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19/12/2010

MAISONS DE RETRAITES PRIVEES EN HAUSSE, LES TARIFS AUSSI

 

 

La Fédération hospitalière de France s'inquiète, dans une note interne rendue publique par le Journal du Dimanche, du renchérissement des séjours qu'une telle évolution implique pour les patients et leur famille. En moyenne, la journée est 40% plus chère dans le privé.

 

maison-de-retraite.jpgLa Fédération hospitalière de France (FHF) tire la sonnette d'alarme. Dans une note interne rendue publique par le Journal du Dimanche ce samedi, la FHF met en garde contre la privatisation du secteur des maisons de retraite en France. «Depuis 2002, le public a perdu 5% des parts de marché au profit des établissements privés commerciaux. Entre 2003 et 2007, 61% des places pour personnes dépendantes ont été créées par des promoteurs privés», déplore-t-elle.

Une évolution qui entraîne, selon la fédération, un renchérissement des séjours pour les personnes dépendantes ou leur famille. Car la journée dans un établissement privé y est en moyenne 40% plus chère que dans le public. «Ces créations de places posent le problème de l'accessibilité financière pour les personnes âgées», souligne la fédération. Un écueil de taille, à l'heure où la question du financement de la dépendance, déclarée priorité gouvernementale, s'invite dans le débat public. Le défi posé par le vieillissement de la population n'est pas de petite ampleur à l'échelle individuelle : selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), un placement en maison de retraite coûte en moyenne 2200 euros par mois à la personne âgée prise en charge… quand le niveau moyen des pensions de retraités ne s'élève qu'à 1200 euros mensuels.

La FHF, de son côté, se plaint aussi de voir certains établissements publics perdre des moyens nécessaires à leur fonctionnement, au nom d'une «convergence tarifaire» souhaitée par le gouvernement. Car si l'objectif initial de cette convergence est de rééquilibrer les ressources financières entre les établissements les plus riches et les plus pauvres, la FHF souligne que même les centres les mieux dotés ne disposent plus aujourd'hui de moyens suffisants pour faire face à des patients de plus en plus dépendants. «La convergence, si elle se poursuit, aboutirait à la suppression de 5000 postes dans les Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et de 7000 dans les unités de soins de longue durée», souligne la FHF dans le rapport publié par le JDD.

 

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