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29/12/2011

AUTOROUTE , PREMIERE CAUSE D'ACCIDENTS : LA SOMNOLENCE

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En ces jours de fêtes qui s'annoncent et les départs/retours de vacances, la prudence s'impose !

Regardons ce qu'il en est :

Cette année, 9,4 % des conducteurs ont frôlé l'accident à cause de la fatigue.

 

Pour prendre la route lors des grands départs en vacances, le conducteur devrait être en forme. Il est en réalité plus fatigué que jamais. Près d'un automobiliste sur trois (31 %) accuse au moins une heure de déficit de sommeil par rapport à son temps de repos moyen quand il conduit pour ces longs trajets. Pire, pour 15 % d'entre eux, cette dette de sommeil dépasse même les deux heures.

Tels sont les premiers résultats d'une importante enquête scientifique sur l'hypovigilance, pilotée par l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine) et que révèle Le Figaro. Vinci Autoroutes, qui a financé l'étude par le biais de sa fondation consacrée à la sécurité routière, avait ouvert son réseau en juillet dernier aux scientifiques pour qu'ils interrogent 3500 automobilistes sur les aires des barrières de péage. «Ces premières données sont inquiétantes car on sait que l'on dort aujourd'hui une heure de moins que nos parents et que l'on accumule de la fatigue. Or on aggrave la situation avant de prendre la route: on se couche tard pour préparer les valises et on se lève tôt pour prendre le volant», explique Pierre Coppey, président du premier opérateur autoroutier européen.

Cette nouvelle étude sur la somnolence au volant devenue, on le sait, la première cause de mortalité sur autoroute, livre d'autres données inquiétantes. 42% des conducteurs déclarent avoir roulé sur des bandes sonores délimitant la bande d'arrêt d'urgence au cours de l'année. Parmi eux, 15,8% en raison d'un épisode de somnolence et 71% à cause d'une distraction. Enfin, 9,4% des automobilistes affirment avoir frôlé l'accident au cours de l'année à cause de la fatigue. 3% ont même reconnu qu'ils venaient de l'éviter juste avant d'être interrogé pour les besoins de cette étude…

Un danger méconnu

Ces comportements ont des conséquences dramatiques pour les usagers de la route. L'an passé, sur les 153 décès sur autoroute, 37% étaient liés à la somnolence. Mais les sociétés d'autoroutes sont aussi directement concernées par ce danger. Entre les camionnettes de service percutées, les engins de signalisation renversés, ces dernières ne comptent plus les dégâts matériels essuyés chaque année. Plus grave: les employés sont aussi touchés. L'an passé, 12 d'entre eux ont été blessés et un autre n'a pas survécu à ses blessures. «Il y a quelques mois, un de nos employés grièvement blessé a dû être amputé d'une jambe», souligne Pierre Coppey, qui en appelle à la responsabilité de chacun pour éviter ces drames. «Il faut sensibiliser les usagers sur les risques encourus.»

Déjà, quelques précédentes études avaient permis d'évaluer ce danger de la somnolence au volant. En 2008, la toute première du genre, réalisée par l'Asfa (association des sociétés françaises d'autoroutes) et la Prévention routière, avait fait apparaître que sur les 35 millions d'automobilistes empruntant le réseau autoroutier, 1,5 million avaient frôlé l'accident après s'être assoupis au volant. Une autre encore, menée par L'Argus de l'automobile, indiquait qu'un conducteur pouvait s'endormir au volant sans s'en rendre compte durant de courtes périodes allant jusqu'à deux minutes trente. Ainsi, sur un trajet Paris-Nice de 930km, un automobiliste pouvait somnoler durant onze minutes, sur 24km.

Au lendemain de ces enquêtes, les responsables d'autoroute avaient réclamé que la somnolence devienne une infraction et soit sanctionnée. Une demande qui se heurte à des difficultés concrètes. Comment, en effet, les forces de l'ordre feront-elles la différence entre distraction et endormissement quand une voiture quitte sa trajectoire?

«Ce qui compte avant tout, c'est de parler de ce danger, trop longtemps méconnu et sous-estimé», indique Pierre Coppey. Pour frapper les esprits, Vinci Autoroutes a d'ailleurs décidé d'exposer sur ses aires de repos huit de ses fourgons d'intervention heurtés par des usagers endormis au volant.

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(source leFigarop.fr / Angélique Négroni )

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