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04/04/2012

LES ANTICHOLESTEROL REDUIRAIENT LA DEPRESSION.....

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Les statines, médicament connu depuis longtemps et bien toléré, auraient un impact sur les troubles de l'humeur, selon une étude qui reste à confirmer.

 

Les statines, cette famille de médicaments destinés à diminuer le taux de cholestérol, se voient régulièrement attribuer d'autres bienfaits que ceux que l'on observe sur le système cardio-vasculaire. Une nouvelle étude parue le 21 février dernier dans The Journal of Clinical Psychiatryconclut que les sta­tines réduiraient aussi le risque de dépression.

Une équipe américaine a suivi pendant six ans une cohorte de 965 patients présentant une cardiopathie et recrutés dans différentes cliniques de Californie. Parmi eux, 65% prenaient des statines dans le cadre de leur traitement. Ces médicaments permettent de réduire le taux de mauvais cholestérol et améliorent le pronostic chez des personnes présentant plusieurs facteurs de risque cardio-vasculaires. Il s'agit en fait des molécules les plus prescrites au monde.

Des données antérieures suggèrent une réduction du risque de dépression en cas de prise de statines. ­Cependant, les résultats de certains travaux se contredisent. Pour en savoir plus, les auteurs ont donc évalué le lien entre statines et troubles de l'humeur chez ces 965 patients au cours du temps. Les symptômes dépressifs étaient évalués chaque année grâce au Patient Health Questionnaire, un auto-questionnaire permettant de mesurer la fréquence de différents symptômes au cours des deux précédentes semaines: morosité, fatigue, baisse de l'estime de soi, pensées suicidaires, etc.

Les auteurs ont constaté qu'au moment de l'inclusion, les patients qui prenaient des statines avaient un score de dépression en moyenne plus faible que les non-utilisateurs, et cette différence s'est confirmée, voire accrue, tout au long du suivi. Les premiers étaient de moins en moins sujets à dépression alors que les seconds voyaient ce risque augmenter. Au terme des six ans, 28% des personnes sous statines ont finalement eu au moins un épisode dépressif mineur ou plus grave, contre 40% des non-utilisateurs. En outre, chez les 776 patients qui ne présentaient pas de symptômes dépressifs au début de l'étude, le risque de dépression a diminué de 38% en cas de prise de sta­tines par rapport à ceux qui n'étaient pas dépressifs au départ et n'en prenaient pas. Les auteurs ont, bien sûr, tenu compte des différences de profil observées entre les patients traités ou non, à savoir le sexe, le tabagisme, la présence d'autres pathologies ou encore le niveau d'éducation.

Pour les auteurs, ces résultats encourageants recoupent ceux de précé­dentes études observationnelles. Or les patients atteints de cardiopathies ont plus de risques de souffrir d'une dépression que la population générale. Si ce lien est confirmé, les conséquences pourraient être importantes du point de vue de la santé publique.

«De nombreux biais»

mary whooleyphoto.jpgLe Pr Mary Whooley (photo), coauteur des travaux à l'Université de San Francisco, estime que «cet effet pourrait s'expliquer par l'action des statines contre l'athérosclérose au niveau du cerveau, qui semble augmenter le risque de dépression». Néanmoins, elle rappelle qu'il ne s'agit que de données observationnelles. «Elles ne permettent pas d'établir un lien de cause à effet et demandent, bien sûr, à être confirmées par d'autres travaux. Or, à ce jour, les essais randomisés n'ont pas montré de bénéfice psychologique des statines chez les utilisateurs», reconnaît-elle.

Le Dr Philippe Giral, du service d'endocrinologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, est quant à lui beaucoup plus réservé sur ces résultats. «Il existe dans cette étude de nombreux biais que les multiples ajustements de l'analyse statistique ne peuvent gommer, comme l'absence de tirage au sort des patients. Dans le même type d'étude, les statines ont montré qu'elles diminuaient le risque de fracture du col du fémur ou encore le risque de survenue de cancer… Tous ces résultats ont été infirmés par des études prospectives avec tirage au sort!» , clarifie-t-il. D'autres études à plus large échelle sont nécessaires pour confirmer -ou infirmer- ces données.

EN SAVOIR PLUS:

» Statines: indications, effets indésirables

LIRE AUSSI:

» Devons-nous tous prendre des médicaments anti-cholestérol

» Un anticholestérol contre les maladies cardiaques

(source LeFigaro.fr / Aude Rambaud)

 

 

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