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18/01/2012

GLAUCOMES , LIÉS A L'ENDROIT OU L'ON VIT ?

 

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Une étude américaine montre que l'environnement a un impact direct sur la survenue de certains glaucomes pouvant conduire à la cécité.

 

Le glaucome dit exfoliatif est aussi ennuyeux que le nom qu'il porte. Il est d'évolution rapide, souvent sévère, conduisant au pire à la cécité. Cette forme représente 5% à 20% des glaucomes en France en fonction des régions. Il est lié à l'augmentation de la pression à l'intérieur de l'œil en réponse à l'accumulation de dépôts appelés fibrilles, produites en trop grande quantité.

Les ophtalmologistes connaissent bien ce syndrome et son dépistage est même entré en routine. «Quand nous observons un œil, nous cherchons systématiquement des traces de dépôts fibrillaires, explique le Dr Eric Sellem, président de la Société française du glaucome, car ce syndrome évolue en glaucome dans 30 à 50 % des cas en 10 ans et également en cataracte chez presque tous les patients de plus de 70 ans. Dès que la pression intraoculaire commence à augmenter, nous traitons pour éviter des dommages».

L'influence des latitudes

L'origine de la maladie est en partie connue puisque 99% des patients sont porteurs d'un gène LOXL1 muté. «La part génétique dans la survenue de cette maladie est prouvée mais l'influence de l'environnement est également certaine», indique le Dr Vincent Soler, service d'ophtalmologie à l'hôpital Purpan à Toulouse.

Pour preuve, ce syndrome touche environ 20% des Islandais après 60 ans et seulement 1% des Australiens du même âge, alors que ces populations présentent une proportion équivalente de porteurs du gène muté. En fait, certaines données suggèrent que les personnes vivant dans les latitudes les plus élevées sont les plus exposées: 3 à 6% en Inde (12°de latitude), 11 % en Grèce (39°de latitude) et 23% en Suède (62° de latitude). Ce syndrome est même souvent qualifié de «scandinave», car il est à l'origine dans ces pays de près de la moitié des cas de glaucome.

Soleil et température incriminés

Une étude américaine parue le 1er janvier dans la revue Ophtalmology confirme l'influence des latitudes avec un risque réduit au sud du pays. Les chercheurs ont analysé les lieux de vie de plus de 120.000 Américains pendant 20 ans. «Les personnes vivant au centre ou au sud des États-Unis ont respectivement 47 % et 75 % de risque en moins de développer le syndrome par rapport aux personnes vivant au nord», précise le Dr Louis Pasquale, co-auteur de l'étude. Le lieu de résidence à l'âge de 15 ans ou à la retraite est particulièrement corrélé au niveau de risque. Or, il s'agit de périodes de la vie où les personnes passent beaucoup de temps à l'extérieur.

Autre fait remarquable: les personnes ayant des antécédents scandinaves ne présentent pas plus de glaucome que les autres aux Etats-Unis.

«Il est difficile de dire à ce stade si les facteurs environnementaux l'emportent ou non sur la prédisposition génétique, mais ils jouent incontestablement un rôle capital», conclut Louis Pasquale. Reste à savoir de quels facteurs il s'agit. Plusieurs données suggèrent une forte exposition au soleil ou encore des basses températures ambiantes, mais il en existe probablement d'autres. «Nous cherchons à les identifier», indique le Dr Pasquale. Pas question donc, de miser donc sur une prévention pour l'instant. Le mieux est encore d'aller consulter son ophtalmologiste!

EN SAVOIR PLUS:

» Qu'est-ce qu'un glaucome? Comment s'en protéger? Comment vivre avec?

LIRE AUSSI: 

» Glaucome: 500.000 malades qui s'ignorent 

» De nouvelles pistes pour traiter le glaucome 

(Source LeFigaro.fr / Aude Rambaud)

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