UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/04/2011

NUCLEAIRE : FESSENHEIM UNE CENTRALE EN TRAVAUX PERMANENTS

fessenheim.jpeg

 

 

Face aux risques de séisme et d'inondation, la centrale nucléaire de Fessenheim et le grand canal d'Alsace font l'objet de travaux permanents.

Le dégagement des joints séparatifs des deux bâtiments électriques joue les prolongations à la centrale nucléaire de Fessenheim. Confié à Bouygues à partir de 2008, ce programme de plus de 10 millions d'euros de travaux s'est achevé cette année « à plus de 90 % », annonce Thierry Rosso, directeur du centre nucléaire de production d'électricité (CNPE) depuis le 1er janvier dernier. Restent à gratter les parties des joints en polystyrène les plus difficiles d'accès. La complexité de l'opération justifie la réévaluation en cours du planning.

En application de la Règle fondamentale de sûreté imposée depuis 2001 au parc nucléaire français, ce chantier vise à donner à chacun des bâtiments annexes à la salle des machines la plasticité nécessaire pour résister à un séisme dont l'épicentre se situerait à Fessenheim, et dont la magnitude atteindrait 6,7 sur l'échelle de Richter.

Avant de s'attaquer aux joints, le CNPE avait renforcé les structures de ses bâtiments à l'aide de profilés métalliques IPN. Les travaux de confortement avaient également porté sur l'homogénéisation des cloisons. Depuis le début des années 2000, un talus protège la centrale contre des retours de crues provenant de la plaine.

Points singuliers sur le canal et le fleuve

A un rythme soutenu, le renouvellement permanent des infrastructures fluviales riveraines complète les renforcements engagés par le CNPE : « 5 à 6000 m de joints et 3 à 4 000 m2 de dalles par an, soit 1 million d'euros de travaux récurrents », précise Pierre Grignon, directeur du groupe d'exploitation hydraulique Rhin. Un contrôle mensuel fait l'objet d'une triple validation locale, régionale et nationale, dans un processus conforme aux normes qualité, environnement et sécurité (Iso 9001 et 14 001, OHSAS 18001).

L'identification de points singuliers entraîne des travaux d'étanchéité de digues, sous maîtrise d'œuvre du Centre d'ingénierie hydraulique d'EDF. En 2010, le traitement du barrage de Gerstheim (entre Sélestat et Strasbourg) a précédé l'entrée en scène de batardeaux de dernière génération, en amont de Kembs, dans le Haut-Rhin. Le programme quinquennal engagé l'an dernier bénéficie d'une enveloppe de 20 millions d'euros. Ces travaux maintiennent le gestionnaire de l'infrastructure fluviale en capacité de fournir à la fois l'eau consommée par la centrale et les 1400 m3/s véhiculés en permanence par le grand canal d'Alsace, dans un système conçu pour écouler les crues jusqu'à un plafond de 6000 m3/s.

(sources leMoniteur.fr) 

Les commentaires sont fermés.