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12/09/2011

APPLIS PREMIERS SECOURS ,ON EN PARLE ......

 

 

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Les applications premiers secours permettent d'apprendre des gestes d'urgence, de localiser les hôpitaux les plus proches, ou encore de contacter les urgences médicales à l'étranger. Ici, l'application gratuite Arrêt cardiaque de l'association RMC-BFM.

INTERVIEW - Les applications pour smartphones qui proposent de localiser services d'urgence et défibrillateurs, ou détaillant les gestes qui sauvent, se popularisent. Le Dr Marc Giroud, président du Samu de France, rappelle qu'il ne faut les utiliser qu'en complément des instructions des professionnels.

 

LE FIGARO - Quelles fonctions des applications dites d'urgence vous semblent intéressantes ?

Giroud.jpgDr Marc GIROUD - Comme nous avons beaucoup milité pour l'installation de défibrillateurs en accès libre dans les lieux publics, les applis qui permettent de localiser l'appareil le plus proche nous semblent évidemment utiles. Quant aux guides des gestes de premier secours, ils sont intéressants mais surtout pour s'informer en amont, quand on a du temps libre, et pas «à chaud».

Quelle recommandation feriez-vous aux utilisateurs ?

Il ne faut pas croire que l'appli nous rend autosuffisant, que puisque j'ai un smartphone, je peux gérer tout seul. C'est là notre inquiétude principale. Il faut toujours appeler les secours avant de se lancer dans quoi que ce soit. D'autant que même si on parvient à stabiliser la situation, il faudra forcément que l'équipe médicale prenne le relais ensuite - on n'a jamais vu une personne faire un arrêt cardiaque puis rentrer chez elle grâce à un simple massage !

Faut-il craindre que les personnes auto-formées grâce à leur appli fassent des dommages, par exemple en exécutant mal certains gestes ?

Consulter une appli sur son téléphone ne va jamais remplacer une formation pratique avec des spécialistes des premiers secours. Ces outils grand public high tech gardent un caractère un peu superficiel, et l'apprentissage est nécessairement peu profond et durable. Mais il ne faut pas les condamner pour autant. Et je ne vois pas en quoi elles pourraient faire plus de mal que de bien. Prenons l'exemple d'un massage cardiaque. Bien sûr, il est possible de le faire mal. Mais ne rien faire du tout ne serait pas mieux. Et ces applis ne «désapprendront» jamais aux gens des gestes qu'ils faisaient bien auparavant. En revanche, je rappelle qu'il est toujours préférable de se faire expliquer les gestes au téléphone par un professionnel du Samu, plutôt que de suivre les conseils de l'appli. Une transmission orale est plus précise et mieux adaptée à chaque situation particulière.

(source leFigaro.fr

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