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24/05/2011

GOOGLE REFUSE LA SUPPRESSION DES SITES DE PARTAGE

 

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Le moteur de recherche refuse de prendre part au blocage des sites de téléchargement de fichiers illégaux. Son président exécutif dénonce des lois «stupides».

Google ne cédera pas aux sirènes du blocage. Hier, lors d'une conférence sur la vie privée tenue à Ericindex.jpgLondres, Eric Schmidt (photo), président exécutif de l'entreprise, n'a comme à son habitude pas fait dans la nuance. Alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne s'apprêtent à légiférer autour de l'accès aux sites de partage de fichiers illégaux, il a brandi le drapeau de la liberté d'expression. «Si j'étais à la place d'un gouvernement, je serais très très prudent lorsqu'il s'agit de proposer des solutions simples à des problèmes complexes. Bloquer l'accès à un site semble être une solution attrayante, mais cela établit un précédent désastreux. Car désormais tout autre pays se dira: «Je n'aime pas la liberté d'expression et je vais donc bloquer les accès» et il deviendra la Chine».

Outre l'ironie de la situation la société n'a pas toujours été réputée pour son respect de la liberté d'expression, lorsqu'il était présent en Chine notamment la radicalité de Google sur cette question a surpris. «S'il existe une loi […], qu'elle est adoptée par les deux chambres du Congrès et signée par le président des États-Unis, et que nous sommes en désaccord avec elle, alors nous continuerons à nous battre. Si c'est une simple requête, nous n'y donnerons pas suite», a-t-il même déclaré.

Des lois «stupides»
Si l'entreprise respecte cet engagement, elle refusera donc de supprimer les sites concernés de ses résultats de recherche et de bloquer leur accès. Jusqu'à présent, rien ne l'y obligeait. En France, la cour d'appel de Paris a même rendu dernièrement un verdict en sa faveur. Le Syndicat national de l'édition phonographique lui reprochait de suggérer, lorsque l'internaute tapait sa recherche, des liens amenant tout droit vers des sites de partage de fichiers illégaux.

Mais Google risque de devoir se battre sur plusieurs fronts. Eric Schmidt dénonce les «conséquences non intentionnelles» des futures lois «stupides» qui concerneront Internet. Elles obligeront par exemple certaines entreprises à ne plus pouvoir faire des affaires en toute légalité sur le web. Montré clairement du doigt : le décret français relatif à la conservation des données. Publié au journal officiel en mars dernier, il demande aux entreprises de stocker un an les adresses email, mots de passe et données des utilisateurs, afin de mieux pouvoir lutter contre le terrorisme.

La législation européenne est aussi dans la ligne de mire du président exécutif de Google, et plus particulièrement sa directive concernant la vie privée sur Internet. Celle-ci conduirait à demander systématiquement la permission à l'internaute avant d'avoir recours aux cookies. «Des personnes bien intentionnées dans les gouvernements finissent par écrire des textes assez évasifs. Vous devez être prudent lorsque vous faites ce genre de règlement. Vous pourriez toucher à quelque chose qui aurait une conséquence imprévue. C'est ce qui nous préoccupe», a-t-il assuré.

(source LeFigaro.fr)

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