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22/04/2011

La Pedrera de Gaudi à Barcelone : une sculpture habitée de sept étages

 

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La Casa Mila (1906-1912) qui ondule sur le Passeig de Gracia est le dernier bâtiment « civil » d'Antoni Gaudi qui se consacra ensuite à des commandes de l'Eglise

 

 

Comme une ultime provocation, la Casa Mila, baptisée aussi la Pedrera (la « carrière »), est bâtie sur une parcelle d'angle. Au croisement du Passeig de Gracia et de la rue Povenca à Barcelone (Espagne), se dresse - ou faut-il dire pousse - cette sculpture géante justement dépourvue de ligne droite et de toute référence à la géométrie. Ses sept étages furent construits entre 1906 et 1912 pour la veuve Roser Segimon, héritière de la fortune de son premier mari et nouvelle épouse de Pere Mila, un homme d'affaires barcelonais. Gaudi a 46 ans lorsqu'il se lance dans l'aventure. Mais son esprit créatif est intact. De plus en plus intransigeant même, au fur et à mesure que l'architecte se détache des conventions sociales. Le jeune dandy des années 1880 s'est transformé peu à peu en chercheur entièrement voué à son œuvre.

Mouvement imprimée à la pierre

IMG_9588.JPGLa Casa Mila a été interprétée différemment au cours de son histoire : l'ensemble fait penser à une montagne. La façade ondulante appelle une vision légère et plus maritime. Mais la vague est pétrifiée et sa masse contraste avec l'impression de mouvement imprimée à la pierre. Les fenêtres sont toutes de profondeur et de taille différente. Les ouvertures les plus en retrait sont bordées de balcons (photo)aux garde-corps forgés par Josep Maria Jujol, inspiré par le fouillis des végétaux ou des algues, motif repris dans les grilles des portes d'entrée. Contrairement à la Casa Battlo (1904-1907), dont la façade entièrement recouverte de disques en céramique et de verre fait de l'œil aux passants, celle de la Pedrera est monochrome et presqu'austère derrière ses formes généreuses et sensuelles. Gaudi aurait souhaité que les locataires la décorent en « habitant » leurs balcons.

Sept niveaux sans murs porteurs

A l'intérieur, les appartements sont disposés parallèlement aux deux rues, autour d'une cour ronde etIMG_9587.JPG d'un patio en ellipse irrégulière d'où partent des escaliers vers les étages, des rampes d'accès vers le sous-sol. Ce plan n'a rien à voir avec les constructions du quartier Exiample de Barcelone dont les circulations correspondent aux perrons et aux portes d'entrée. Mais plus que dans cette rupture dont Gaudi est coutumier, son originalité réside dans la structure innovante de l'immeuble. Dès 1906, l'architecte catalan imagine et réalise sept niveaux sans murs porteurs. La façade de pierres et les voûtes sont maintenues par une résille métallique conçue dans les ateliers de construction navale du port appuyée sur des piliers de pierre et de briques offrant une totale liberté d'aménagement et le respect des perspectives courbes imposées par l'enveloppe du bâtiment.

Belvédère ouvert sur la ville

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Comme s'il avait voulu ménager un dernier effet, Gaudi a gardé le plus spectaculaire pour la fin. De l'intérieur comme de l'extérieur, le toit est une œuvre en lui-même qui synthétise et perfectionne le traitement que l'architecte consacra, dans toute son œuvre, aux éléments de cette cinquième façade.
Dans les combles, comme les structures d'une coque de bateau renversée, des arcs de brique supportent le poids de la terrasse et les mansardes recouvertes de marbre blanc percé de petites fenêtres. Au-dessus, l'espace au sol carrelé et aux marches dessinées avec soin est aménagé comme une promenade ou un belvédère ouvert sur la ville. Mais bien plus saisissantes que la vue, les sculptures asymétriques, trouées, tarabiscotées, sous lesquelles se dissimulent les cheminées, les bouches d'aération et les sorties des cages d'escaliers peuplent le toit de personnages sortis de récits antiques ou de bandes dessinées d'anticipation. Des guerriers au masque impassible montent la garde, des géants enturbannés et hors du temps dominent l'édifice.

Patrimoine mondial de l'Unesco

Gaudi signa là sa dernière œuvre "civile". Il lui manque une pièce maîtresse, une vierge à l'enfant protégée par Michel et Gabriel. Cette sculpture de Mani aurait dû prendre place au-dessus du porche d'entrée. Gaudi tenait à cette statue, indispensable à l'achèvement de son œuvre. Elle déplut aux époux Mila qui la refusèrent. Le différend se termina en procès, remporté par Gaudi. Mais cette querelle brouilla définitivement l'architecte avec les grandes familles de Barcelone. Depuis 1984, la Pedrera est listée au patrimoine mondial de l'Unesco et protégée. L'immeuble appartient à la Caisse de Catalogne qui l'a restauré pour en faire le siège de sa fondation. L'espace Gaudi installé dans les combles, accessible au public, réunit des dessins, maquettes, photographies et films qui aident à la compréhension de son œuvre.

(source LeMoniteur.fr/ photos ASD)

 

Et Boulogne-Billancourt qui elle aussi candidate avec 

Le Corbusier à l'UNESCO : soutenez le patrimoine Boulonnais !

 

logo-ilovelc.jpgL’oeuvre de Le Corbusier devrait bientôt être inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco offrant à Boulogne-Billancourt de figurer, avec l’immeuble Molitor, sur la prestigieuse liste des sites culturels classés. Une candidature en bonne voie, que le Député-maire défend ardemment depuis 2006, aujourd’hui accompagnée par Isaure de Beauval, conseillère municipale déléguée au patrimoine.Rejoignez le comité de soutien pour l’emporter en juin prochain !

 

 

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