UA-65297019-1 UA-65297019-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/07/2011

MÉDECINS : PAIEMENT A LA PERFORMANCE DONC A LA QUALITÉ

 

medecins.jpg

La rémunération des praticiens libéraux ne sera plus uniquement basée sur leur nombre d'actes.

 

Faire privilégier aux médecins la qualité sur la quantité. C'est, en raccourci, l'objectif de la nouvelle convention que l'Assurance-maladie propose aux praticiens libéraux. Après un «tour de chauffe» laborieux de plusieurs semaines, son directeur, Frédéric van Roekeghem, a mis sur la table ce jeudi un premier texte. Il servira de base à la négociation, qui doit se conclure dans trois semaines. Principale innovation: les médecins ne seront plus uniquement payés à l'acte.

Ce mode de rémunération traditionnel sera d'abord complété de forfaits. L'Assurance-maladie propose ainsi d'allouer une somme fixe pour l'informatisation des dossiers médicaux des patients, pour l'utilisation d'un logiciel d'aide à la prescription, pour la présence d'un lecteur de carte Vitale ou pour la réservation de plages horaires sans rendez-vous aux malades chroniques. Ces items concerneront tous les médecins. S'y ajoutera, pour les seuls généralistes, un forfait à chaque fois qu'ils rédigent une synthèse annuelle du dossier médical d'un patient. Un pas vers le système de «capitation» britannique (paiement en fonction du nombre de patients), susceptible d'intéresser le syndicat de généralistes MG-France.

Vers une prime annuelle

Deuxième complément de rémunération, concernant lui aussi les seuls généralistes à ce stade, mais ayant vocation à être étendu à diverses spécialités au fil des ans : un paiement à la performance. Le médecin recevra ainsi une «prime» annuelle. Elle dépendra de l'atteinte, d'une part, de certains objectifs de santé publique (proportion de patients hypertendus dont la tension artérielle ne dépasse pas un certain niveau, de patients diabétiques effectuant les examens réguliers recommandés, de patients de plus de 65 ans vaccinés contre la grippe, de patientes de 50 à 74 ans ayant effectué un dépistage du cancer du sein...). Et, d'autre part, d'objectifs d'«efficience économique» (part de médicaments disposant de génériques dans le total des prescriptions...). C'est la généralisation du système testé depuis depuis deux ans avec un tiers des généralistes, volontaires. Le nouveau dispositif restera optionnel mais les médecins n'auront rien à perdre à y entrer.

Ces changements correspondent en grande partie aux revendications des deux syndicats médicaux (CSMF et SML) dont la signature est indispensable pour que la convention entre en vigueur, compte tenu de leur poids électoral. Ils constituent un «tournant majeur» , affirme Frédéric van Roekeghem, même si la rémunération à l'acte restera dominante. Aucune somme ne figure à ce stade dans le projet d'accord - ce sera évidemment le point clé des ultimes séances de négociation - mais l'idée implicite est que, sauf exception, la valeur de actes est appelée à stagner au cours des prochaines années. Vu l'ampleur des déficits publics, les marges de manoeuvre financières de la Sécu «sont toujours aussi étroites», a prévenu Frédéric van Roekeghem.

En l'absence des complémentaires santé, l'autre enjeu crucial de cette négociation, la régulation des dépassements d'honoraires en anesthésie, chirurgie et obstétrique, n'a pas été abordé ce jeudi.

(sources LeFigaro.fr)

 

Et comme chaque 1er week-end du mois les élus et conseillers de quartiers rencontraient les boulonnais, ici au Marché Escudier

IMG_5130.JPG

IMG_5133.JPG

 

IMG_5134.JPG

Les commentaires sont fermés.