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05/11/2011

BOULOGNE-BILLANCOURT - ILE SEGUIN : LE CIRQUE DU SOLEIL Y A DÉBARQUÉ ET PLANTÉ SA TENTE

 

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Pour la quatrième fois en vingt ans, la compagnie québécoise tente sa chance dans l'Hexagone avec Corteo, sur l'Ile Seguin, et Alegria en tournée.

 

Le monde est leur domaine. À la fin des années 1980, le cirque de la Belle Province a conquis les États-Unis avec Nouvelle Expérience, à Los Angeles. Depuis, son développement ne connaît pas de frontières. Après la création d' Iris, conçu par Philippe Decouflé pour le Kodak Theatre, à Los Angeles, ils préparent Zarkana, créé en janvier à Madrid, et destiné au Radio City Hall de New York et à la salle du Kremlin de Moscou. À Tokyo, Zed, s'achève le 31 décembre après trois ans de succès. S'ils ont racheté les droits d'Elvis et des Beatles pour des shows permanents à Vegas, ils possèdent aussi ceux de Michael Jackson pour un spectacle qui lui est consacré et qui tournera en Europe en 2013-2014.

«Notre déploiement mondial s'est accéléré au cours des trois dernières années, dit Daniel Lamarre, président du Cirque du Soleil. Nous sommes venus dans 150 nouvelles villes, beaucoup en Asie, plusieurs en Europe et en Europe de l'Est, de plus en plus au Moyen-Orient et désormais aussi en Afrique. L'an dernier, notre première en Afrique du Sud a été un énorme succès.»

Même s'il entend entrer sur le marché du cirque «dans le respect d'autrui, sans être ni complaisant ni arrogant», même si son ambition est benoîtement de «changer le monde à travers l'art, avec des spectacles qui font l'éloge de l'humanité et de ce que l'homme peut créer», le Cirque du Soleil est une machine de guerre. L'entreprise qui comptait 70 salariés en 1984 pour 5000 aujourd'hui (dont 1300 artistes de 47 nationalités) a vingt spectacles simultanément à l'affiche. Ses dépisteurs dénichent aux quatre coins du monde les talents les plus rares, du siffleur, des «petites personnes», du géant de Corteo au dislocateur (contorsionniste extrême) de Zhumanity. Elle a des liens avec les équipes olympiques de gymnastique jusqu'en Chine, des détecteurs de tendances pour varier ses spectacles et des collaborations avec une vingtaine d'universités dans la recherche-développement en ingénierie, design et architecture pour inventer des nouveaux numéros. Il n'est donc pas étonnant que partout où ses spectacles triomphent, les cirques nationaux doivent replier leurs circuits, des grandes villes aux plus petites que ce soleil canadien n'éclaire pas (Il faut 100.000 spectateurs pour déployer le chapiteau, les autres spectacles sont dans les Zénith).

Une solide insouciance 


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Corteo, présenté à Boulogne-Billancourt jusqu'au 30 décembre, évoque la fête foraine.

Poésie, prouesses acrobatiques et clowns sont toujours au rendez-vous. (Cirque du Soleil)

 

Mais la France résiste. Avec le même aplomb que le petit village gaulois d'Astérix face aux Romains. Le Cirque du Soleil est tous les ans à Londres, et tous les deux ans dans la plupart des pays d'Europe. En France, Corteo sur l'île Seguin depuis vendredi soir, et Alegria en tournée dans les arènes de France à partir de janvier, annoncent sa quatrième venue en vingt ans.

«Nous voudrions établir une présence plus régulière. Pour nous Québécois, c'est un lien émotif, dit Daniel Lamarre. Le problème, c'est le site. On n'a pas envie d'être installé à 15 km du centre, dans un coin difficile d'accès pour nos spectateurs . Là, nous sommes ravis d'avoir l'île Seguin. Si ça marche, on reviendra», dit Mario d'Amico, directeur marketing. Le problème, c'est aussi les tarifs, entre 185 et 44 € (129,5 et 31 € pour les 2 à 12 ans): «On n'est pas un cirque comme le cirque traditionnel français, on est un cirque moderne et acrobatique d'un nouveau genre. On fixe nos prix en s'alignant sur les productions de spectacle vivant, comme l'opéra ou le ballet», ajoute d'Amico.

Le problème, c'est encore l'esthétique: si la modernité des spectacles du Soleil frappe les esprits jusqu'à Moscou ou dans les Émirats, en France, terre d'élection du nouveau cirque, les Plume, le collectif AOC, James Thierrée et sa famille ont déjà accompli cette révolution. «Je leur ai déconseillé de venir à Paris à Noël où il y a déjà quatorze cirques presque gratuits grâce aux comités d'entreprises», avoue Alain Pacherie, directeur du Cirque Phénix, qui présente cette année le Cirque de Pékin, pelouse de Reuilly puis en tournée en France.

Sous les chapiteaux de France, pour l'instant, on tourne en rond sans trop se faire de souci: «Le Soleil, ce n'est pas vraiment du cirque, parce qu'il ne présente pas des artistes dans un numéro mais des spectacles où les gens peuvent être remplacés», dit Francesco Bouglione, au Cirque d'Hiver. Combien de temps durera cette solide insouciance?

Daniel Lamarre estime «pas impossible» de prendre la concession du cirque en dur, prévu par le projet Jean Nouvel dans l'aménagement de l'île Seguin.

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Qui dira que sa venue n'est pas le fruit du travail que conduit Pierre-Christophe Baguet pour faire vivre le projet qu'il ambitionne pour cette île ,restée trop longtemps en friche .....

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Corteo, jusqu'au 30 décembre. Grand chapiteau, îIe Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt.

Alegria en tournée, du 25 janvier au 21 mars. Loc. : www.cirquedusoleil.com

(source LeFigaro.fr)

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