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28/08/2011

STATUE DE LA LIBERTE "EN TRAVAUX"POUR UN AN

 

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La Statue de la Liberté va être soumise à des travaux de rénovation d'une durée d'un an à partir du mois d'octobre et n'accueillera, pendant cette période, aucun visiteur, a annoncé le secrétaire américain à l'Intérieur Ken Salazar.

 

 

 

Les travaux, d'un coût de 27,25 millions de dollars, doivent débuter le jour suivant le 125e anniversaire de son inauguration, qui a eu lieu le 28 octobre 1886. Selon des responsables, les travaux vont consister à rendre le monument plus accessible et plus sûr, en apportant des modifications à l'escalier en colimaçon qui mène à son sommet, au système de sécurité incendie, aux toilettes et aux ascenseurs. "J'ai promis que nous continuerions à améliorer l'intérieur [de la statue] pour le rendre plus sûr et plus accessible à tous", a indiqué Ken Salazar.

Les touristes ne pourront alors plus entrer dans la fameuse statue et grimper son escalier pour arriver tout en haut, au niveau de sa couronne. Ils pourront toutefois continuer à se rendre sur Liberty Island, l'île sur laquelle se trouve le colosse de 46 m de haut. L'accès à "Lady Liberty" avait été interdit après les attentats du 11-Septembre, puis de nouveau autorisé il y a deux ans à de petits groupes de touristes.

rappel le satatue a bien été conçue et fabriquée

(source LeMoniteur.fr)

L'occasion de faire, Un peu d'Histoire: 


L'assemblage de la structure

L'armature de la statue selon des plans de 1885.

D'un commun accord, il fut convenu que les États-Unis se chargeraient de la construction de la base de la statue, alors que les Français seraient responsables de la construction de la statue puis de son assemblage une fois les pièces arrivées sur le sol américain. Cependant, des problèmes financiers survinrent des deux côtés de l'Atlantique.

En France, la campagne de promotion pour la statue débuta à l'automne 187512. C'est l'Union franco-américaine, fondée en 1874, qui se chargea d'organiser la collecte des fonds pour la construction de la statue. Tous les moyens de l'époque furent utilisés à cette fin : articles dans la presse, spectacles, banquets, taxations publiques, loterie, coupe-papier à l'effigie de la statue, etc. Plusieurs villes françaises13, des conseils généraux, des chambres de commerce,par le Grand Orient de France mais aussi des milliers de particuliers firent des dons. Le nombre de 100 000 souscripteurs fut annoncé14. Dès la fin de l'année 1875, les fonds rassemblés se montaient déjà à 400 000 francs, mais le devis passa par la suite à un million de francs de l'époque15. Ce n'est qu'en 1880 que la totalité du financement fut assurée en France. Parallèlement, aux États-Unis, des spectacles de théâtre, des expositions d'art, des ventes aux enchères ainsi que des combats de boxe professionnels furent organisés pour recueillir de l'argent.

Pendant ce temps, en France, Bartholdi avait besoin d'un ingénieur pour se charger de la structure interne d'une telle statue en cuivre. C'est Gustave Eiffel qui fut engagé pour réaliser le pylône métallique massif qui soutient la statue, ainsi que le squelette secondaire interne qui permet à la « peau » en cuivre de la statue de tenir d'elle-même en position verticale. Les pièces de cuivre furent fabriquées dans les ateliers de la société « Gaget-Gauthier », en 1878. Les feuilles de cuivre furent données par Pierre-Eugène Secrétan. Les travaux de précision furent ensuite confiés par Eiffel à Maurice Koechlin, l'un de ses proches avec qui il travailla aussi sur la Tour Eiffel.

Bartholdi avait espéré que la statue serait terminée et assemblée pour le 4 juillet 1876, date précise du centenaire de l'indépendance, mais un départ différé puis quelques soucis durant la période de construction retardèrent les travaux : le plâtre de la main se brisa en mars 187616. Cette dernière fut tout de même exposée en septembre 1876 à la Centennial Exposition (exposition du centenaire) de Philadelphie17. Les visiteurs pouvaient grimper sur une échelle qui menait au balcon situé autour de la torche, moyennant 50 cents. Des photographies, des affiches et des maquettes de la statue furent vendues pendant l'Exposition. L'argent récolté put être utilisé pour terminer les travaux. Deux années plus tard, en juin 1878, la tête de la statue fut révélée au public dans les jardins du Champ de Mars à l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1878 : les visiteurs pouvaient pénétrer dans la tête jusqu'au diadème au moyen d'un escalier de 43 mètres18.

L'obtention du brevet

Le brevet de la statue, obtenu par Bartholdi en 1879.

Le 18 février 1879, Bartholdi obtient un brevet pour sa statue, le brevet D11,02319.

Ce dernier la décrit en ces termes :

« Une statue représentant la Liberté éclairant le monde, qui consiste, fondamentalement en un personnage féminin drapé, avec un bras levé, portant une torche, alors que l'autre tient une tablette gravée, et avec un diadème sur la tête, en substance comme indiqué plus avant20. »

Le brevet précise aussi que le visage de la statue possède des « traits classiques mais graves et calmes »21, et note que le corps de la statue est légèrement penché sur la gauche afin de reposer sur la jambe gauche, de telle sorte que le monument tienne en équilibre22. Il est en outre précisé que la statue est interdite de reproduction « de toute manière connue en art glyphique sous forme de statue ou statuette, ou en haut-relief ou bas-relief, en métal, pierre, terre cuite, plâtre de Paris ou autre composition plastique23. »

