée à Rome. 

Quelques sujets de réflexion en ce dimanche......

 

Pas même un Notre Père commun, sinon en latin! Un comble pour les neuf Églises catholiques, latines et orientales, dont l'avenir est en débat dans le cadre du synode sur le Proche-Orient en cours au Vatican. Rédiger, en l'an 2010, une traduction, commune et en arabe, de la prière du Notre Père en sera sans doute l'une des propositions phares, mais il y en aura beaucoup d'autres qui sortiront, samedi prochain, de cette réunion sans précédent voulue par Benoît XVI pour sauver les chrétiens de Terre sainte.

Ce matin là s'achève d'ailleurs une première phase où les «pères synodaux» -ils sont 250 avec les experts- auront quasiment tous pris la parole (cinq minutes et pas une seconde de plus, le micro est coupé! si ça pouvait être vrai ailleurs...) pour faire part de leurs préoccupations. À partir de lundi, ils entreront en «cercles linguistiques» pour aboutir, avant la clôture, dimanche 24 octobre, à un «message» final et surtout à des «propositions» concrètes, votées en assemblée et remises au Pape.

Benoît XVI assiste à la première séance du matin, jusqu'à 11 heures. Puis, avec beaucoup d'assiduité, à la dernière séance de l'après-midi, à 18 heures, celle des «interventions libres». C'est d'ailleurs lui qui l'a imposée dans le règlement des synodes, pour favoriser le débat et pour que chacun puisse s'exprimer librement, avec un engagement de confidentialité. Les propos sont versés dans les «Actes du synode», mais jamais le nom des orateurs ne sera mentionné.

Et c'est peut-être là que se joue le «vrai» synode, car la vivacité des réactions lors de ces séances donne la température de l'assemblée. Ses enthousiasmes et ses peurs aussi… C'est en effet une forme de «peur» qui se confirme comme première tendance, à la mi-parcours de cette assemblée, même si certains préfèrent parler de «prudence». La peur de s'exprimer sur la confrontation avec l'islam radical et politique. Même dans l'enceinte du Vatican, ce qui en dit long… Certes, les représentants des Églises du Maghreb insistent sur le maintien du dialogue avec l'islam, ceux de pays accablés comme l'Irak redoublent de précautions, mais ceux des pays où les chrétiens ne sont pas persécutés pressent pour s'opposer plus nettement -au côté de l'islam modéré- aux extrémistes musulmans. Pour l'ancien numéro deux de Jean-Paul II, le cardinal Angelo Sodano, «il est urgent d'œuvrer pour que les courants agressifs de l'islam prennent fin».

 

Autre tendance nette, la nécessité de mettre un terme au «confessionnalisme». En clair, à la division profonde des catholiques. Pas moins de neuf Églises catholiques, latines et orientales coexistent en Terre sainte et… au synode romain. Sept «Patriarches» y sont présents. «Il faut reconnaître que le Pape est le seul à pouvoir tous nous réunir ainsi», reconnaît un membre du synode. Mais sans cette unité, pensent beaucoup, «comment être crédible» face à l'islam? Sans oublier les huit Églises orthodoxes de Terre sainte!

Deux curiosités sont aussi apparues. La première est politique. Le conflit israélo-palestinien n'est pas le sujet qui revient le plus. Il est «tellement connu comme une des clés des problèmes actuels, explique un expert, qu'il n'est pas nécessaire d'insister.» Sans rien éluder pour autant. Le rapporteur général du synode, Mgr Antonios Naguib, patriarche copte d'Alexandrie, a affirmé, en début de session que «dans les Territoires palestiniens, la vie est très difficile et parfois insoutenable». Quant au rabbin David Rosen, invité, mercredi, à s'exprimer devant le synode, il a reconnu «la responsabilité» des Israéliens envers leurs «voisins qui souffrent».

La seconde curiosité touche la réalité chiffrée des chrétiens de Terre sainte. Leur nombre a été divisé par trois en un siècle. Ils représentent aujourd'hui 20 millions de personnes (dont 5,7 millions de catholiques) sur un bassin de 356 millions d'habitants. Soit 5,6% de la population (1,6% de catholiques). Ce qui est moins connu est qu'environ 40 % de ces catholiques sont des travailleurs immigrés, philippins ou indiens en majorité, employés dans les pays du Golfe… Ils ont aussi leurs problèmes spécifiques.

Il reste une semaine pour démêler l'écheveau de ce Moyen-Orient réellement compliqué. Pour l'Église, l'enjeu est clair. Remarquablement exprimé par l'un des deux intervenants musulmans, il a été ainsi défini par Grégoire III Laham, patriarche d'Antioche des Grecs melkites: «Si l'Orient était vidé de ses chrétiens (…) toute occasion serait propice pour un nouveau choc des cultures, des civilisations et même des religions, un choc destructeur entre l'Orient arabe musulman et l'Occident chrétien.»

(d'après Le Figaro.fr)

BON DIMANCHE A TOUS.......

 

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