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19/04/2012

SANTE / LES ADULTES AUSSI DOIVENT SE REVACCINER

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Insuffisamment protégés, ils peuvent parfois contaminer les bébés et les personnes âgées.

 

Par un curieux paradoxe, les parents qui suivent scrupuleusement le calendrier vaccinal de leur bébé sont aussi parfois négligents avec leur propre vaccination. Chaque année, il existe des cas de jeunes adultes qui n'ont pas fait leur rappel de 26-28 ans contre la coqueluche, et qui s'infectent et contaminent leur bébé avant qu'il ne soit complètement protégé par la vaccination. En 2010, selon les chiffres du réseau de surveillance Renacoq, la moitié des cas pédiatriques de coqueluche avaient été contaminés par leurs parents.

À chacun donc de replonger dans son carnet de vaccination ou de vérifier auprès de son médecin de famille s'il a bien fait son rappel dTPolio (d pour dose réduite d'anatoxine diphtérique, T pour tétanos et Polio, pour poliomyélite) régulièrement, c'est-à-dire tous les dix ans à partir de 16-18 ans, car on y associe maintenant la coqueluche au moins une fois (dTcaPolio, ca pour coqueluche acellulaire). Ensuite, on se contente d'un rappel par dTPolio tous les 10 ans.

Ne pas oublier le ROR

begue.jpgPour le Pr Pierre Bégué (photo), membre de l'Académie de médecine, qui intervenait lors d'une conférence de presse sur la politique vaccinale le 28 mars à Paris, les choses sont simples: «Le calendrier vaccinal est bien fait. Il faut le suivre.» D'autant qu'il tient compte de toutes les situations particulières. Ce qui ne signifie pas que les choses soient gravées dans le marbre: «Le calendrier adulte peut encore évoluer.»

Le rappel par dTP s'impose aussi tous les dix ans à l'âge adulte, car il protège contre le tétanos qui n'a pas complètement disparu en France. L'Institut de veille sanitaire rappelle que «les cas de décès qui persistent pourraient être très facilement évités par la vaccination systématique des adultes par l'anatoxine tétanique, avec une amélioration de l'application de la politique de rappel (et, en cas de plaie, par la vaccination et l'administration d'immunoglobulines spécifiques humaines». On ne peut cependant pas tabler uniquement sur la survenue de plaies pour songer au rappel, car 10 à 15 % des cas surviennent sans que l'on se soit aperçu d'une blessure.

Sur une période de dix ans (2000-2009), 175 cas de tétanos ont été recensés en France, dont 147 chez des plus de 70 ans. En dépit des progrès de la réanimation, 41 décès sont survenus, ce qui témoigne de la gravité de la maladie lorsqu'elle se déclare. Onze décès concernaient des personnes de moins de 70 ans.

Le ROR (rougeole-oreillon-rubéole) ne doit pas être oublié. En particulier depuis l'explosion des cas de rougeole en France (plus de 22.000 cas et 6 décès en France depuis 2008), en partie d'ailleurs à cause de l'insuffisance de vaccinations dans certaines régions. Il faut avoir refait deux doses entre 18 et 31 ans, ou une dose de ROR entre 30 et 45 ans pour les femmes non vaccinées qui désirent être enceinte.

Enfin, la vaccination annuelle contre la grippe est incontournable. Sur les 1942 décès dus à la grippe saisonnière, entre 2003 et 2007, 92 % concernaient les plus de 65 ans. Cependant le vaccin ne garantit pas une protection efficace à 100 % «C'est vrai qu'il y a une diminution des compétences immunitaires des sujets âgés et qu'il faut encore améliorer les vaccins», reconnaît l'immunologiste et académicien, Jean-François Bach (auteur du CD audio sur le système immunitaire de l'Académie des sciences), «c'est aussi pourquoi l'une des meilleures protections des personnes âgées est la vaccination de ceux qui les entourent!».

 

LIRE AUSSI:

» Vaccins: une étude montre la rareté des effets indésirables 

 (source LeFigaro.fr /Damien Mascret )


NUMERO D'APPEL 24/24 H POUR ALZHEIMER

Où trouver un établissement susceptible d’accueillir son conjoint ou son parent atteint de la maladie d’Alzheimer, laquelle choisir, vers qui se tourner, appeler à l’aide quand le quotidien devient trop difficile à vivre? Pour répondre à toutes ces questions pratiques, mais parfois beaucoup plus intimes, que se posent les proches du malade ou le malade lui-même, le département met officiellement en place un numéro d’appel unique, le 01.

 A noter : 4 000 NOUVEAUX CAS chaque année dans le 92

41.20.29.29. Ce numéro d’appel 24 heures sur 24, et 7jours sur 7, est un dispositif unique en France, lancé dans le cadre du plan national Alzheimer, qui va être expérimenté pendant six mois. Avec une extension à tout le territoire national si l’évaluation du service rendu est concluante.

 

L’association France Alzheimer 92 a participé à l’élaboration de ce nouveau service du conseil général des Hauts-de-Seine, en rédigeant notamment les fiches réponses qui aideront les conseillers au bout du fil. « Nous avons épluché tous les appels que nous avons reçus depuis dix ans, indique une responsable de l’association. Parmi les questions pratiques, nous avons de nombreuses demandes concernant les maisons de retraite disposant d’unités Alzheimer et la qualité des établissements. Mais il y a aussi des aidants qui craquent et qui ont besoin d’un soutien psychologique. » Ces personnes seront alors transférées à France Alzheimer 92, où les permanents peuvent proposer aux aidants en détresse une écoute téléphonique, un rendez-vous individuel avec un psychologue ou encore la possibilité de participer à un groupe de parole.

 

D’autres actions sont menées par le conseil général dans le cadre de la prévention et de la prise en charge de cette pathologie. Le diagnostic précoce, mis en place depuis 2006, a donné lieu à plus de 20000 évaluations qui ont contribué à un peu plus de 1000 diagnostics. Prochainement, le département lancera « une équipe itinérante spécialisée dans l’accompagnement des malades et de leurs familles, en partenariat avec l’association France Alzheimer 92, a annoncé hier Patrick Devedjian, patron du département. Cette équipe organisera des ateliers dans les accueils de jour, pour proposer de nouvelles activités aux malades. »

(source LeParisien.fr / Florence Hubin)

 

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