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08/01/2011

ZOOM SUR L'OPERA GARNIER, TEMPLE MUSICAL DU SECOND EMPIRE


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L'Opéra Garnier - du nom de son architecte - est inauguré le 5 janvier 1875 par le maréchal Mac-Mahon. L'achèvement des travaux de ce bâtiment à l'architecture luxuriante, somptueusement aménagé, représente tout un symbole pour les Parisiens à peine sortis d'un long siège.

 

Lancé en 1862, le chantier de l'Opéra Garnier est d'abord ralenti par d'importants travaux de terrassement qui comprennent la création d'un lac souterrain destiné à compenser la pression de la nappe phréatique et à stabiliser le sol. Le thème fut repris, dans les années 20, dans le récit du « Fantôme de l'opéra » de Gaston Leroux porté à l'écran puis à la scène et encore joué à Broadway aujourd'hui. Ils sont surtout stoppés par la guerre de 70 et la Commune.
L'emplacement de ce monument à l'art lyrique est choisi en 1858, au bout d'une perspective tracée par le baron Haussmann quatre ans plus tôt. L'avenue de l'Opéra, dont le creusement n'est pas encore entamé, doit relier l'un des cœurs de Paris, planté de banques et de boutiques de luxe, au Louvre. Face au palais, dans la logique des tranchées haussmanniennes délimitées par des monuments visibles et symboliques du pouvoir ou d'une fonction publique, se dressera l'opéra dont la place carrée est délimitée par la construction de nouveaux immeubles. Le projet date de 1820 et fait suite à une longue série de déménagements du Théâtre lyrique qui abrite aussi l'académie de musique. En 1873, l'incendie de la salle de la rue Le Peletier qui en faisait office achève de rendre indispensable cette nouvelle construction.

Plus de 170 réponses d'architectes au concours

Le concours est lancé vers 1860, pour une construction de 10 000 m2 s'étirant sur 150 m entre le boulevard des Capucines et la rue de la Chaussée-d'Antin. Plus de 170 réponses d'architectes reconnus comme Charles Rohault de Fleury, controversés comme Eugène Viollet-le-Duc ou anonymes comme Charles Garnier vont occuper le jury pendant plus d'un an. Deux tours seront nécessaires à Hippolyte Lebas, à Jacques-Ignace Hittorf et aux autres éminents membres de l'Académie des beaux-arts pour faire émerger un gagnant.
Charles Garnier est finalement désigné, à l'unanimité des membres du jury. A 35 ans, il est architecte à la ville de Paris, prix de Rome depuis 1848 et pas tout à fait inconnu puisqu'il a été élève de Viollet-le-Duc et dirige le percement du boulevard de Sébastopol. Son projet a séduit le jury par « sa profonde unité ». De fait, la structure du bâtiment est simple, et ses volumes décroissants derrière la façade principale, place de l'Opéra, reflètent très exactement le fonctionnement intérieur de l'ensemble. Tout le faste est concentré à l'entrée : en haut des marches, une aile accueille l'empereur et sa suite ; l'autre, les abonnés.

Les techniques les plus avancées de l'époque

Le parcours commence dans les vestibules bas où les spectateurs déposent leurs effets avant de s'engager dans le grand escalier de marbre multicolore. C'est là, bien avant la salle, que le spectacle commence. Les marches, les salons attenants, le foyer et leurs décors de marbres, d'onyx, de bronze et de dorures sont là pour mettre en valeur la belle société parisienne qui vient se montrer, nouer des alliances et des amitiés, parler affaires autant qu'écouter les œuvres des grands compositeurs. Les salons privés et les loges fermées perdent de leur importance dans ce théâtre où la représentation se joue davantage à l'extérieur. Il faut dire que, pour la première fois, les lumières s'éteignent durant la représentation, et c'est vers la scène plus que vers les balcons voisins que se tournent les jumelles.
La salle, nichée au cœur du bâtiment, est dessinée en fer à cheval et s'élève sur cinq niveaux. « Mesquine » comparée au reste, aux yeux de Viollet-le-Duc, elle abrite quand même près de 2000 places, et sa scène peut accueillir 450 artistes. Les plans de Garnier avaient intégré les plus avancées des techniques de l'époque. L'architecte réussit à imposer des assises hydrauliques pour les fondations, des structures métalliques pour les combles. Seul son projet de plateau de scène mobile, monté sur vérins, capotera faute d'argent.

Style Napoléon III

A l'impératrice qui lui demandait si son opéra serait de style grec ou romain, Garnier aurait répondu : « De style Napoléon III, Madame. » Le monument est aujourd'hui effectivement considéré comme l'un des chefs-d'œuvre et des plus grands témoins du Second Empire, même si les Parisiens l'affublèrent des surnoms de « casque à pointe » et de « gâteau à la crème ». Sa façade, en tout cas, tranche par sa taille, ses couleurs et ses ornements avec le sobre style haussmannien qui l'entoure. Charles Garnier n'hésita pas à faire appel à une vaste palette d'artistes (peintres, sculpteurs, créateurs de mosaïques...). Et cette tradition se poursuivit puisque la commande du ciel de la salle fut passée à Chagall dans les années 1960

 

 

 

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ET, LE BBI DE JANVIER, QUI VIENT DE SORTIR

 

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Des reportages : Boulonnais, qui êtes-vous ? ; Opération Ile Seguin-Rives de Seine ; Un an de réalisation pour Grand Paris Seine Ouest ; Le Super Métro... Et  toujours : l’Actualité des quartiers, la Tribune, Entreprendre, Notre Ville, Grand angle, Mémoire vive... Bonne lecture !

 

 

Commentaires

Magnifique opéra

Écrit par : Opéra Garnier | 24/01/2011

De l'interieur il est encore plus beau

Écrit par : cours à domicile | 15/04/2011

really liked the information.

Écrit par : Plumber Dunstable | 30/06/2011

Les commentaires sont fermés.