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26/08/2011

LA TOMATE EN CRISE....DISTRIBUTEURS MIS A CONTRIBUTION

 

 

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Après la pêche nectarine, la poire et l'artichaut, c'est au tour de la tomate, légume le plus consommé en France -en moyenne 14 kg par an et par habitant- d'être officiellement en crise conjoncturelle.

Selon le relevé quotidien du service des nouvelles du marché (SNM), qui relève le prix de vente des fruits et légumes dans l'Hexagone pour le compte du ministère de l'Agriculture, «le prix de la tomate a diminué en moyenne de 28% sur les cinq dernières années pendant plus de cinq jours consécutifs», explique Pierre Diot, président de l'AOP tomates, concombres et laitues (association des organisations des producteurs).

Ce niveau de prix qualifié d'«anormalement bas», observé pendant plus de trois jours d'affilée, «déclenche l'application de l'accord de modération des marges passé entre la distribution et les producteurs dans le cadre de la loi de modernisation de l'agriculture, s'applique depuis ce lundi 7 août», poursuit Pierre Diot.

Les distributeurs, dont la tomate est la première source de chiffre d'affaires de leur rayon fruits et légumes, sont donc tenus de diminuer leur prix de vente pour rendre le produit plus attractif et mieux rémunérer les producteurs. Ils travaillent pour l'instant à perte. «Le prix de la tomate payé au producteur est actuellement compris entre 60 et 70 centimes le kilo, soit une chute de 30 à 35% par rapport à l'an dernier, précise le responsable professionnel. Compte tenu de nos coûts de production, qui se composent pour moitié de charges de personnel et d'énergie, notre prix moyen de ­revient se situe ­actuellement entre 90 cents et 1 euro.»

Concurrence du melon 

Les raisons de ce marasme sont quadruples. «Nous notons un afflux de tomates de Hollande, Belgique et d'Espagne sur le marché depuis la crise du concombre de la fin mai ce qui s'est traduit par un effondrement des cours», constate Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France. Autre explication de la responsable: la météo. «Le temps a diamétralement changé. Nous sommes passés de l'été à l'automne, ce qui a réduit l'appétit du consommateur pour ce légume davantage consommé par beau temps», remarque-t-elle. Troisième explication: la recrudescence en temps de crise des productions de tomates dans les jardins familiaux. «On estime cette production à 100.000 tonnes par an, soit plus de 10% de la consommation nationale», indique pour sa part Pierre Diot. Enfin, plus inattendue, la concurrence de la tomate avec d'autres produits comme le melon, plus facile à déguster en entrée par exemple.

(source LeFigaro.fr)

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