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17/03/2011

LA COMMISSION EUROPEENNE FIXE SON CAP "CHANGEMENT CLIMATIQUE" POUR 2050

 

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Pour lutter contre le changement climatique d'ici 2050, la Commission européenne propose de renforcer les objectifs à court terme de l'UE. Elle plaide également pour une diminution des quotas de CO2 alloués sur les marchés à partir de 2013.

 

 

 

L’Europe devra accentuer la réduction de ses émission de gaz à effet de serre d’ici 2050, si elle veut limiter le réchauffement climatique à 2°C d’ici 2050. Dans une feuille de route "pour une économie faible en carbone", déjà détaillée par EurActiv.fr, mais présentée officiellement mardi 8 mars, la Commission expose les objectifs de diminution des émissions de CO2 par rapport aux niveaux de 1990 : 25% en 2020, 40% à 60% entre 2030 et 2040 et 80 à 95% en 2050.

A court terme, la proposition de diminuer de 25% les gaz à effet de serre d'ici 10 ans va au-delà de ce que les pays de l’Union européenne ont décidé en 2008, en adoptant une série de mesure-clés d’ici 2020. C'est à dire un objectif de 20% en 2020 et 30%, en cas d’accord international sur le climat. Une augmentation qui s'explique par le fait que les objectifs de 20% devraient, quoi qu'il arrive, être atteints. 

“La proposition de réduire les émissions de 30 %, est totalement indépendante de la feuille de route”, indique cependant le texte. 

Désaccord à la Commission

Cette précision montre la volonté de la commissaire au Climat Connie Hedegaard, ensociete-civile-commissaire-europeenne-au-climat-.jpg charge de la feuille de route, de laisser sa chance à cet objectif plus ambitieux pour l’UE. Au sein de la Commission, elle est en désaccord avec son homologue roumain en charge de l’agriculture mais également avec Günther Oettinger, en charge de l’énergie.

Ce dernier est opposé à une augmentation des obectifs de lutte contre le changement climatique. Ils seraient, selon lui, contre-productifs pour les industriels qui devraient supporter des coûts supplémentaires et une concurrence plus accrue de leurs concurrents mondiaux. Eux-même n’étant pas soumis aux mêmes contraintes. 

Aujourd’hui l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Portugal, l’Espagne et le Danemark sont favorables à un passage à 30% dès 2020. L’ancien ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, s’était prononcée pour. Depuis son retour à l’hôtel de Roquelaure, Nathalie Kosciusko-Morizet n’a pas pris position en ce sens. 

Certaines entreprises sont également favorables à des objectifs plus ambitieux pour l’Europe en matière de lutte contre le changement climatique. Greenpeace a publié une liste de plus de cinquante sociétés dont Danone, Aviva, Unibail et Bodegas Torrest qui soutiennent un objectif de réduction d'émissions de 30% dès 2020.

Economiser l'énergie

Mais, pour respecter ses objectifs à court et long terme sur la réduction des émissions de GES, l'UE devra d’abord accroître d’au moins 20% ses économies d’énergie, comme prévu depuis 2008, insiste le document présenté par la Commission.  

Or, les Etats sont aujourd’hui en retard dans ce domaine. Pour accélerer le processus, la Commission européenne a également publié le 8 mars un plan sur l’efficacité énergétique. 

Comme l’indiquait le projet de feuille de route détaillé par EurActiv.fr, pour réduire les émissions de CO2, la commissaire au Climat, Connie Hedegaard prévoit également une diminution des quotas d’émission sur le marché carbone à partir de 2013. 

Le texte propose également une approche par secteur. "Tous les secteurs vont devoir contribuer", indique le document. 

Augmenter les dépenses

La feuille de route fournit également des indications sur les moyens les plus rentables pour atteindre les objectifs de 85 à 90% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

Le document propose un « investissement majeur et durable » dans les énergies renouvelables, les réseaux intelligents, le captage et stockage de carbone (CSC), les procédés industriels avancés et le développement des transports électriques sur une période de 40 ans.

Selon la Commission, l'augmentation des dépenses pour l'ensemble de ces domaines devra être de 270 milliards d'euros chaque année ou 1,5 %  du PIB de l'UE supplémentaires par an. Ils s'ajouteraient aux 19 % du PIB actuellement investis à ces fins. 50 milliards d'euros de plus seront également nécessaires pour la recherche et le développement au cours des dix prochaines années.

POSITIONS

"Nous devons amorcer la transition vers une économie sobre en carbone maintenant. Plus nous attendrons, plus les coûts seront élevés. Du fait de l'augmentation constante du prix du pétrole, l'Europe voit sa facture énergétique augmenter chaque année et devient de plus en plus vulnérable face aux chocs des prix", a déclaré la commissaire au Climat, Connie Hedegaard

Logo_UFE-359a4.jpg"Nous ne sommes pas dans une demande d’accélération de la réduction, a déclaré à EurActiv.fr le président de l’Union française de l’électricité (l'UFE), Robert Durdilly. Les trajectoires mises en places [par les électriciens] pour 2020, correspondent à 20% de réduction d'émission."

De plus, l'UFE s'oppose à l'approche sectorielle prônée par la Commission pour mettre en place ses objectifs de lutte contre le changement climatique. 

"La feuille de route va dans la bonne direction pour l'économie européenne et les investissements. Mais, des mesures politiques concrètes doivent suivre. Les dirigeants européens doivent prouver leur capacité à combiner deux objectifs en un : la lutte contre le changement climatique et le renforcement de la compétitivité de l'UE", a déclaré le Parti populaire européen (PPE) dans un communiqué

De leurs côtés, les organisations de protection de l’environnement plaident depuis longtemps pour la mise en place d’un objectif de 30% de réduction d’émissions de CO2 dès 2020. “La responsabilité est aujourd’hui dans les mains des Etats membres, qui peuvent décider de passer à 30%, estime Karine Gavand, chargée de la campagnekarine_normal.jpg climat chez Greenpeace France. C’est à eux de faire la bascule vers un passage sans condition à 30%. C’est de plus en plus à portée de main.”

Même son de cloche du côté du groupe Verts/ALE au Parlement européen. "Avec cette feuille de route, la Commissaire démontre que maintenir l’objectif actuel de réduction de 20% en 2020 ferait prendre des risques très sérieux à l’économie européenne et qu’il est d’urgent d’engager les négociations pour un objectif plus ambitieux, explique l'eurodéputé Yannick Jadot (Europe Ecologie). Si nous continuons à investir aujourd’hui dans des centrales au charbon dont la durée de vie excède 40 ans, alors nous devrons dépenser beaucoup d’argent demain pour atteindre notre objectif d’une Europe quasiment zéro carbone en 2050." 

"Toutefois, en recommandant une réduction domestique des émissions de gaz à effet de serre de seulement 25% en 2020 – soit 30% si on inclut des crédits carbone – et de 80% en 2050,  la Commission ne fait que la moitié du chemin recommandé par la science. C’est l’objectif de 30% qui doit être domestique dès 2020", ajoute-t-il. 


logo_euractivfr.jpg(sources Euractiv.fr)

 

Et à Boulogne, hier au soir, rencontre avec le maire et les élus pour le quartier du Point du Jour. Comme à son habitude, Pierre-Christophe BAGUET a répondu aux questions des habitants avec précision n'en éludant aucune . Une rencontre très appréciée par les presents venus très nombreux. (photos ci dessous)

 

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