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23/09/2011

UNE HAUSSE ATTENDUE DES COMPLEMENTAIRES SANTÉ

 

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Les mutuelles et compagnies d'assurance préparent une première augmentation de 0,9% dès le 1er octobre puis une hausse moyenne de 8% au 1er janvier.

 

Les particuliers vont payer cher la hausse de la taxe, de 3,5% à 7%, des mutuelles de santé. Ce volet du plan de rigueur du gouvernement, approuvé par les parlementaires la semaine dernière, permettra aux pouvoirs publics d'économiser plus d'un milliard d'euros par an. Il concerne les contrats santé dits responsables et solidaires, c'est-à-dire 95% du marché de la complémentaire santé.

«Les mutuelles et compagnies d'assurance préparent une première augmentation de 0,9% dès le 1er octobre puis une hausse moyenne de 8% au 1er janvier, confirme Christophe Courtin, président du courtier santé santiane.fr. En trois mois, les assurés verront le prix de leurs contrats augmenter à deux reprises, après une hausse de 7 % à 8% en 2010.» D'après cet expert, certaines compagnies prépareraient même des augmentations de 12% à 13% pour janvier prochain. La hausse des cotisations répercute aussi l'inflation médicale et le vieillissement de la population, à raison d'environ 4% d'augmentation des prix par an.

Depuis l'annonce de la hausse de la taxe, les mutuelles et le gouvernement se renvoient la responsabilité d'une majoration des cotisations. «Les mutuelles font des marges. Ce ne sont pas des entreprises comme les autres, affirmait la semaine dernière la secrétaire d'État à la Santé, Nora Berra. Elles mutualisent des fonds justement pour participer à une mission de service public.»

«Nous ne voulons pas affaiblir nos fonds propres alors que nous nous préparons à l'arrivée des normes Solvabilité II et que notre exposition aux risques longs -dépendance et prévoyance- croît, réplique Thierry Baudet, président de la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN). La seule question est de savoir si nous allons répercuter une partie ou l'intégralité des 40 à 50 millions d'euros que coûtera la taxe à la MGEN.»

Un équilibre fragilisé 

En 2004, la MGEN s'était acquittée d'une première contribution fiscale de 16 millions d'euros. Elle prévoitSAGON000010384_25.jpg d'en payer environ 200 millions l'année prochaine. «Nous répercuterons intégralement la hausse de la taxe, affirme de son côté Patrick Sagon,(photo) président de la Mutuelle générale. Le prix de notre complémentaire augmentera de 7% à 8%.»

Les contrats santé responsables et solidaires sont le fruit d'un bras de fer entre la mutualité et les compagnies d'assurance. Confortés par le droit européen, les acteurs privés ont obtenu en 2002 de bénéficier des mêmes avantages fiscaux que les mutuelles en échange d'engagements sociaux. Un équilibre aujourd'hui fragilisé: «La nouvelle hausse de la taxe pourrait inciter certains acteurs de la profession à sortir des contraintes des contrats solidaires, laissant aux mutuelles 45 le soin d'assurer les profils les plus risqués», craint ainsi Patrick Sagon.

«Les mutuelles et institutions de prévoyance ont réalisé trop tard que c'est au niveau européen qu'elles doivent défendre leur modèle et qu'il leur faut s'en donner des moyens, juge Renaud Vatinet, associé du cabinet Kurt Salmon. Pour survivre au sein de l'UE, le secteur mutualiste doit accélérer sa concentration en se tournant vers l'international.»

(source leFigaro.fr)

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