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23/01/2011

INSECTES AU MENU , POURQUOI PAS ?

 

 

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Depuis 2008, la FAO recommande de consommer des insectes plutôt que de la viande, pour des considérations à la fois économiques et écologiques. Mais en Europe, le message ne passe pas vraiment et les initiatives dans ce sens restent marginales.

 

La consommation d'insectes reste un tabou alimentaire très fort en Occident. En 2010, la FAO (l'agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation) comptait pourtant près de 100 pays dans le reste du monde dans lesquels cette pratique est courante. Criquets, larves diverses, punaises, fourmis : plus de 1400 espèces comestibles sont consommées quotiennement en Afrique, en Asie ou en Amérique centrale par près de 2,5 milliards de personnes. Si l'organisation onusienne lutte d'abord pour que les pratiques existantes ne soient pas abandonnées au profit d'un modèle occidental qui privilégie la viande, elle milite depuis 2008 pour que les pays les plus développés se convertissent eux aussi à cette source de protéines bon marché, saines, et écologiques.

«Le jour viendra où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande», prédisait avec espoir l'entomologiste convaincu Arnold van Huis, au cours d'une récente conférence aux Pays-Bas. Pour ce fervent défenseur de l'entomophagie, la constante augmentation de la population mondiale conjuguée à la diminution des surfaces arables - liée notamment au réchauffement climatique - n'est pas compatible, sur le long terme, avec la consommation généralisée de viande. L'élevage d'insectes qui nécessite beaucoup moins de ressources alimentaires représente en revanche une alternative crédible. La production d'un kilo d'insecte ne demande, au plus, que deux kilos de végétaux. Pour un kilo de viande, il faut en compter dix...

 

 

 

Au niveau sanitaire, manger des insectes ne présente aucun risque. D'ailleurs, nous en mangerions déjà tous 500 grammes par an et par personne en moyenne. Une partie des fruits et légumes utilisés dans l'industrie sont contaminés par des vers, explique Marcel Dicke (photo), chef dumarcel_dicke.jpg département d'entomologie d'une université néerlandaise. Confitures, jus de fruits, soupes, contiennent des traces d'insectes sans que cela ne représente le moindre problème, assure-t-il. Quant au goût, il s'apparenterait à celui de la noisette, témoignent les adeptes. Mais au-delà de ces arguments rationnels se dresse toujours l'insurmontable barrière psychologique: l'insecte est encore perçu comme un objet sale, nuisible, dégoûtant. Pour le moment, seul un public de curieux ose goûter. Une société britannique comme edible.com arrive ainsi à vendre quelques sachets de fourmis géantes grillés et autres sucettes aux scorpions, mais leur offre tient plus de la fantaisie alimentaire qu'autre chose.

En France, «Insectes comestibles» commercialise de la même manière quelques produits achetés à l'étranger puis revendus sur Internet. Romain Fessard, à l'origine de cette première initiative française, explique avoir lancé son commerce en août dernier. «Le démarrage a été difficile mais nous avons trouvé un petit public qui s'intéresse à nos produits. Mon associé va partir prochainement 3 mois en Thaïlande pour trouver d'autres fournisseurs et étendre notre gamme des produits.» Aujourd'hui, la boutique en ligne ne propose que quelques chocolat fourrés aux insectes, des sachets de grillons et de vers grillés aromatisés (bacon, sauce aigre douce, saveur mexicaine, etc). En diversifiant son offre, l'entreprise naissante espère toucher un public plus large. Avec comme objectif suivant l'ouverture d'une première boutique à Paris.(à suivre)

 

 

Inspirée notamment par un cuisinier lorientais qui propose dans son menu une pizza aux vers ou par le mouche_079.jpglivre Délicieux insectes de Bruno Comby, l'association Worgamic avait songé à ouvrir un restaurant d'insectes pour promouvoir leur consommation. Une étude préliminaire auprès de leurs sympathisants a vite douché leurs espérances. «Même auprès de ce public par nature curieux, jeune, urbain et sensible aux problématiques écologiques, moins de 20% se disaient prêts à fréquenter un tel restaurant», raconte Alexis Angot, chef du pôle alimentation de l'association. Les autres voulaient «être payés pour venir y manger». Le projet est donc abandonné. « Nous gardons le même cap, mais nous avons changé de route. Nous travaillons maintenant sur la question de la transformation.» Burger de larves, surimi de sauterelles, l'association veut faire disparaître l'insecte pour mieux le faire rentrer dans l'alimentation quotidienne.

Aux Pays-Bas, un des seuls pays d'Europe où l'on trouve des élevages d'insectes comestibles (essentiellement des sauterelles et des grillons), Bugs organic food suit la même voie en commercialisant des barres protéinées aux vers de farine ou des nuggets au poulet et aux vers. Mais ce marché reste confidentiel. C'est probablement la disparition de l'image de l'insecte qui permettra à ces produits d'un nouveaux genre de se répandre dans les supermarchés.

le débat est ouvert.....

(sources leFigaro.fr)

A Boulogne :

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à consulter sur le site de la mairie.......

 

Commentaires

Effectivement en France la vente d'insectes comestibles n'est pas gagnée. Il y a tout un tas de règlementations qui bloquent la production et donc forcément le processus de transformation pour ne pas dire marketing a beaucoup de mal à se mettre en place.

Écrit par : Vente/achat d'insectes | 21/05/2011

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