L'acquisition de l'île

La statue est située sur l'île de Liberty Island, dans le port de New York. À l'origine, l'île était connue sous le nom de Bedloe's Island, et servait de base militaire. Elle abritait le Fort Wood, bastion d'artillerie construit en granit et dont les fondations en forme d'étoile à onze branches servirent de base pour la construction du socle de la statue. Le choix du terrain et son obtention demandèrent plusieurs démarches. En 1877, le Congrès des États-Unis donna son accord pour la construction de la statue et W. T. Sherman fut nommé pour désigner le terrain où le monument serait bâti. Il choisit le site de Bedloe's Island24. Quinze ans avant l’inauguration, Bartholdi avait déjà envisagé de construire son bâtiment sur l’île de Bedloe. Dans son esprit, elle y était déjà construite et tournée vers son continent d'origine, l'Europe dont elle accueillait et allait continuer d'accueillir les immigrants25. Ce n'est qu'en 1956 que le Congrès décida du changement du nom de l'île en Liberty Island, c'est-à-dire « île de la liberté ».

Les dernières étapes de la construction, puis l'assemblage

 

Le socle, avant d'accueillir Miss Liberty.

La réalisation de l'immense socle de la statue avait été confiée par Bartholdi aux Américains, alors que les Français devaient se charger de la construction de la statue puis de son assemblage. La collecte des fonds nécessaires à la réalisation de l'ouvrage fut placée sous la responsabilité du procureur général, William M. Evarts. Mais comme elle avançait très lentement, Joseph Pulitzer26 accepta de mettre à la disposition des responsables de la construction les premières pages du New York World afin de récolter de l'argent. Le journal fut également utilisé par son créateur pour critiquer les classes aisées, étant donné leur incapacité à trouver les fonds nécessaires, ainsi que les classes moyennes, qui comptaient sur les plus riches pour le faire. Les critiques acerbes du journal eurent alors des effets positifs, en incitant les donneurs privés à se manifester, tout en procurant au journal une publicité supplémentaire, puisque 50 000 nouveaux abonnés furent enregistrés pendant cette période. Les fonds nécessaires à la construction du socle imaginé par l'architecte américain Richard Morris Hunt et réalisé par l'ingénieur Charles Pomeroy Stone, furent toutefois rassemblés en août 1884. La première pierre du piédestal fut posée le 5 août 1884, et le socle, majoritairement composé de pierre de Kersanton provenant des carrières de Loperhet et de Logonna-Daoulas, fut construit entre le 9 octobre 1883 et le 22 août 188627. Lorsque la dernière pierre de l'édifice fut posée, les maçons prirent plusieurs pièces d'argent dans leur poche, et les jetèrent dans le mortier. Les participants à la cérémonie déposèrent leurs cartes de visite, des médailles et des journaux dans un coffret de bronze, déposé dans le socle28. Au cœur du bloc qui compose le socle, deux séries de poutres rattachent directement la base à la structure interne imaginée par Gustave Eiffel de façon que la statue ne fasse qu'un avec son piédestal. En outre, la pierre de parement du socle de la statue de la Liberté provient des carrières d'un petit village de France, Euville dans la Meuse, réputé pour la blancheur de sa pierre, dite « d'Euville » et pour ses qualités de faible érosion à l'eau de mer.

La traversée de l'Atlantique, l'assemblage et l'inauguration

La tête de la statue à l'atelier.

Les différentes pièces de la statue furent terminées en France dès 1884. La statue reçut alors plusieurs visiteurs de marque tels que le président de la République Jules Grévy et l'écrivain Victor Hugo29. Le démontage commença en février 1885.

La statue fut envoyée à Rouen par le train, puis elle descendit la Seine en bateau30 avant d'arriver au port du Havre. Elle entra dans le port de New York le 17 juin 1885, à bord d'une frégate française, l'Isère, et reçut un accueil triomphal de la part des New-Yorkais31. Afin de rendre la traversée possible à bord d'un tel navire, la statue fut démontée en 350 pièces, réparties dans 214 caisses, en sachant que le bras droit et sa flamme étaient déjà présents sur le sol américain, où ils avaient été exposés une première fois lors de la Centennial Exposition, puis à New York. 36 caisses furent réservées aux rondelles, rivets et boulons nécessaires à l'assemblage32. Une fois arrivée à destination, la statue fut réassemblée en quatre mois, sur son nouveau piédestal. Les différentes pièces furent jointes par des rivets en cuivre et le drapé permit de résoudre les problèmes de dilatation33.

Le 28 octobre 1886, la statue de la Liberté fut inaugurée en présence du président de l'époque, Grover Cleveland, ancien gouverneur de New York, devant 600 invités et des milliers de spectateurs34. C'est Frédéric Desmons, alors vice-président du Sénat, qui représenta la France lors de l'inauguration35. Ferdinand de Lesseps et de nombreux francs-maçons étaient également présents. Le monument représentait ainsi un cadeau célébrant le centenaire de l'indépendance américaine, livré avec dix années de retard. Le succès du monument grandit rapidement : dans les deux semaines qui suivirent l'inauguration, près de 20 000 personnes s'étaient pressées pour l'admirer36. La fréquentation du site passa de 88 000 visiteurs par an, à un million en 1964 et trois millions en 198737.

Le phare du port de New York

La statue fonctionna comme phare entre la date de son montage, en 1886, et 190238. À cette époque, c'est l'U.S. Lighthouse board qui était chargé d'assurer son fonctionnement. Un gardien de phare avait même été assigné à la statue et la puissance du faisceau lumineux était telle qu'il était visible à une distance de 39 kilomètres39. Un générateur d'électricité avait alors été installé sur l'île afin de faire fonctionner la structure.

(wikipedia)

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