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26/06/2011

RADARS.....ON EN VOIT, SEMBLE T'IL , LE BOUT.....

 

 

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CHRONOLOGIE - D'après une note du ministère de l'Intérieur aux préfectures, les radars seront finalement tous signalés par un radar pédagogique. Le dernier chapitre d'un imbroglio de plusieurs semaines.

 

• 11 mai : En réaction à la très forte hausse du nombre de morts sur les routes en avril (+20% par rapport à avril 2010), le gouvernement décide de nouvelles mesures sur la sécurité routière. Après un comité interministériel, le gouvernement décide l'interdiction des panneaux routiers signalant la présence de radars. Cette décision provoque rapidement la colère des députés UMP, qui se font le relais du mécontentement des automobilistes de leur circonscription.

• 14 mai : Deux sondages indiquent qu'une large majorité de Français sont opposés à la disparition des panneaux annonçant les radars sur les routes (68% selon un sondage Ifop réalisé pour Sud Ouest Dimanche, 65 % selon celui d'Harris Interractive pour le site autoplus.fr).

» Les Français contre la fin des radars signalés

• 19 mai : Nicolas Sarkozy n'entend pas céder à la grogne des députés de sa majorité : lors d'une visite dans une gendarmerie du Var, il déclare qu'il ne «cédera pas sur l'objectif» de réduction du nombre de morts surla route et que les mesures annoncées seront bien mises en place.

» La sécurité routière, «objectif intangible» pour Sarkozy

• 20 mai : François Fillon tente de mettre un terme au tollé déclenché par les députés UMP. «Il ne faut pas être hypocrite, tance-t-il au sujet des radars. Nous savons comment fonctionnent ces panneaux : on freine avant le panneau et on réaccélère juste après le radar. Il n'y a pas de débat possible sur la nécessité de respecter les limites de vitesse. Je sais les désagréments que cela cause mais les résultats sont là», argue-t-il.

» Sécurité routière : François Fillon persiste et signe

• 22 mai : Après avoir durci le ton sur la question des radars, le gouvernement tente de passer à la méthode douce. Claude Guéant annonce ainsi le déploiement rapide d'un «millier de radars pédagogiques» indiquant leur vitesse aux automobilistes. Ceux-là seront «sans sanction», précise-t-il. Le ministre de l'Intérieur indique vouloir en installer 1000 sur les routes.

» Guéant annonce l'installation de «radars pédagogiques»

• 23 mai : 73 députés UMP adressent une lettre à François Fillon pour exprimer la «profonde exaspération» des «milliers» d'électeurs contre les nouvelles mesures en matière de sécurité routière. «Si nous partageons votre ambition quant au traitement attentif des problèmes de sécurité routière, nous regrettons l'absence totale de concertation qui a précédé ce comité interministériel. De plus, nous estimons que d'autres mesures (que la suppression des panneaux signalant les radars, ndlr) sont plus urgentes à prendre afin d'améliorer la sécurité routière», écrivent les députés.

• 24 mai : Dans la matinée, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant laisse entendre devant les députés UMP que le gouvernement est prêt à lâcher du lest: il annonce que le démontage de ces panneaux est suspendu, dans l'attente de concertations menées par les commissions départementales sur la sécurité routière. Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée, explique ce que les députés ont compris au sortir de cette réunion : que chaque radar fixe sera précédé d'un radar pédagogique.

Dans la soirée, le ministre de l'Intérieur dit autre chose. Sur France 2, Claude Guéant explique que l'installation de radars pédagogiques ne sera pas «systématique» pour signaler un radar fixe. lIls seront implantés «de façon aléatoire», parfois à «plusieurs kilomètres en amont» des radars fixes. Incompréhension dans les rangs de l'UMP.

» Radars non signalés : les députés UMP exaspérés

• 25 mai : Le gouvernement, par la voix de son porte-parole François Baroin, précise après le Conseil des ministres, que des radars pédagogiques seront bien installés le long des routes de France, mais qu'ils ne remplaceront pas les panneaux avertisseurs supprimés.

» Radars : la colère des députés qui ont «mal compris»

• 30 mai : Lors d'un déplacement dans la Somme, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant précise les modalités de déploiement des radars pédagogiques. «Près de 200 radars pédagogiques seront installés d'ici juin. Puis, dès le 15 juin, un appel d'offres sera lancé pour l'installation de 2000 radars pédagogiques supplémentaires d'ici la fin 2011».

Il en profite pour redire que ces appareils ne remplaceront pas les panneaux indiquant la présence de radars fixes. Le coût d'installation d'un radar pédagogique devrait se situer entre 2500 et 5000 euros suivant la zone et le type de radar. «Ce ne sont pas les contribuables qui financeront ce coût, mais les contrevenants» grâce aux amendes, assure le ministre.

» 2200 radars «pédagogiques» sur les routes fin 2011

• 20 juin : Une nouvelle fois, Claude Guéant déclare au cours d'un déplacement avec François Fillon, que les panneaux signalant la présence de radars fixes auront bientôt tous disparu des routes de France et ne seront pas systématiquement remplacés par des radars pédagogiques.

• 23 juin : Dans une note adressée aux préfets, le ministère de l'Intérieur précise que chaque panneau signalant la présence d'un radar fixe retiré devra être immédiatement remplacé par un radar pédagogique. Les automobilistes continueront donc d'être systématiquement avertis de la présence d'un radar fixe. «La zone concernée peut être étendue de plusieurs centaines de mètres à plusieurs kilomètres», précise la note de synthèse. Quant aux nouveaux radars fixes, leur installation «doit également être concomitante à celle d'un radar pédagogique», précise la place Beauvau.

(source LeFigaro.fr)

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