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23/02/2011

UNE POINTE QUI EN EVOQUE UNE AUTRE......PERDUE ET , A VENIR

 

 

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Les entrepôts vénitiens de la douane de mer, dessinés au XVIIe siècle par Giuseppe Benoni, ont été réaménagés en 2009 par l'architecte japonais Tadao Ando, afin d'y exposer les œuvres d'art contemporain du collectionneur français François Pinault. La maçonnerie en brique, laissée apparente dans le musée, a fait l'objet de reprises sur plus de 5.000 m2 suivant la technique du « scuci-cuci » (découdre-recoudre, en italien). Les briques endommagées ont été remplacées par des briques de récupération dont la forme et la teinte s'harmonisent avec celles d'origine.

 

 

 

Entrepôts maçonnés

Les entrepôts vénitiens de la douane de mer, dessinés au XVIIe siècle par Giuseppe Benoni, ont été réaménagés en 2009 par l'architecte japonais Tadao Ando, afin d'y exposer les œuvres d'art contemporain du collectionneur français François Pinault. La maçonnerie en brique, laissée apparente dans le musée, a fait l'objet de reprises sur plus de 5.000 m2 suivant la technique du « scuci-cuci » (découdre-recoudre, en italien). Les briques endommagées ont été remplacées par des briques de récupération dont la forme et la teinte s'harmonisent avec celles d'origine.

 


Désaffectée depuis une trentaine d'années, l'ex-douane de mer était devenue un bâtiment fantôme sur la lagune de Venise (Italie). Mais après plus d'un an de chantier (21 janvier 2008-16 mars 2009), ce vaisseau immobile de 105 mètres de long a repris du service comme centre d'art contemporain, grâce au collectionneur français François Pinault  ( remember ...)et à l'architecte japonais Tadao Ando.

 

 

Les premiers visiteurs ont embarqué le 6 juin 2009 à bord du « Punta della dogana », nom emprunté à son lieu d'ancrage - la « Pointe de la douane » - qui marque l'extrémité est du Grand Canal à Venise (Italie). A la barre : l'homme d'affaires et collectionneur français François Pinault, qui y expose ses œuvres sur 3.000 mètres carrés ; secondé par l'architecte japonais Tadao Ando, à qui il a demandé de remettre à flots ce navire de la fin du XVIIe siècle dessiné par Giuseppe Benoni.

Restauration-reconversion

IMAGE_2011_02_16_13572106_625x600.jpg« Ce palais vogue sur l'eau depuis des siècles, mon intention est de le faire voguer vers le futur », révélait Tadao Ando au printemps 2007, au début de ce voyage tant artistique qu'architectural. La Ville de Venise avait lancé en juillet 2006 un concours pour restaurer l'édifice historique et y insérer un centre d'art contemporain. Les fondations François-Pinault et Solomon-R.-Guggenheim étaient en compétition. Le 27 avril 2007, la première l'emporte sur la seconde. Pinault et Ando travaillent alors de concert, puisqu'ils se connaissent déjà. En 2001, au terme d'un concours, le collectionneur avait chargé l'architecte d'édifier son musée à la pointe de l'Ile Seguin, à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. L'opération échouait quatre ans plus tard, mais l'association enchaînait aussitôt sur un premier projet vénitien : la rénovation du Palazzo Grassi, palais du XVIIIe siècle devenu lieu d'expositions temporaires en 1986. François Pinault, qui apprécie l'architecture de Tadao Ando pour ses traits à la fois « contemporains et intemporels », « abstraits et sensoriels » a renouvelé le contrat pour reconvertir l'ex-douane de mer.

Harmonie de matériaux

Toutefois, avant de construire, il a d'abord fallu restaurer le corps de bâtiment vieillissant. Les multiples plaies ont été soignées par Gruppo Dottor, entreprise italienne dont le savoir-faire a été patiemment acquis depuis... 1836. La toiture d'origine, totalement restaurée, a été percée de lucarnes. Elles permettent un éclairage naturel des salles d'exposition, à travers les 130 fermes presque entièrement récupérées de la charpente en bois.
La maçonnerie en brique, laissée apparente dans le musée, a fait l'objet de reprises sur plus de 5.000 m2 suivant la technique du « scuci-cuci » (découdre-recoudre, en italien). Les briques endommagées ont été remplacées par des briques de récupération dont la forme et la teinte s'harmonisent avec celles d'origine. Conformément aux consignes données par la Surintendance des biens architecturaux de Venise, aucune saignée n'a été effectuée dans les murs pour y passer les réseaux d'alimentation. Les équipements mécaniques et électriques ont été installés dans des galeries souterraines, réalisées en même temps qu'une dalle d'étanchéité protégeant contre l'acqua alta (les hautes marées d'équinoxe). Les fluides remontent en rez-de-chaussée et R+1, masqués par des éléments en béton. Le réseau de chauffage serpente tout aussi discrètement sous le revêtement de sol.
La création de Tadao Ando qui « transforme radicalement l'espace » occupe le cœur du musée. C'est un cube en béton brut de décoffrage, associé à des pierres grises en trachyte appelées « masegni », typiques des rues vénitiennes. Une manière pour l'architecte « d'établir un lien entre passé, présent et futur ».

(source LeMoniteur.fr)

 

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