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30/06/2011

ANITIBIOTIQUES : LES FRANÇAIS SUR UNE MAUVAISE PENTE....

 

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La consommation repart à la hausse depuis cinq ans, les femmes et les personnes âgées étant principalement concernées. 

 

L'embellie a duré cinq ans, mais la rechute guette. Après une diminution sensible entre 1999 et 2004, la consommation d'antibiotiques repart légèrement à la hausse en France, selon un nouveau bilan publié mardi par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Cette tendance est jugée «préoccupante» par l'Agence, qui met aussi en exergue le faible nombre de nouvelles molécules et un recours accru à certaines classes d'antibiotiques qu'il conviendrait pourtant de préserver.

Au début des années 2000, la France était championne d'Europe des prescriptions d'antibiotiques, et les résistances des bactéries à ces médicaments commençaient à grimper dangereusement. Un plan national d'actions vers les professionnels et une sensibilisation du public (avec le fameux slogan «Les antibiotiques, c'est pas automatique» de l'Assurance-maladie) ont renversé la vapeur. Mais depuis quelque temps, les indicateurs de consommation et du niveau des résistances semblent repartir vers le rouge.

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Alors qu'un nouveau plan antibiotiques (le troisième depuis 2001) doit être mis en place par le ministère de la Santé, le rapport de l'Afssaps fait une photographie précise de l'évolution ces dix dernières années. Entre 1999 et 2009, la consommation d'antibiotiques a globalement diminué de 16% dans notre pays. Mais si la baisse a été continue les cinq premières années, l'évolution est depuis plus irrégulière, et le chiffre plancher de 2004 n'a jamais été dépassé (voir ci-contre). La France caracole toujours dans les pays de tête en Europe, juste dépassée par la Grèce. Notre taux de consommation par jour et pour 1 000 habitants est 2,5 fois plus élevé que celui des Pays-Bas, le plus économe.

Des différences selon les régions 

En 2009, 157 millions d'unités d'antibiotiques ont ainsi été vendues en France. La grande majorité des prescriptions se font en médecine libérale, et plus des deux tiers de celles-ci sont le fait d'un généraliste. Pour autant, en valeur relative, ce sont les personnes hospitalisées qui sont les plus exposées à ces traitements. «Près de 4 patients sur 10 hospitalisés ont reçu en 2009 un jour donné une dose d'antibiotique, alors qu'en ville ce taux journalier est inférieur à 30 personnes sur 1.000», précise le rapport. Globalement, la consommation est majoritaire chez les femmes (57%) et dans les tranches d'âge les plus âgées. «La consommation progresse rapidement à partir de 65 ans et atteint des niveaux très élevés pour la population âgée de plus de 84 ans», souligne l'Afssaps, qui n'a pas pu publier de données chez les moins de 15 ans, compte tenu de sa méthodologie de calcul. Les niveaux de prescriptions varient aussi selon les régions, largement plus élevés dans le nord. De nombreux éléments (état de santé, offre de soins, démographie…) doivent être pris en compte pour interpréter correctement ces différences régionales, prévient l'Afssaps.

Innovation en panne 

Quatre familles d'antibiotiques sont en progression dans les prescriptions de ville: les tétracyclines, les associations de pénicilline (dont la part a quasiment doublé en dix ans), les céphalosporines dites de troisième génération et les quinolones. «L'augmentation de la consommation de ces deux dernières classes est préoccupante», estime l'agence, car elle contribue à sélectionner certains germes résistants. D'autant plus que l'innovation thérapeutique est en panne: ces dix dernières années, seules 10 nouvelles molécules ont été mises sur le marché, et 25 ont été arrêtées. Pour l'Afssaps, il est indispensable que les prescripteurs établissent toujours une distinction entre les antibiotiques de première ligne et ceux de recours qui doivent être considérés «comme une ressource rare dont l'association doit être limitée à des cas pleinement justifiés». Les infectiologues rappellent aussi que les infections des voies aériennes (angines, bronchites…) qui sont majoritairement d'origine virale sont encore trop souvent systématiquement traitées par antibiotiques.

(source LeFigaro.fr)

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