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17/02/2012

TEMPS DE CRISE : PETITES TECHNIQUES DE SURVIE

 

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Comment avancer et garder le moral au travail malgré l'ambiance morose?

 

Scène du matin dans le métro parisien: «T'as écouté les news? Ça va mal, et ils ne prévoient aucune amélioration» - «Oui, dans ma boîte, on parle de restructuration, ça ne sent pas bon...» - «Restructuration, dégraissage? Je vais te dire: autant parler de méga-licenciements!» Et c'est ainsi que, insidieux, tel une tache d'huile prête à nous faire déraper sur la route, le négativisme se répand. Habitués que nous sommes à ce ronron résigné, nous ne nous en rendons même plus compte. Il peut donc librement imprégner nos esprits.

Pourtant il suffit parfois d'un petit changement de vocabulaire pour réinsuffler force et optimisme dans ses journées. Ainsi Lyndi Van der Hout, psychologue du travail, mais aussi consultante en relations humaines et qui accompagne des cadres en transition de carrière («J'ai moi-même au moins trois activités et quatre statuts différents!», relève-t-elle avec malice), a un jour décidé de se qualifier autrement.

Retrouver sa créativité

Au lieu de se dire «précaire» elle se nomme «travailleuse nomade» et raconte cette situation dans un blog dynamique . «C'est une dénomination qui contient des notions de liberté, d'aventure et d'adaptabilité, explique-t-elle. Toutes qualités qui sont aujourd'hui nécessaires, car nous entrons dans une nouvelle ère où la carrière linéaire et attachée à une seule entreprise qui nous le rendait bien en termes de salaire, progrès, etc. est désormais terminée». À l'individu de s'adapter donc, même s'il y a encore à regretter que les entreprises, de leur côté, ne travaillent pas à donner un cadre à cette nouvelle flexibilité!

Aussi, au lieu de parler de recrutement de «seniors», cette consultante suggère aux directeurs de RH de prendre «la meilleure personne pour ce poste». Un simple changement de label qui modifie le regard des candidats sur leur situation. Et relance la mobilité psychique, cette énergie qui permet de retrouver sa créativité.

Dans le même ordre d'idées, Florence Lautrédou, coach et psychanalyste, encourage ses clients à retrouver leur «base de données» personnelle, à savoir les ressources qu'ils ont déjà utilisées lors de tempêtes passées. «À quarante, cinquante ans, on a déjà tous traversé des temps difficiles, explique-t-elle. Or, curieusement, on oublie les formidables ressources que nous avons mises en jeu pour dépasser les problèmes. Elles sont toujours là, il suffit de les recontacter.»

Passer à l'action

Autre antidote original, qui permet à chacun de garder un sentiment de puissance sur sa vie: passer à l'action. «Si nous ne pouvons maîtriser une situation, nous pouvons par contre choisir certaines de nos réactions face à celle-ci, explique la psychanalyste. Faire ce qu'on a à faire du mieux qu'on peut, avancer les premiers pas d'un projet, ou envoyer des CV - même si on est encore en poste - donnent la sensation de reprendre les manettes sur des petites choses à notre portée. L'action est ainsi toujours désangoissante.»

Lyndi Van der Hout va encore plus loin: «se détacher de ce qu'on faisait jusque-là, oser rencontrer des personnes qui ne sont pas de notre cercle, prendre des risques, tous ces nouveaux comportements vont creuser de nouveaux chemins dans notre cerveau. Une fois qu'on a découvert cette formidable plasticité du cerveau, qui est renforcée par l'expérience, on se met en marche avec élan!»

Cet appel à penser différemment a le vent en poupe. Comme la rationalité et l'esprit logique ne semblent guère efficaces pour venir à bout de la crise actuelle ou pour calmer l'angoisse qu'elle suscite, de nombreux professionnels de la psyché nous invitent à solliciter davantage notre cerveau droit, siège de l'intuition, de l'empathie, de «l'intelligence émotionnelle».

» INTERVIEW - «En temps de crise, il faut réinvestir dans l'intimité»

Une ressource fondamentale: l'entraide

Robert Dilts, grand consultant américain, affirme qu'«on ne résout jamais un problème au niveau où il FLautredou(1).jpgse passe», explique Florence Lautrédou (photo). C'est en décidant de regarder ma vie de haut, comme d'un hélicoptère, et en trouvant mes manières personnelles de me ressourcer, uniques à moi, que je sors de mon sentiment d'impuissance.»

Un retour à l'authenticité et à ses propres valeurs pour se renforcer? Certes, et chacun doit apprendre à savoir si ce sont des heures d'un sport d'endurance ou la pratique d'un instrument de musique qui l'aident particulièrement en ces temps difficiles.

Mais cela ne doit pas faire oublier la ressource fondamentale: l'entraide . «C'est notre vraie force vitale, affirme Lyndi Van der Hout. Si on n'a pas le soutien des autres, actuellement, on se perd très vite.» Interactions d'un travail en équipe, bilan de compétences avec d'autres personnes en transition ou même investissement de son temps pour participer à une chorale, tout sera bon pour échapper au vrai mal qui menace à notre époque: l'isolement.

LIRE AUSSI: 

» Que peut-on attendre de la psychologie positive? 

» Savoir prendre les tournants de la vie 

(source LeFigaro.fr / Pascale Senk)

HIER SOIR PIERRE-CHRISTOPHE BAGUET PRESIDAIT UN CONSEIL MUNICIPAL EXCEPTIONNEL AVEC : 

Les orientations budgétaires de l'exercice 2012, la ZAC Seguin-Rives de Seine, la Culture les Affaires sociales , le Conseil Economique Social et Environnemental, au total 23 points examinés en plus de 4 heures de débat . 

Une salle de conseil années 30 avec un plafond signé Matthieu...pour ceux qui ne connaissent pas .

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