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25/03/2011

NOTRE ALIMENTATION : FORTES HAUSSES ATTENDUES

 

 

 

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 Avec la flambée du coût des matières premières, certains produits vont connaître des hausses à deux chiffres. Globalement, les prix des produits alimentaires augmenteront de 2%.

 

Paquets de pâtes, bouteilles d'huile, plaquettes de beurre… Les premières augmentations de prix sont déjà perceptibles en rayons. Depuis le 1er mars, date butoir fixée par la loi pour la fin des négociations commerciales annuelles, les distributeurs ont commencé à changer les étiquettes. «L'augmentation des prix sera progressive et modérée, aux environs de 2%», ­indique au Figaro Jacques Creyssel, qui vient de prendre les rênes de la ­Fédération du commerce et de la distribution (FCD).

Conséquence de la flambée des cours des matières premières depuis l'été dernier, plusieurs catégories de produits pourraient connaître des hausses de prix à deux chiffres. C'est le cas de la farine (+15% à +20%) ou du café (+10% à +20%), des produits peu transformés dans ­lesquels la matière première représente de 50% à 70% du coût de ­revient. Rares sont les produits dont les prix resteront stables en 2011: le riz, les plats cuisinés ou encore les eaux minérales.

La plupart des hausses de prix concernent des produits de base. «Ces produits étaient pour la plupart déflationnistes en 2010 et ont for­tement contribué à la stabilité générale des prix l'an dernier», constate ­Jacques Dupré, directeur chez SymphonyIRI.

Si les distributeurs se félicitent d'être parvenus à tenir compte de l'augmentation des cours des matières premières tout en limitant l'impact sur le pouvoir d'achat des ménages, les industriels déplorent l'issue des négociations. «Nous avons été contraints de passer des augmentations très faibles, qui représentent 30% à 40% des augmentations subies par les fournisseurs», déclare Jean-René Buisson, président de l'Ania, qui rassemble les ­industriels de l'agroalimentaire.

 

Suspension des livraisons

 

«Le seul secteur qui a pu répercuter la totalité de la hausse de la matière première (5% à 6%), c'est celui de la ­panification (les pains industriels, NDLR)», ajoute-t-il. «Ce qui nous a surpris, c'est qu'un certain nombre d'industriels ont tenté de faire passer des augmentations de prix sous couvert d'augmentation des matières premières», répond Jacques Creyssel, faisant allusion au secteur des pâtes alimentaires. «Nous avons eu le sentiment que certains industriels qui n'avaient pas obtenu d'augmentations de tarifs dans d'autres pays ­essayaient, du coup, de les faire passer en France.»

Plusieurs industriels n'excluent pas de revenir à la charge d'ici à septembre. «Sur les produits à base de poisson ou de porc, nous ne sommes pas dans une situation stabilisée», précise Jean-René Buisson. La FCD considère de son côté que l'heure est au «reflux» des matières premières agricoles, qui sont revenues à leur niveau de novembre 2010 et écarte la possibilité d'une nouvelle hausse, ­légalement quasiment impossible.

Si Unilever a repris les livraisons des magasins Auchan, les camemberts Président et le lait Lactel de Lactalis sont toujours absents des rayons chez Leclerc, faute d'accord. «Nous allons écrire à Auchan qui n'a toujours pas finalisé la totalité des discussions avec l'ensemble des grands groupes et à Intermarché qui refuse le principe de rétroactivité des nouveaux tarifs» , ajoute Jean-René Buisson. Industriels et distributeurs se retrouveront dès mercredi autour de la table, sous l'égide du gouvernement, pour continuer les discussions.

(source LeFigaro.fr)

 

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