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26/09/2011

LES SENIORS 50-65 ANS (et même plus) VEULENT RESTER JEUNES

 

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 Optimiste pour elle-même, cette génération pivot craint pour l'avenir de ses enfants. 

 

Ils ont entre 50 et 65 ans, voire plus,  mais pensent en avoir 12 de moins et se voient en pleine forme jusqu'à 79 ans. Optimistes, les seniors? Oui, mais aussi réalistes, hédonistes, pressés et très tournés vers une famille dont ils constituent le pivot, selon une enquête réalisée par Harris Interactive pour la société de prévoyance Vauban Humanis auprès de 1.000 individus âgés de 50 à 65 ans.

Âgés de 57 ans en moyenne, les seniors estiment dans leur écrasante majorité être en bonne santé (82%) et s'imaginent le rester une bonne vingtaine d'années avant de décliner doucement et de tirer leur révérence à 88 ans.

Un scénario sans doute encouragé par les progrès de l'espérance de vie. Cette génération «sandwich», coincée entre petits-enfants, enfants et parents âgés, est dans une forme «d'urgence à profiter de la vie, car ils sentent que leur énergie commence à décliner et ils sont conscients des sacrifices qui se profilent pour aider leurs enfants ou leurs propres parents», analyse Denis Guiot, professeur à l'université Paris Dauphine, expert en marketing des seniors.

Cet appétit entraîne 64% des seniors à la recherche d'émotions positives. Entre 50 et 65 ans: c'est l'âge du bonheur. «Vous êtes potentiellement plus heureux durant cette période qu'à un âge moins avancé. Vous avez appris à relativiser, à gérer votre stress», commente Stéphanie Poisson, chargée d'études chez Vauban Humanis. Ce regard apaisé concerne cependant plus leur propre vie que le monde qui les entoure. Dans un contexte de crise, pouvoir d'achat et chômage, santé et retraite sont cités comme les enjeux majeurs de demain.

Garants des liens familiaux 

Effrayés par la perte des valeurs, les instabilités politiques et les problèmes écologiques, ils ne voient pas le monde en rose. «Ils craignent que des contraintes budgétaires viennent entraver leurs projets, mais ils reportent aussi les inquiétudes sociétales sur leurs enfants, souligne Denis Guiot. Beaucoup des seniors estiment qu'une génération entière sera sacrifiée.» Trois répondants sur cinq avouent d'ailleurs ne pas être «confiants» dans l'avenir de leurs descendants. Une inquiétude particulièrement forte chez les cadres supérieurs.

Face à cette dureté, la quasi-totalité des 50-65 ans sont prêts à faire rempart. 88% des sondés affirment qu'ils n'hésiteront pas à aider leurs parents ou leurs enfants. Avec une petite préférence pour ces derniers. Quinquagénaires et sexagénaires sont en effet prêts à sacrifier leurs projets à ceux de leurs enfants, mais pas à ceux de leurs parents… Pourtant, une personne interrogée sur cinq aide un proche en situation de dépendance, principalement un parent ou un beau-parent.

Garants des liens familiaux, quatre seniors sur cinq contactent leurs enfants au moins une fois par semaine. Les trois quarts d'entre eux prennent aussi des nouvelles hebdomadaires de leurs parents. Dans cette «hiérarchie» familiale, les petits-enfants décrochent le rôle de favori. «Les grands-parents vont essayer de leur transmettre ce qu'ils ont l'impression de ne pas avoir fait passer à leurs enfants», note Stéphanie Poisson. Une transmission centrée sur les valeurs, le savoir, la culture et les traditions plutôt que sur le patrimoine, avancent les seniors. 83% d'entre eux ont cependant pris des mesures pour leur héritage afin d'éviter les soucis ou les conflits liés à la succession.

 

Coup de jeune ou coup de vieux : les événements marquants

Le phénomène est bien connu: à partir de 50 ans, l'horloge du temps s'arrête. Les 50-65 ans s'imaginent en effet moins âgés qu'ils ne le sont. Cette perception de l'âge varie au gré des événements qui ponctuent leur vie.

Des événements qui arrivent parfois plus tard ou plus tôt que prévu, bouleversant au passage l'idée que l'on se fait de son avancement dans la vie. Ainsi, la naissance ou l'adoption d'un enfant fonctionne comme un élixir de jeunesse, plaçant le senior dans un rôle de jeune parent généralement dévolu aux trentenaires.

Paradoxalement, des actualités moins heureuses peuvent, elles aussi, effacer les années qui passent. Un divorce ou une séparation, par exemple, serait vécu par les seniors comme le début d'une autre vie où tout est à réinventer.

La dépendance financière d'un enfant ou d'un proche peut aussi être mieux perçue que l'on ne l'imagine. «La personne qui aide ses proches se sentira bien insérée dans la société et aura un sentiment d'utilité sociale associé à une forme de jeunesse», explique Denis Guiot.

Effet de contraste 

Il en va de même pour la maladie d'un parent. Cet accident de la vie peut donner un coup de fouet aux personnes qui se penchent sur le chevet du malade. Par contraste, ils se sentiront en bonne santé -ce qui est d'ailleurs le cas de la majorité des seniors-, voire ragaillardis! «L'effet sera d'autant plus fort s'il s'agit d'un proche qui a à peu près le même âge», précise Denis Guiot. À l'inverse, le décès d'un membre de la famille ou une catastrophe naturelle sont classés comme des événements donnant un «coup de vieux».

Dans un contexte de crise, les seniors n'associent pas travail et verdeur. Ils craignent toutes les nouvelles liées à la vie professionnelle, du chômage d'un proche à un changement d'emploi.

(source leFigaro.fr)

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