UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/05/2011

RETOUR SUR LA SECHERESSE QUI NOUS GUETTE EN FRANCE...

bléthumbnail.aspx.jpeg



Déjà 33 départements sur 96 ont pris des mesures de restrictions d'eau en plein mois de mai.

Une situation plus préoccupante qu'en 1976. Le joli mois de mai prend des allures dramatiques pour toutes les professions fortement consommatrices d'eau. 33 départements sur 96 ont désormais pris des mesures de restrictions d'eau, selon un nouveau pointage rendu public mercredi à l'issue du Conseil des ministres. Les clignotants portant sur les réserves d'eau en France ont tous viré au rouge. «Nous sommes dans une situation de mois de juillet pour tous les indicateurs : nappes, débit et fonte des neiges», souligne la ministre de l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

Les premiers touchés sont les agriculteurs. «Les plantes souffrent énormément. Si le déficit hydrique correspond au niveau de 1976, en revanche, les températures sont nettement supérieures à cette année-là et l'évapotranspiration est beaucoup plus forte», explique Michel Portier, agriculteur dans l'Oise. Résultat, les rendements vont chuter notamment pour l'une des cultures phares de la France, le blé. «Notre estimation pour la récolte française 2011 en blé tendre s'affiche à 31,65 millions de tonnes soit un plus bas historique avec un rendement moyen en baisse de 13 %», poursuit Michel Portier qui est aussi directeur d'Agritel, société spécialisée dans la gestion du risque des prix des matières premières agricoles. Conséquence, les marchés financiers restent tendus. En milieu d'après-midi le blé céréale gagnait 7 euros la tonne à 239 euros, proche de son record de l'année (246 euros).

Autres productions fortement affectées par la sécheresse, celle de l'électricité nucléaire d'EDF (lire ci-dessous) ainsi que celle de bois. L'ONF (office national des forêts), qui exploite 40 % du domaine français, craint la multiplication des feux de forêts, non pas dans le Sud comme de coutume mais au Nord où la sécheresse sévit actuellement plus fortement. «Nous avons constaté quelques petits départs de feux à Fontainebleau. Nous appelons à la plus grande vigilance et allons publier les règles de bonne conduite élémentaires à tenir contre les incendies», indique Pascal Viné, directeur général de l'ONF.

 

france17746c9c-8180-11e0-9fc1-5e858055bad9.jpg


Appel à la solidarité
S'il n'est pas encore question d'impôt sécheresse, des mesures très concrètes ont d'ores et déjà été prises. Le ministère de l'Agriculture a ainsi lancé un appel à la solidarité entre éleveurs et céréaliers pour ne pas broyer la paille, afin de la restituer aux éleveurs qui trouvent ainsi de la nourriture à des prix raisonnables pour leurs animaux. «Il faut éviter un effet d'opportunisme qui mettrait en défaut le prix des pailles et fourrage, et affecterait encore plus la trésorerie des éleveurs», prévient Xavier Beulin, président de la FNSEA.

france17746c9c-8180-11e0-9fc1-5e858055bad9.jpg


Autre mesure pour soulager la trésorerie, l'avancement de 45 jours du versement de 80 % des aides agricoles européennes au 16 octobre au lieu du début décembre. Du côté du ministère de l'Environnement, on préconise «les réductions des fuites dans les réseaux d'eau potable, la poursuite des efforts entrepris en faveur de la récupération des eaux de pluie, et enfin l'amélioration de la gestion des prélèvements d'eau pour l'irrigation». Pour l'instant, des vœux pieux. Le manque d'eau dans un pays qui n'utilise que 3 % des précipitations qu'il reçoit du ciel est récurrent d'année en année.


 monogramme_figaro.jpg(source)

Les commentaires sont fermés.