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05/03/2011

IMMEUBLES BASSE CONSOMMATION.....PERFORMANCES A AMELIORER

 

 

 

La confrontation des bâtiments économes à la réalité des mesures est souvent cruelle pour les concepteurs. Au-delà des défauts de fond, le constat montre que des améliorations sensibles pourraient être obtenues en responsabilisant les usagers et en optimisant le pilotage des équipements.

 

 Batiment-Basse-Consommation-ou-comment-reduire-de-50-la-consommation-energetique-du-batiment_medium.jpg«Tant de paramètres non maîtrisables entrent en jeu, à commencer par le climat et ses variations locales, qu'il est impossible de prévoir la consommation d'énergie d'un bâtiment », assène Olivier Sidler, le bouillonnant directeur du BET Enertech. Prononcés le mois dernier dans le cadre d'un colloque CSTB/Cete de l'Ouest consacré à l'évaluation de la performance des bâtiments basse consommation (BBC), ces propos font un peu désordre à l'approche de la RT 2012 et de la généralisation du BBC. Mais ils ont le mérite d'alerter sur les écarts parfois gigantesques entre les calculs des bureaux d'études et la réalité du terrain. « Dans les logements de la ZAC de Bonne (Grenoble), nous avons relevé pour le chauffage 58,3 kWh (énergie utile) en moyenne par mètre carré de surface habitable et par an, au lieu des 42,5 kWh prévus. A l'Ineed de Valence, un bâtiment tertiaire, les 25 kWh envisagés (énergie primaire) ont été tenus la première année... avant de passer à 35,2 kWh deux ans plus tard. » Exemples que l'on pourrait multiplier à l'infini et qui montrent l'incertitude des prévisions mais aussi l'amplitude des dérives.

15 % à 20 % de surconsommation par degré supplémentaire

La faute à des erreurs de conception et/ou de construction, mais pas seulement. « Faire des bâtiments performants, c'est d'abord respecter la loi qui fixe la température maximale à 19 °C en période de chauffage. Or l'expérience montre que cette température est plutôt de 21 °C en moyenne. » Et d'expliquer, résultats de simulations dynamiques à l'appui, que les fameux 7 % de consommation supplémentaire par degré valaient peut-être pour les constructions non isolées, mais qu'ils se sont transformés depuis en 15 %, voire 20 % pour les logements performants. D'où les conséquences désastreuses de l'usage inconsidéré des thermostats par pièces « qu'il faudrait peut-être accepter de brider », lance l'ingénieur. Si les comportements constituent une donnée du problème, restent évidemment les anomalies techniques, au premier rang desquelles les ponts thermiques non pris en compte et les défauts d'étanchéité à l'air. « Un mode d'accrochage de bardage non approprié et c'est le coefficient de transmission thermique qui grimpe de 0,2 à 0,3 W/m².K en donnant des allures de peau de léopard à la cartographie thermique des façades. Quant à l'étanchéité, c'est 3 à 4 kWh/m².an de perdus par vol/h supplémentaire sous 50 pascals... » Des problèmes que l'on peut régler par l'intelligence de conception, insiste Olivier Sidler. « De bons dessins, le souci du détail, voilà ce qu'il faut. Et surtout arrêter de compter sur les joints au pistolet ! » Du côté des équipements, l'une des erreurs les plus souvent rencontrées est le surdimensionnement des générateurs, redoutable au plan des rendements. A l'Ineed, Olivier Sidler a mesuré un taux de charge moyen de la chaudière de 21 %, avec un maximum de seulement 67 % de la puissance installée...

Pilotage approximatif

Autres erreurs de conception classiques : l'installation de pompes et de ventilateurs à débit variable... sur des installations à débit fixe. Aucun gain énergétique à espérer. Ou encore, vu à la ZAC de Bonne, le recours à une VMC à débit variable au soufflage, mais fixe à l'extraction. « Les infiltrations ont compensé, avec les conséquences énergétiques que l'on imagine... » En chaufferie, il y a aussi l'exemple de ces pompes jumelées fonctionnant toujours simultanément, même quand une seule suffirait. Bilan : 16 % de consommation additionnelle. Sans parler des défauts de maintenance, notamment l'encrassement des filtres d'air neuf sur les centrales de traitement d'air, qui augmente la consommation de chauffage. A l'Ineed, avec un pilotage optimisé des équipements et certains gestes simples, Olivier Sidler estime qu'il serait possible de réduire la consommation de 37 % pour l'éclairage, de 44 % sur la ventilation, et même de 48 % pour les pompes. Une belle marge de manœuvre pour un bâtiment censé être déjà très performant.

(sources : leMoniteur.fr)

Rencontrez vos Elus sur le Marché

 

IMG_3955.JPGLes rencontres entre élus, conseillers de quartier et Boulonnais ont repris ! Elles ont désormais lieu chaque premier samedi du mois au marché Billancourt et chaque premier dimanche à Escudier. En mars, les élus seront présents le 5 et le 6 pour écouter et dialoguer avec les habitants à propos de leurs préoccupations quotidiennes et de leurs attentes...

 

> Marché Billancourt, Angle rue des Quatre Cheminées / rue du Vieux Pont de Sèvres (2 avril, 7 mai, 4 juin)
> Marché Escudier, 9 boulevard Jean Jaurès (3 avril, 8 mai, 5 juin)

 

 

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