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31/08/2011

L'UNIVERS DES SMARTPHONES VIT SON BIG-BANG

 

 

 

Le rachat de Motorola par Google a bouleversé l'équilibre en place. Une nouvelle carte se dessine. 

 

motorola-logo-android-france.jpgLe 15 août, en pleine torpeur estivale, le géant de l'Internet Google a donné un grand coup de pied dans la fourmilière des smartphones et des tablettes. En ­rachetant pour 12,5 milliards de dollars Motorola, pionnier de la téléphonie mobile, il s'est clairement positionné face à Apple. La marque à la pomme a été le premier à bâtir un univers complet comprenant à la fois des terminaux (iPhone, iPad), des magasins (App Store et iTunes) pour accéder à toutes ses applications (musique, vidéo, édition, jeux, vie pratique…) et un système d'exploitation (iOS) permettant de faire fonctionner l'ensemble. En copiant ce modèle, Google a obligé tous les autres acteurs du secteur à se repositionner.

Quelques jours plus tard, le géant de l'informatique HP, qui avait de grandes ambitions dans les smartphones et les tablettes, a jeté l'éponge. Nokia, l'ex-star mondiale des télécoms, est pratiquement condamné à passer sous la coupe de Microsoft. Enfin, les fabricants asiatiques Samsung, LG et HTC vont devoir choisir leur camp.

Les dépendants d'Android

Jusqu'à présent, Google offrait gratuitement son système d'exploitation mobile Android à tous les fabricants de smartphones et de tablettes. Une aubaine pour Samsung, LG, ou HTC qui ont inondé le marché avec leurs produits. Conséquence, ­An­droid est désormais présent sur 43% des smartphones dans le monde.

Mais, avec Motorola dans son giron, Google peut changer brutalement de stratégie. Il a inversé complètement le rapport de force avec Samsung, LG ou HTC. Ces marques «dépendantes» d'Android sont à la merci de Google. Celui-ci peut tout simplement décider de leur facturer son système ou il peut réserver ses dernières avancées technologiques à ses seuls téléphones Motorola.

Cette dernière perspective est celle que les fabricants redoutent le plus. Ils seraient en permanence en retard. Un cauchemar dans une telle industrie, où les positions commerciales changent en quelques mois. Samsung, HTC, LG, Sony Ericsson ou Huawei devraient donc se tourner très rapidement vers un autre système d'exploitation.

Le duo Microsoft-Nokia

Microsoft a été le premier acteur du monde des logiciels à se rapprocher d'un fabricant de terminaux:Nokia.jpeg Nokia. Mais il n'a pas été jusqu'à le racheter. En effet, une telle perspective reste difficilement envisageable tant les Finlandais sont attachés à leur entreprise nationale. La solution du partenariat stratégique semble donc la plus prudente. L'alliance Microsoft-Nokia devrait profiter de la redistribution des cartes. D'autant que Microsft s'apprête à sortir une nouvelle version de son logiciel Windows Phone, meilleure que la précédente. Les fabricants LG, Samsung ou ZTE, qui avaient adopté la première version de Windows Phone, en ont un mauvais souvenir. Leurs Windows Phone se sont très mal vendus. Toutefois, Roberta Coz­za, analyste chez Gartner, estime que Microsoft sera bien le troisième acteur des logiciels pour mobiles (après Android et Apple) et qu'il devrait représenter 20% du marché d'ici à cinq ans.

Leo_Apotheker.jpgY a-t-il de la place pour un quat­rième acteur, voire un cinquième, dans ce monde de géants? Après avoir affirmé qu'il serait le quatrième, Leo Apotheker (photo), le PDG de HP, a jeté l'éponge. Il vient d'annoncer que son groupe se séparait des activités PC, tablettes et smartphones. Son système d'exploitation, WebOS, hérité de Palm, ne devrait pas survivre. À moins qu'il intéresse un fabricant en mal d'autonomie, pourquoi pas un chinois?

Enfin, le canadien RIM, avec ses téléphones BlackBerry et sa tablette PlayBook, vise aussi cette quatrième place. Mais sa position isolée et la concurrence frontale de l'iPhone dans les milieux professionnels ne cessent de peser sur ses ventes. Le groupe dispose de plusieurs options. Il peut continuer à faire cavalier seul ou tenter de rallier d'autres fabricants à sa cause pour augmenter sa puissance de frappe.

(sourceLeFigaro.fr)

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