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08/07/2011

NUCLEAIRE : FESSEINHEIM GAGNE 10 ANS DE PLUS....

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Le glas n'a pas encore sonné pour la plus ancienne centrale nucléaire de France (entrée en activité en 1977). L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu public, lundi 4 juillet, son avis sur les dangers ou non de prolonger l'activité d'une partie de la centrale.

"Le réacteur n°1 est apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires", peut-on lire dans le communiqué de presse officiel.

L'ASN opère tous les dix ans un contrôle sur les réacteurs numéros 1 des centrales françaises et choisit de prolonger ou non leur activité au cours de la prochaine décennie.

Les grandes lignes de l'analyse menée par les experts en collaboration avec l'exploitant Edf, avaient déjà été en partie révelées le 23 juin, dans les pages du quotiden français Le Figaro. Le document final détaille les mesures de précautions qu'EDF est tenu de prendre sur le réacteur numéro 1, afin de garantir la longévité de l'activité nucléaire alsacienne.

Recommandations

Les experts ont formulé deux presciptions majeures :

Renforcer le radier (chape de béton) du réacteur avant le 30 juin 2013, afin d’augmenter sa résistance au corium (magma issu de la fusion dans le réacteur) en cas d’accident grave avec percement de la cuve;
Installer avant le 31 décembre 2012 des dispositions techniques de secours permettant d’évacuer durablement la puissance résiduelle en cas de perte de la source froide.
En novembre dernier le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Tricastin avait lui aussi reçu un bilan positif pour dix années de fonctionnement supplémentaires.

Avant Fukushima

L'ASN rappelle "que cette décision n'intègre pas les conclusions attendues en fin d'année des évaluations complémentaires (tests de résistance) engagées à la suite de l'accident de Fukushima".

Un point sur lequel reviennent les ministres français de l'environnement et de l'énergie dans leur communiqué de presse, "la sûreté des installations nucléaires n'est pas négociable. Cet examen a été engagé avant Fukushima et permet déjà de tirer des premières conclusions pour l'amélioration de la sûreté", rappellent Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson.

Les résultats des stress tests (tests de résistance), opérés sur toutes les centrales nucléaires françaises, à la suite de la catastrophe de Fukushima, seront eux connus à la mi-novembre.

(source LeMoniteur.fr)

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