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04/02/2012

ROLAND GARROS / BOULOGNE-BILLANCOURT : SERRES D'AUTEUIL EPARGNEES

 

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INFOGRAPHIE - La FFT nous a révélé jeudi en exclusivité les nouveaux plans du futur Roland-Garros, modifiés après la phase de concertation. Tout devrait être prêt en 2017 au lieu de 2016.

 

Après la valse des réunions de concertation, le projet d'extension de Roland-Garros, voté en février dernier par le comité directeur de la Fédération française de tennis (FFT), a été largement aménagé, notamment dans les serres d'Auteuil. Le calendrier a évolué, perdant un an, pour une fin de travaux prévue en 2017. Dans un périmètre à géométrie variable, qui se rétracte après l'événement, la superficie durant le tournoi passerait de 8,6 ha à 14,6 ha. Roland-Garros pourrait espérer un gain d'affluence compris entre 5 et 6 %, pour tutoyer les 500.000 spectateurs. Sans compter les 150.000 personnes qui assisteront à la dizaine de sessions de soirée prévues en début de compétition. Le budget des travaux, annoncé autour de 273 millions d'euros, pourrait être un peu revu à la hausse, même si les modifications «ne sont pas très impactantes», selon Gilbert Ysern, le directeur général de Roland-Garros et de la FFT qui s'attend à de nouveaux recours.

 

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Un projet largement modifié

Seul le court Suzanne Lenglen, qui a vocation à être couvert un jour, ne sera pas affecté. Le site sera doté, avenue de la Porte-d'Auteuil, d'une entrée principale ouvrant sur une large esplanade contiguë à l'avenue Gordon-Benett, décorée pendant le tournoi. Dans le prolongement, la place des Mousquetaires (transformée en jardin public hors tournoi) s'étend jusqu'au passage vers les serres. Les courts 2 et 3 s'effacent. Le célèbre Village disparaît au profit de deux courts d'environ 1000 places dans un souci d'équilibrage ouest-est. De l'autre côté, le Fonds des Princes accueille un court de 2000 places, les autres courts de cet espace étant remontés vers le nord pour créer une vaste allée verte. Celle-ci permettra aux spectateurs d'aller d'un bout à l'autre du stade, en cassant les habitudes de circulation qui s'arrêtent au court Suzanne Lenglen.

L'épine des serres d'Auteuil

L'édification d'un court semi-enterré de 4950 places et la privatisation des serres d'Auteuil pendant toute la durée du tournoi fut le point le plus contesté par les opposants au projet. Au terme des réunions publiques, le garant de la concertation, Jean-Pierre Tiffon, a même jugé que les positions entre les associations et la FFT étaient «irréconciliables». En signe d'apaisement, la fédération renonce à utiliser toute la partie centrale du site, comportant notamment les fameuses serres de Formigé. «On avait prévu de laisser tout à l'état naturel, c'est donc une perte assez relative, pose Gilbert Ysern. On a fait des concessions, car il s'agit d'un point extrêmement sensible ». Outre le court, Roland-Garros n'occupera de façon permanente qu'une allée de maisons en meulières. En configuration tournoi, elles abriteront notamment «des espaces de restauration». Le reste de l'année, elles serviront de bureaux à la FFT. «Je pense que l'endroit sera encore plus beau avec notre projet. Nous allons installer tout autour du court de très jolies serres qui répondront à celles de Formigé.» Souci, le passage reliant les serres au reste du site semble maintenant très étroit. À ceux qui réclamaient que l'extension morde plutôt du côté du périphérique et de l'autoroute, Gilbert Ysern répond que cela était trop onéreux: «500 millions d'euros selon la Mairie de Paris pour la seule couverture.» La solution la plus simple, une extension vers le bois de Boulogne, semble utopique, car le site est classé.

Des concessions aux scolaires

Deux gymnases et un mur d'escalade disparaissent avec l'aménagement du Fonds des Princes. Les scolaires perdent aussi les installations du stade Hébert. La Ville de Paris a prévu de compenser en construisant deux nouveaux gymnases (Géo André et Suchet) et des terrains de sport sur les pelouses de l'hippodrome d'Auteuil. « Comme nos travaux devaient débuter avant la livraison des nouveaux équipements, des parents s'inquiétaient que leurs enfants n'aient pas d'endroit où faire du sport pendant un an, pose Gilbert Ysern. Nous avons donc décidé de les retarder, ce qui nous fait perdre un an sur notre calendrier prévisionnel.»

«Pas de course au gigantisme»

«Des regrets? Jamais», tranche Gilbert Ysern, quand est évoqué le choix fait de rester à Paris (au détriment de Marne-la-Vallée, Versailles et Gonesse). Et de détailler: «Je n'ai pas changé d'avis. Ce projet, c'est le meilleur avenir pour Roland-Garros. La seule chose qui pourrait le mettre en danger, c'est qu'un jour le monde du tennis préfère aller ailleurs. Je suis convaincu que cela n'arrivera pas. Nous restons dans Paris, ce qui attire les joueurs. En terme de qualité environnementale, le stade a une dimension extraordinaire, inimitable, incontournable.» Le DG de Roland-Garros détaille un esprit qui n'a pas changé: «On ne fait pas la course au gigantisme mais à la qualité. Le stade sera plus beau que ce qu'il n'est aujourd'hui. L'objectif n'est pas de construire le plus grand stade du monde, ni le plus rentable, le but n'est pas de battre le record de fréquentation de l'Open d'Australie. Mais j'ai la faiblesse de penser que ce sera le plus beau stade au monde…»

 

(source LeFigaro.fr / Jean-Julien Ezvan / Philippe Romain )

 

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