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06/02/2012

PRESIDENTIELLE : SI NOUS REGARDIONS UN PEU OUTRE ATLANTIQUE ?

 

 

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En remportant le scrutin du Nevada samedi, le milliardaire a conforté sa position de favori dans la course à l'investiture républicaine.

 

Et de trois! Renforçant son statut de favori de la course à la nomination républicaine, Mitt Romney a remporté samedi soir sa troisième victoire, gagnant haut la main les Caucus du Nevada, avec 43% des suffrages selon des résultats encore partiels. Il est suivi de Newt Gingrich (26%), Ron Paul (18%) et Rick Santorum (13%).

«Monsieur le président, le Nevada en a assez du type d'aide que vous apportez, et l'Amérique en a assez», a-t-il lancé à Obama après avoir remercié les électeurs, se présentant une nouvelle fois comme l'alternative au président sortant.

La large avance de Mitt Romney confirme l'avantage décisif, qu'il semble prendre sur ses adversaires. Elle devrait jouer en sa faveur lors des caucus qui se tiendront mardi dans le Colorado et le Minnesota, puis à la fin du mois en Arizona et dans le Michigan, où il est donné largement favori.

La situation est moins claire dans le Maine, où il est au coude à coude avec Ron Paul, selon les sondages. A l'inverse, le succès de Mitt Romney dans le Nevada va accentuer la pression sur Newt Gingrich, déjà très ébranlé par son revers de Floride, et dont les possibilités de rebond ne viendront sans doute pas avant le 6 mars, ce fameux Super mardi, où plusieurs états du sud seront en lice parmi 11 autres scrutins. Santorum espère toujours profiter d'un possible effondrement de Gingrich pour revenir et se présenter en seule alternative à Romney.

En tête chez tous les groupes d'âge, sauf les jeunes

La victoire de Mitt Romney dans le Nevada, où vit une très large communauté mormone (un quart de l'électorat) qui a voté à 91% pour l'ancien gouverneur du Massachusetts, était attendue par les experts. Mais il est intéressant de noter que le vainqueur a arraché le soutien de 56% des votants qui se définissent comme conservateurs (contre 21% à Gingrich) et de 51% de ceux qui s'affichent comme des membres du mouvement Tea party. Ces deux groupes avaient par le passé exprimé des doutes sur le profil trop modéré de Romney et ses changements de cap successifs. Mais l'effet d'entraînement de son succès en Floride et de son statut incontestable de favori semblent peu à peu faire tomber les réserves.

Romney est en tête de tous les groupes d'âge, à l'exception des jeunes de 17 à 29 ans, dont 41% ont donné leurs votes au libertarien Ron Paul, très populaire pour ses positions anti-guerre. Romney a aussi la faveur des femmes à 57%, un groupe qui semble bouder l'ex Speaker Gingrich, dont la vie privée agitée et les déboires avec ses deux premières femmes, abandonnées alors qu'elles étaient malades, l'ont visiblement desservi auprès du beau sexe. Enfin, élément capital pour la suite, quelque 74% des électeurs du Nevada, estiment que Romney est le plus susceptible de battre Barack Obama lors de la grande bataille de novembre 2012.

Une étiquette de financier insensible

Par contraste, ils ne sont que 18% à penser que Gingrich est le plus capable de faire face au président sortant. «Beaucoup de gens se rallient à Romney maintenant, a commenté samedi soir depuis Las Vegas, Gayle Darin, une responsable de l'hôtel Bellagio. Nous devons augmenter la pression et dégager Obama de son poste». Newt Gingrich, comme Ron Paul et Rick Santorum n'en ont pas moins promis hier soir de continuer la course.

Peu menacé dans les prochaines semaines, le candidat Romney ne peut pour autant se permettre de relâcher la pression, alors que la Maison Blanche s'efforce de le présenter en candidat des riches, déconnecté de la réalité quotidienne des Américains moyens et totalement hermétique à la question de l'équité sociale. Un terrain sur lequel il va lui falloir trouver un ton plus compassionnel, à la Reagan, s'il veut effacer l'étiquette de financier insensible qui lui colle à la peau.

 

»DOSSIER SPÉCIAL: Quel conservateur face à Obama?

(source LeFigaro.fr / Laure Mandeville)

              Barack Obama en campagne en août 2008 (ici en live lors de vacances aux E.U)

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