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01/02/2012

TVA : PAS D'AUGMENTATION DE PRIX SELON LE GOUVERNEMENT

 

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À moyen terme, les conséquences de la mesure dépendront du comportement des entreprises

 

Quels seront les effets concrets de la hausse de 1,6 point de TVA, qui vient compenser les allégements de charges sociales pour les entreprises? Le gouvernement ayant annoncé sa mise en application le 1er octobre prochain, la mesure va d'abord avoir un effet d'incitation à la consommation. En effet, les Français devraient anticiper une partie des achats qu'ils avaient prévus dans l'année, avant que la TVA n'augmente. C'est ce même comportement qu'avaient adopté les Allemands en 2007, lorsque Angela Merkel avait annoncé une hausse de 16% à 19%.

À Paris, si des raisons techniques sont invoquées pour expliquer ce délai, le choix de ne pas monter la TVA avant l'automne prochain relève aussi d'une logique économique: il s'agit de soutenir la consommation au moment même où la croissance pourrait repartir, autour de l'été. Le gouvernement estime en effet que l'activité devrait reprendre des couleurs à ce moment-là, après la période de récession que l'Hexagone risque de traverser. Appliquer la hausse de la TVA dès juillet -comme il en a été question un moment- aurait fait porter un risque sur la reprise. Au prétexte qu'en théorie les prix devraient grimper au moment de l'entrée en vigueur du dispositif, les Français auraient pu freiner brutalement leur consommation.

Créations d'emplois

En pratique toutefois, le pouvoir d'achat des Français ne devrait pas trop en pâtir. D'abord, la plupart des économistes ne voient tout simplement pas les étiquettes s'envoler. La hausse de la TVA pourrait être relativement indolore pour le porte-monnaie des Français en raison du caractère «extrêmement concurrentiel» des produits qu'elle concernera, a expliqué Nicolas Sarkozy dimanche. «Lorsque l'Allemagne a relevé son taux de TVA, les entreprises en ont répercuté moins de la moitié dans leurs prix», fait-on aussi valoir à Bercy. Ensuite, parce que si petite hausse des étiquettes il devait y avoir, les salariés les moins aisés et les retraités seraient protégés - la hausse du smic et des pensions étant en partie indexée sur l'inflation.

À moyen terme, les conséquences concrètes de la baisse des charges dépendra du comportement des entreprises. L'État attend de la mesure des créations d'emplois dans les secteurs où les entreprises françaises font face à la concurrence étrangère. Mais avec l'argent économisé sur les charges sociales, elles pourront tout aussi bien choisir d'investir, de baisser leurs prix, d'augmenter les
salaires ou les dividendes. Ou ne rien changer pour restaurer leurs marges…

 

 

Hollande reviendra sur la TVA

François Hollande a déclaré lundi, que, s'il était élu, il annulerait la hausse de la TVA annoncée dimanche. Une hausse qualifiée d'«inopportune, injuste, infondée et improvisée», par le candidat PS. Elle est «inopportune au moment même où la croissance se ralentit», «injuste au moment où il y a tant d'inégalités dans notre pays». Pour François Hollande, «ce n'est pas en baissant d'un certain nombre de points les cotisations patronales sur toutes les entreprises qu'il y aura quelque progrès que ce soit sur notre commerce extérieur»......(ah bon !)

 

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(sourec LeFigaro.fr/ Marie Visot )

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