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28/05/2011

GRAND PARIS EXPRESS SUR LA LIGNE DE DEPART

 

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- Le gigantesque projet de métro automatique devrait être réalisé en 2025. L'État, les collectivités, l'impôt et l'emprunt devront apporter 32,5 milliards d'euros pour financer un chantier titanesque.

ECO-201121-GRANDPARIS-vignette.jpgLe tracé du Grand Paris Express est enfin gravé dans le marbre. Jeudi, le conseil de surveillance de la société du Grand Paris a voté «l'acte motivé» qui définit l'emplacement des prochaines lignes de métro et des gares qui viendront étoffer le réseau de transports en Ile-de-France dans les quinze prochaines années. Un décret devrait être publié d'ici à la fin juin afin de s'assurer que le calendrier ambitieux soit respecté. Les ouvertures de lignes devraient s'échelonner de 2017 à 2027. Au total, soixante-douze gares dont 57 nouvelles apparaissent sur ce réseau. En 2025, date butoir du Grand Paris Express, ce maillage attirera 2 millions de voyageurs supplémentaires d'après les calculs de la Société du Grand Paris (SGP).

L'ensemble du projet représente un investissement de 32,5 milliards d'euros financés par la région Ile-de-France, les collectivités et l'État. Ce montant est dédié au réseau lui-même à hauteur de 20,5 milliards d'euros, auxquels s'ajoutent 12 milliards consacrés à l'amélioration des infrastructures existantes.

Les 20,5 milliards du nouveau réseau de métro se décomposent en trois parties : 17,5 milliards sont alloués à la rocade qui entourera la capitale, 1 milliard est consacré au prolongement de la ligne 14 (dont 300 millions apportés par la Société du Grand Paris) et, enfin, 2 milliards serviront à réaliser l'Arc Est proche (allant de Saint-Denis à Champigny et à Noisy via Rosny-sur-Seine).

Pour réunir ces fonds, la Société du Grand Paris compte sur une dotation d'État de 4 milliards d'euros. Les taxes spéciales sur les équipements et les taxes sur les bureaux et les entrepôts rapporteront 5 milliards d'euros. L'impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer) permettra d'ajouter 1 milliard dans l'escarcelle. Les collectivités verseront 900 millions d'euros. La SGP recueillera également quelques centaines de millions de redevances versées par les opérateurs ferroviaires pour l'utilisation du réseau. Enfin, la SGP lancera un emprunt pour près de 9 milliards d'euros, auxquels s'ajouteront les frais financiers.

Le tracé du Grand Paris Express réserve peu de surprises par rapport à la carte présentée en janvier dernier, lorsque Maurice Leroy, le ministre de la Ville, avait réuni autour de lui tous les acteurs du projet. Le conflit sur la desserte de Saclay a été résolu. Finalement, la ligne qui circulera d'Orly à Nanterre en desservant le pôle universitaire sera un métro «léger» - similaire au Val - dont la majeure partie sera aérienne, pour préserver les exploitations agricoles du plateau.



Priorité du projet, la grande rocade doit contourner la capitale et faciliter les déplacements de banlieue à banlieue. Au nord, elle desservira Le Bourget et l'aéroport Charles-de-Gaulle. Par ailleurs, la ligne 14, qui traverse Paris du nord au sud, sera prolongée au sud jusqu'à Orly.

Leroyindex.jpgSi Maurice Leroy, le ministre de la Ville, se félicite aujourd'hui du consensus sur un projet qui avait déchaîné des passions entre l'État et la région, quelques voix discordantes se font déjà entendre : «Près d'un tiers du financement va reposer sur les entreprises», souligne Jerôme Dubus, délégué général du Medef en Ile-de-France. Il rappelle que, déjà en 2011, les entreprises vont devoir payer 500 millions d'euros d'impôts supplémentaires en raison du projet de loi de finances rectificatives voté en novembre 2010. «Nous ne sommes pas à l'abri d'une opération identique en 2011. Et, même si nous sommes convaincus qu'à terme ce projet sera une formidable opportunité, nous subissons par anticipation un véritable coupde massue.»

Jean-Paul Huchon n'a même pas attendu jeudi pour se féliciter dès mardi de «la cohérence et (de) la continuité» des projets élaborés par la Société du Grand Paris et le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif). Seuls les écologistes ont manifesté leur désaccord en estimant que les délais ne pourraient être respectés faute de financements suffisants.

monogramme_figaro.jpg(source LeFigaro.fr)

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