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18/03/2012

TELEPHONE EN VOITURE : 63% DES SALARIES PASSENT DES APPELS AU VOLANT

 

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L'association Promotion et Suivi de la Sécurité Routière en Entreprise s'est penchée sur l'usage du téléphone lors des déplacements professionnels.

 

Un automobiliste sur deux n'hésite pas à décrocher son téléphone quelle que soit la situation de conduite. Tel est le résultat d'un sondage réalisé par IFOP pour le compte de l'association Promotion et Suivi de la Sécurité Routière en Entreprise (PSRE). Comme son nom l'indique, cette dernière se préoccupe en milieu professionnel de l'usage de la route et dont les accidents constituent la première cause de mortalité au travail.

L'association s'est donc penchée sur l'usage du téléphone par les employés. 400 dirigeants d'entreprises, 1000 salariés du public et du privé, appartenant aux secteurs de l'industrie, du BTP, du commerce et des services ont été interrogés du 13 au 24 janvier dernier.

Les chiffres sont inquiétants: 63% des salariés passent ou reçoivent des appels au cours de leurs déplacements professionnels en voiture. 20% seulement des appels sont passés systématiquement à l'arrêt. Or une étude, révélée l'an passé, avait souligné que le kit mains libres entraîne des risques au volant tout aussi importants que lorsque le combiné est tenu en mains. Ce même rapport avait estimé qu'en 2009, plus de 7000 accidents corporels étaient liés au portable.

La responsabilité de l'employeur

Selon le sondage, les chefs d'entreprises, quant à eux, ne sont guère informés des risques qu'ils encourent. Ainsi 41% d'entre eux considèrent que téléphoner en conduisant n'engage que le salarié. Une idée fausse selon PSRE. Selon le Code du travail, les employeurs ont une obligation de sécurité à l'égard de leurs employés. Une obligation qui s'étend au risque routier. «Ils doivent ainsi veiller à ce que la conduite d'un véhicule automobile pour des raisons professionnelles se fasse dans les meilleures conditions de précaution», rappelle PSRE. En clair, la responsabilité de l'employeur peut être recherchée en cas d'accident causé par un salarié occupé à téléphoner en conduisant. «Surtout lorsque la conversation est établie avec le responsable hiérarchique ou les services de l'entreprise», souligne PSRE.

Le sondage fait apparaître toutefois qu'une nette majorité de salariés (7 sur 10) est ouverte à la mise en place de règles qui limiteraient l'usage du téléphone au cours des déplacements professionnels.

D'ailleurs, des sociétés ont pris les devants et vont bien plus loin que les règles aujourd'hui en vigueur. Alors que l'interdiction porte seulement sur une conversation, portable en main, des entreprises ont décidé de prohiber le téléphone quelque soit la manière dont on l'utilise. Parmi elles, le groupe Johnson & Johnson dont le siège est à Issy-les-Moulineaux et qui regroupe trois secteurs spécialisés dans les produits pharmaceutiques, le matériel médical, les produits d'hygiène et de santé. «Les 1496 employés qui disposent d'un véhicule de fonction ont été sensibilisés lors d'un stage pour ne pas téléphoner en roulant. Pour éviter tout stress, on leur demande de couper le portable», explique-t-on au siège.

Autre société qui développe une même politique: le groupe Colas, spécialisé dans la construction des routes. «Depuis 2003, l'utilisation du portable au volant est proscrite», signale son directeur risques et assurances, Jean-Yves Bignon. Des formations, des messages de sensibilisation sont les armes du groupe pour inciter les salariés à respecter ces règles maison. «On ne peut évidement pas sanctionner un employé qui ferait une entorse», ajoute le responsable qui ne souhaite pourtant pas un changement de législation. «Car une interdiction totale dans notre pays se heurterait à de vraies difficultés. Comment un policier ferait-il la différence entre un conducteur qui chante dans sa voiture et celui qui communique avec un kit mains libres?», fait-il observer. Ce qui compte avant tout, selon ces deux groupes, c'est la sensibilisation sans discontinuer année après année.

LIRE AUSSI: 

» Des sanctions alourdies pour ceux qui téléphone en conduisant (avec Le Particulier)

 

(Source LeFigaro.fr/Angélique Négroni)

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