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01/06/2011

PETROLE : POURQUOI LA BAISSE SE RÉPERCUTE MAL A LA POMPE

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 Les pétroliers ont mis trois semaines pour répercuter la baisse des cours du brut sur les prix à la pompe. Ils ont profité de la baisse du baril pour restaurer des marges compressées lors de la flambée du baril.

Comme à chaque baisse du baril de brut sur les cours internationaux, les pétroliers sont accusés de ne pas répercuter le mouvement sur le prix à la pompe. (Nous le constatons tous).Après la flambée du pétrole en avril, l'automobiliste espérait, début mai, voir rapidement l'effet du reflux des cours du pétrole sur sa facture à la station-service. Il a dû patienter.

Du 2 au 13 mai, le prix du baril est revenu de 125,85 dollars à 114,65 dollars à Londres. Or, les prix du SP 95 ont baissé en moyenne de... zéro centime, tandis que ceux du Gazole ont fléchi de 3 à 4 centimes sur la période. Telles sont les conclusions d'une étude de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes publiée ce lundi.

Ce rapport, rendu à la ministre de l'Économie Christine Lagarde, est accusateur: il estime que les distributeurs auraient pu baisser de 6 centimes le prix du litre de SP95 et de 4 centimes celui de gazole entre le 2 et le 15 mai. Devant cette mauvaise volonté apparente, Bercy menace le secteur de lui imposer des prix plus bas.( Leur bonne volonté existe toujours a la hausse, jamais à la baisse.)



En réalité, il a fallu attendre le 20 mai pour observer les premiers effets concrets de la chute brutale des cours internationaux de l'or noir. Il s'est ainsi écoulé deux semaines pleines, soit 10 jours ouvrés, pour que les prix affichés en station-service décroissent enfin, pour le SP 95, de 3,4 centimes, à 1,515 euro le litre en moyenne.



Les opérateurs ont profité de la dizaine de jours de baisse des cours du pétrole pour restaurer leurs marges brutes en ne modifiant quasiment pas les prix à la pompe. Aux dépens immédiats des consommateurs. D'après les calculs du Figaro.fr, cette marge, qui permet d'amortir les coûts de transport et de distribution, a en effet augmenté, entre la première et la troisième semaine du mois de mai, de l'ordre de 2,5 à 3 centimes par litre de SP 95.


Si les distributeurs ont voulu restaurer leurs marges, c'est parce qu'ils les avaient compressé durant la flambée du prix du baril durant le mois d'avril et début mai. «Lorsque les prix à la pompe dépassent 1,50 euro le litre, les opérateurs ont tendance à amortir l'impact pour le client en prenant sur eux», explique Jean-Louis Schilansky, le président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP). Alors, quand les cours du brut sont repartis à la baisse, «il y a eu un petit effet de reconstitution de marge», reconnaît-il.

Les auteurs de l'étude arrivent à la même conclusion, soulignant qu'avant la baisse du prix du baril, début mai, les opérateurs ne ponctionnaient qu'une marge exceptionnellement faible sur le litre de SP 95. À savoir entre 8,3 centimes pour les majors et 2,1 centimes pour les grandes surfaces. Reste que les pétroliers sont soupçonnés depuis longtemps de mieux répercuter les hausses que les baisses de carburants. Comme dans ce rapport de l'Insee datant de 2002, très clairement intitulé: «Le prix des carburants est plus sensible à une hausse qu'à une baisse du brut».

C'est une évidence, la pompe à ...joue mais dans un seul sens......à suivre

 

monogramme_figaro.jpg(sources LeFigaro.fr)

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