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13/06/2011

MORTALITE SUR LES ROUTES , PREMIERE BAISSE EN MAI

 

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Après un début d'année marqué par une forte hausse du nombre de tués sur les routes, la mortalité a baissé en mai. Des associations évoquent l'impact positif du débat sur les radars du mois passé.

 

Le débat sur les radars a-t-il porté ses fruits ? Pour la première fois depuis le début de l'année, les chiffres de la mortalité sur les routes françaises sont positifs. Le nombre de morts en mai a reculé de 5,7% par rapport à l'an passé, alors que le mois d'avril avait été particulièrement meurtrier avec un bond de 20% du nombre de tués sur les routes.

La Sécurité routière se félicite de ce bilan. Outre la diminution des décès (317 morts contre 336 en mai 2010), le nombre de personnes hospitalisées a également diminué de 6,2 % (2611 personnes, contre 2784 en mai 2010), alors que le nombre d'accidents corporels ne donnant pas lieu à une hospitalisation a augmenté (+4,6%). Pour la Sécurité routière, ces chiffres font «apparaître une diminution de la gravité des accidents pouvant être liée, en partie, à une baisse de la vitesse moyenne des véhicules.»

Pas de ponts au mois de mai

La vitesse sur les routes avait été au coeur du débat sur les radars le mois dernier. Face aux très mauvais chiffres d'avril, le gouvernement avait décidé de s'attaquer aux excès de vitesse en supprimant les panneaux indicateurs de la présence de radars sur les routes, et en interdisant les avertisseurs contenus notamment dans les GPS.

Cette décision avait provoqué la colère des fabricants de tels avertisseurs, mais aussi d'une majeure partie des députés UMP, furieux de ne pas avoir été consultés sur cette mesure impopulaire. Les associations de famille des victimes de la route avaient également jugés ces mesures insuffisantes pour faire baisser la mortalité.

Aujourd'hui, leur constat est plus nuancé. «Le temps d'arrêt en mai dans la dégringolade des chiffres était prévisible après la réaffirmation par le gouvernement de la priorité que constitue la sécurité routière», affirme ainsi la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon. «Même si les mesures annoncées étaient pour nous insuffisantes, elles ont permis de remettre la sécurité routière au premier plan dans les médias», et donc d'agir sur le comportement des automobilistes.

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a lui estimé que cette baisse était due «d'abord à l'activité très intense des forces de police pour inverser la tendance», mais aussi «à la prise de conscience supplémentaire qui s'est faite chez les Français, parce que les thèmes de sécurité routière sont revenus à l'ordre du jour». Il faudra néanmoins que cet effort se poursuive sur le reste de l'année pour contrebalancer le mauvais premier trimestre 2011 (+8,6% de mortalité par rapport à 2010).

Une autre piste, beaucoup plus terre-à-terre, explique aussi cette baisse de la mortalité routière. Contrairement à mai 2010, le mois de mai 2011 ne comportait ni ponts, ni week-ends de trois jours, les jours fériés tombant cette année un dimanche. Même si le temps était exceptionnellement beau et sec, les automobilistes ont été moins incités à partir en week-end prolongé que l'année précédente. Et ont donc été moins nombreux sur les routes.

(source LeFigaro.fr)

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