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06/11/2011

L'EXCES DE VITAMINE PEUT ÊTRE DANGEREUX

 

 

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La prise régulière de vitamine E augmente le risque de cancer de la prostate. 

Sale temps pour les vitamines. Une nouvelle étude vient allonger la liste des dangers potentiels pour la santé d'une supplémentation en vitamines. L'étude, baptisée Select («Essais de prévention du cancer par le sélénium et la vitamine E»), a consisté à suivre, depuis 2001, plus de 35.500 hommes issus de trois pays (États-Unis, Canada, Porto Rico). Au mois de septembre 2008, à la surprise générale, le comité de surveillance de Select avait demandé l'arrêt pur et simple de l'étude en cours. Il faut dire que non seulement le risque de cancer de la prostate ne diminuait pas grâce à la supplémentation en sélénium et vitamine E, mais les statisticiens notaient en outre une tendance inattendue à l'augmentation du risque.

Comme l'effet de la prise d'un traitement, qu'il soit positif ou négatif, peut être retardé, les investigateurs de Select ont eu la bonne idée de poursuivre l'observation des patients qui s'étaient engagés dans l'étude. Les résultats, publiés ce mois-ci dans le Journal of the American Medical Association, confirment hélas la tendance observée. Alors que le risque de base d'avoir un cancer de la prostate s'est traduit par 529 cancers dans le groupe sous placebo (produit inactif), les auteurs ont noté 620 cancers dans le groupe prenant de la vita- mine E, autrement dit une augmentation du risque de 17 %.

«Pas de justification scientifique» 

Pas vraiment une surprise pour le Pr Serge Hercberg(photo), coordinateur d'une grande étude française hercberg_web.jpg(Suvimax) qui avait montré en 2004 le peu d'intérêt, voire le danger de prendre un cocktail fait de vitamines anti­oxydantes, de sélénium et de zinc sauf pour le sous-groupe des hommes ayant un taux de PSA (enzyme prostatique) bas : «En dehors de prescriptions médicales précises, les travaux scientifiques ne suggèrent pas d'intérêt à supplémenter en vitamines. Il n'y a pas de justification scientifique, et pourtant on avait mis beaucoup d'espoir dans les vitamines.»

Dès l'origine d'ailleurs ! Le nom de vitamine a été imaginé en associant le mot «vitale», indispensable pour la santé, à «amine», le terme chimique du premier composé de la famille. La vitale-amine est rapidement devenue «vitamine», un produit dont le succès a conduit à donner le même nom à tous les cousins plus ou moins éloignés de la famille.

En pratique, personne ne nie l'intérêt vital de ces substances. À l'exception de la vitamine D, notre organisme est incapable de les fabriquer et c'est forcément dans l'alimentation qu'il doit les puiser. «Mais il faut être très prudent et ne pas prendre des comprimés de vitamines de façon anarchique», met en garde le Dr Laurent Chevallier, praticien attaché au CHU de Montpellier et auteur du livre Je maigris sain, je mange bien (Fayard).

Toute la confusion vient du fait qu'il est difficile d'imaginer que les vitamines puissent être nocives pour la santé puisqu'elles sont indispensables. De plus, les médecins les prescrivent dans certaines situations particulières : nourrissons, enfants en croissance, femmes voulant être enceintes ou qui le sont, personnes âgées, végétaliens…

Une alimentation diversifiée couvre les besoins

Irene5880418479_88acdb4449.jpg«Il y a bien sûr des situations dans lesquelles une supplémentation est nécessaire, explique le Pr Irène Margaritis (photo), chef de l'unité d'évaluation des risques liés à la nutrition à l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire). Mais en dehors de ces cas, nous avons en France une alimentation qui génère des apports globalement satisfaisants. Le complément alimentaire et l'enrichissement ne doivent pas être regardés comme si le plus était le mieux, mais considérés au regard d'un déficit. Or, une alimentation diversifiée permet de répondre à nos besoins nutritionnels en vitamines et en minéraux.»

La bonne attitude consiste donc à corriger ses habitudes alimentaires. «Essayer de manger de tout est important, insiste le Pr Margaritis, car nous avons tendance à avoir une alimentation monotone et le risque, c'est la répétition des erreurs. En revanche, un déficit ou un excès transitoires n'est pas dangereux.» Il est donc crucial de bien connaître le statut vitaminique de chacun. Une étude espagnole montrait cette semaine qu'aucune femme, à la méno­pause, n'atteignait 50 % des apports nutritionnels conseillés envitamine D. En France, les chercheurs de l'Inserm ont lancé une étude sur le Net à laquelle chacun peut participer. Plus de 200.000 internautes ont déjà franchi le pas.

(source LeFigaro.fr / Damien Mascret)

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