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08/09/2011

RENTREE : LE ROYAUME UNI TESTE LES "ECOLES LIBRES"

 

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Vingt-quatre «free schools», financées par l'État mais qui peuvent être gérées par les parents d'élèves, ouvrent leurs portes cette semaine outre-Manche. Un concept qui suscite l'enthousiasme des parents et le scepticisme des syndicats.

 

Sur le papier, c'est le rêve de bien des parents. Pour la rentrée 2011, vingt-quatre écoles d'un nouveau type vont ouvrir au Royaume-Uni : appelées «écoles libres», elles sont financées par l'État mais leur création est laissée à l'initiative d'associations locales, de professeurs et même de parents d'élèves.

David-Cameron3.jpgLes écoles libres sont une des promesses de campagne de David Cameron, dans le cadre de sa «Big society» basée sur un désengagement de l'État et une plus grande place laissée à la société civile. La partie éducation s'inspire de modèles étrangers, notamment suédois et américain («charter schools»), où des établissements autonomes sont libres d'organiser leur enseignement comme ils l'entendent. Des écoles du même type existaient bien déjà au Royaume-Uni («Academies»), mais elles ne pouvaient être ouvertes qu'à l'initiative d'organismes spécialisés, pas de citoyens.


 

Le recrutement et les programmes gérés par les parents

Pour lancer une école libre, un certain nombre de conditions doivent être réunies. À la base de tout : les parents. Via par exemple une pétition, le groupe ou l'organisation qui veut créer l'établissement doit apporter la preuve qu'il existe une réelle demande locale des parents d'élèves. À cela s'ajoutent la présentation d'un projet éducatif et d'un plan financier. Si le dossier est validé par le ministère de l'Éducation, c'est l'État qui prend en charge les dépenses de l'établissement - qui reste gratuit pour les parents - et son implication s'arrête là. Le recrutement des professeurs, le nombre d'enfants par classe, l'organisation des emplois du temps et le contenu des programmes enseignés, eux, sont entièrement décidés par le comité directeur de l'établissement, c'est-à-dire le cas échéant par les parents eux-mêmes.

Pour la rentrée 2011, ce sont donc 24 projets qui ont été validés, parmi plus de 300 dossiers déposés : huit ont été initiés par des groupes de parents, cinq par des professeurs, cinq autres par des organismesguardian_153221t.jpg éducatifs et six sont des écoles existantes qui changent de modèle. En tout, l'investissement pour l'État avoisine les 150 millions d'euros. But affiché du gouvernement : fournir une meilleure éducation, prenant mieux en compte les besoins locaux, notamment dans les zones défavorisées. Mais pour certains syndicats enseignants, c'est là que le bât blesse. «Si vous regardez où les 24 établissements sont situés, comme l'a fait le Guardian, vous remarquerez qu'ils se trouvent en majorité dans des zones privilégiées, dénonce au Figaro la secrétaire générale d'ATL («Association of teachers and lecturers»), Mary Bousted. C'est donc une politique qui va utiliser l'argent public pour donner des privilèges à des parents déjà aisés, aux dépens des plus démunis».

«Une menace pour les écoles classiques»

Autre inquiétude du syndicat : la durabilité économique du projet et ses conséquences sur les autres écoles du pays. «Le gouvernement assure que ça se fera sans surcoût mais on voit mal comment des classes plus réduites pourraient coûter le même prix. Ces dépenses supplémentaires, ce pourrait être autant d'argent en moins alloué aux écoles ‘normales'», poursuit Mary Bousted. D'autant que les établissements classiques, ainsi concurrencés, pourraient faire face à une chute du nombre d'inscriptions, ce qui risque selon les syndicats de casser le système éducatif britannique.

TheIndependentMasthead1.jpgLes critiques s'inquiètent enfin du risque de dérives, notamment confessionnelle, des enseignements dispensés dans ces écoles. Le journal The Independant explique ainsi que parmi les écoles-test qui s'apprêtent à ouvrir leurs portes, cinq sont confessionnelles (deux juives, une sikh, une hindou et une anglicane). D'autres projets éducatifs font polémique, tel que celui rapporté par le Guardian d'une école de Manchester plaçant son enseignement sous le signe de «valeurs martiales», avec un encadrement confié à des militaires. Faisant fi des objections soulevées, le gouvernement est bien décidé à développer rapidement le concept : une seconde tranche d'écoles libres est déjà prévue pour l'an prochain. Parmi les projets retenus, The Independant relève le cas de Newark, au nord de Nottingham, qui enseignera la théorie créationniste.

(source LeFigaro.fr)

Hier soir réunion au théâtre de Neuilly pour les sénatoriales

 

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(photo : Pierre-Christophe Baguet avec Roger Karoutchi et Isabelle Debré, candidats)

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