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13/05/2012

CECITE, ON EN PARLE AVEC UN MEDICAMENT MOINS CHER ET AUSSI EFFICACE

 

 

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Une étude anglaise confirme qu'Avastin et Lucentis offrent les mêmes bénéfices.

 

Cette affaire est un cas d'école. Elle est emblématique d'un combat à mener pour réduire les dépenses de santé dans les pays occidentaux, sans diminuer la qualité des soins. Deux médicaments sont utilisés actuellement contre la dégénérescence maculaire liée à l'âge, une maladie qui frappe à des degrés divers un million de personnes dans notre pays et les menace de cécité.

Le premier, le Lucentis, injecté tous les mois dans l'œil au prix d'environ 1100 € la dose, est autorisé par l'Agence du médicament. Le second l'Avastin, copie quasiment conforme du premier et utilisé de la même manière, coûte environ 30 € par injection, mais n'a pas lui reçu d'autorisation. Aujourd'hui, du fait de l'augmentation de l'espérance de vie et du nombre de personnes concernées, le Lucentis représente le septième poste en termes de coût pour l'Assurance-maladie.

Sous la pression économique, les autorités sanitaires britanniques ont lancé, il y a quatre ans, un essai comparant le Lucentis à l'Avastin, chez 610 patients souffrant de DMLA. Les résultats, présentés dimanche 6 mai lors d'un congrès en Floride, confirment la similitude totale des deux molécules tant en ce qui concerne l'efficacité que les effets secondaires. C'est aujourd'hui aux autorités sanitaires de prendre la décision d'autoriser l'Avastin afin que tous les patients ayant besoin de ce médicament puissent être soignés, sans pour autant faire exploser les dépenses de santé.

judah2_25_04.jpgDans les années 1990, un chercheur américain, Judah Folkman (photo), développe l'idée qu'en s'attaquant aux facteurs de croissance stimulant les vaisseaux, le VEGF, il est possible de détruire la vascularisation d'une tumeur, et donc la tumeur elle-même. La firme Genentech met alors au point des anticorps contre ce facteur de croissance et vend deux brevets. L'un à Roche, qui met au point l'Avastin, un médicament contre le cancer notamment du côlon, et l'autre à Novartis, qui commercialise le Lucentis dans la forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Petite parenthèse: il existe deux formes de DMLA, celle dite sèche (70 % des malades), pour laquelle il n'y a pas de traitement et celle dite humide, caractérisée par une prolifération vasculaire derrière la rétine.

En 2006, un essai thérapeutique confirme que le Lucentis empêche la dégradation de la vue et améliore l'acuité visuelle dans les formes humides. Il est autorisé partout dans le monde. À la même époque, un ophtalmologiste américain atteint d'une DMLA et traité pour un cancer du côlon aurait remarqué une amélioration très nette de sa vision après avoir reçu plusieurs perfusions d'Avastin.

Deux molécules identiques

L'information circule et, très rapidement, l'Avastin est utilisé de manière sauvage aux États-Unis pour des malades en train de perdre la vue. Des dizaines d'études pilotes confirment l'intérêt du produit dans la DMLA. Seulement, voilà, le seul médicament autorisé officiellement en France, en Europe, et aux États-Unis est le Lucentis. Et les laboratoires Roche n'ont jamais eu l'intention de demander un agrément pour l'Avastin en injection ophtalmologique, en particulier du fait des liens actionnariaux avec Novartis. Aujourd'hui, cependant, les preuves s'accumulent pour dire que les deux molécules sont identiques, tant dans leurs bénéfices que dans leurs risques. La nouvelle étude anglaise, à paraître sous peu dans le journal Ophtalmology, devrait clore le débat sur ce sujet et confirmer la similitude des molécules, hormis leur prix.

L'essai Ivan organisé sous l'égide des autorités britanniques de santé (NHS), compare 610 patients atteints d'une DMLA, une moitié traitée par l'Avastin, l'autre moitié par le Lucentis. «Les résultats à la fin de la première année montrent que Lucentis et Avastin ont exactement la même efficacité», explique le Pr Usha Chakravarthy (université de Belfast), qui a dirigé ces travaux. Par ailleurs, les effets secondaires seraient dans cet essai un peu plus importants avec le Lucentis que l'Avastin. Une étude américaine ayant trouvé un an auparavant un tout petit peu plus de complications avec l'Avastin, les deux résultats s'annulent donc.

Que vont faire les pouvoirs publics? La réponse n'est pas simple. Actuellement, en France, plusieurs services hospitaliers d'ophtalmologie font conditionner de manière artisanale par les pharmacies des hôpitaux des doses d'Avastin à utiliser en injection intra-oculaire. Car le produit n'est disponible que sous une forme utilisable en cancérologie. Et ce sont ces doses produites artisanalement qui sont utilisées, hors de tout champ légal. Cependant, les données accumulées depuis cinq ans concluent toutes à un effet similaire des deux médicaments.

La balle est donc dans le camp des autorités sanitaires qui, même si elles vont mécontenter les firmes pharmaceutiques, doivent prendre les décisions qui s'imposent face à tant d'évidence.

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 (5ource LeFigaro.fr / Martine Perez)

 

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