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21/07/2011

NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET RELANCE LE PHOTO VOLTAÏQUE

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La ministre de l'Écologie dévoile le nouveau dispositif visant à favoriser l'innovation et le «made in France». 

 

Les professionnels de la filière solaire française attendaient avec impatience ces dispositions depuis le début de l'année. Nathalie Kosciusko-Morizet dévoile pour Le Figaro les nouvelles règles du jeu pour les grandes installations, supérieures à 100 kilowatts crête (KWc) soit plus de 1000 m2 de panneaux photovoltaïques. Celles-ci passeront par une série d'appels d'offres dont les dernières modalités ont été arbitrées ce week-end à Matignon.

L'objectif, explique «NKM», est de stimuler l'essor d'une technologie photovoltaïque made in France. «Le dispositif précédent (avec des tarifs du rachat de l'électricité photovoltaïque par EDF très favorables, NDLR) favorisait le volume et le prix. Les entreprises se sont portées sur les technologies standards.» Le nouveau dispositif vise à développer des technologies innovantes à haut rendement sur lesquelles «les entreprises françaises sont bien positionnées», poursuit la ministre de l'Écologie. «Nous n'avons pas développé d'industrie de masse sur les premières séries de panneaux, mais nous n'essayons pas de courir après la Chine et l'Allemagne. Nous préparons le coup d'après», résume NKM.

Désormais, toutes les installations de plus de 1000 m2 feront l'objet d'appels d'offres. Avec deux catégories. Pour les installations «moyennes» (1000 à 2500 m2), le cahier des charges sera simplifié, et le critère principal de sélection restera le prix. Autrement dit, le candidat qui propose à EDF le courant le moins cher l'emporte. Un premier lot de 120 MWc doit être publié le 1er août, après l'avis de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) attendu le 26 juillet. Suivront six appels trimestriels portant sur 30 MWc chacun. Ces volumes porteront sur deux ans et demi «afin de donner de la visibilité aux industriels», explique Nathalie Kosciusko-Morizet. Et, gage de «crédibilité» du dispositif - mais aussi signal politique évident -, les candidats du premier concours seront sélectionnés avant l'élection présidentielle.

La seconde catégorie d'appels d'offres porte sur les grandes installations de plus de 2500 m2 et porte sur une capacité totale de 450MWc (lire le détail ci-contre). Outre le prix qui comptera pour 40 % de la note, pèseront d'autres critères : le projet industriel, la contribution à la recherche et l'environnement. Exemple cité par NKM : les projets de centrales solaires sur une friche industrielle ou sur une ancienne carrière seront clairement favorisés par rapport à une centrale prévue sur des terres agricoles. Autre nouveauté : les candidats devront offrir des garanties en matière de recyclage et de démantèlement de leurs centrales à l'issue de leur cycle de vie. À travers ces appels d'offres, le gouvernement veut favoriser des technologies encore émergentes comme ces miroirs mobiles qui traquent le soleil tout au long de la journée.

Les professionnels qui s'expriment notamment via le syndicat des énergies renouvelables (SER) dénonçaient le plafond de 500 MWc par an annoncé en mars pour l'ensemble du secteur. Il ne s'agit pas d'un plafond mais d'une cible, insiste-t-on au ministère. Laquelle sera dépassée cette année, puisque, d'ores et déjà, pour le seul premier trimestre, 300 MW ont été installés, comme l'annonçait NKM au Figaro le 5 juillet.

Objectif Grenelle atteint 

Ajoutés aux 973 MWc installés fin 2010, selon le rapport Charpin, l'objectif de 1100 MWc cumulés pour 2012 fixé par le Grenelle de l'environnement est d'ores et déjà dépassé. «Il n'y a pas eu de coup d'arrêt de la filière», martèle Nathalie Kosciusko-Morizet, chiffres à l'appui. Toutefois, la ministre comprend que «les modifications successives du cadre, tous les six mois depuis 2008, aient été pénalisantes. Mais cette période est finie  », assure-t-elle.

En attendant, le gel de trois mois des installations photovoltaïques décrété en décembre a fragiliséNKM02358078-photo-nkm.jpg des PME et contraint certaines à mettre la clé sous la porte. Même si les particuliers n'ont été touchés ni par le moratoire ni par la baisse des tarifs, ce marché a ralenti, assure-t-on au SER. Pour certaines PME, entre le moratoire de décembre 2010 et la réponse aux appels d'offres au printemps 2012, dix-huit mois sans activité auront été fatals. Sur les 25.000 emplois de la filière, le ministère prévoit que l'effectif dans la recherche (8200) devrait augmenter. Les emplois restant (16.700 dans l'installation et les bureaux d'études) subissent des «ajustements» mais devraient aussi bénéficier du nouveau cadre.

«Je cherche à passer un nouveau pacte de confiance avec l'industrie du photovoltaïque», résume Nathalie Kosciusko-Morizet. Aux professionnels de lui répondre.

(source LeFigaro.fr)

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