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19/06/2012

SANTÉ : LES ALLERGIES ALIMENTAIRES SONT PLUS FRÉQUENTES EN VILLE

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En plein essor comme les autres formes d'allergies, elles concernent plus souvent les enfants vivant en zone urbaine que ceux des zones rurales. Le rôle de l'environnement est suspecté.

 

Une équipe américaine a cartographié pour la première fois les allergies alimentaires chez l'enfant aux Etats-Unis. L'étude, publiée dans la revue Clinical Pediatrics, porte sur plus de 38.000 enfants. Elle révèle une différence nette entre les zones rurales et les grandes villes. Les enfants vivant à la campagne présentent ainsi beaucoup moins souvent d'allergies alimentaires (6,2%) que ceux des villes (9,8%).

Même tendance pour l'asthme et l'eczéma

«Le chiffre de 9,8 % en zone urbaine semble confirmer une progression de la fréquence des allergies alimentaires depuis une vingtaine d'années car le chiffre retenu à l'époque était de 6% à 8 %, remarque le Pr Denise Anne Moneret-Vautrin, membre de l'Académie nationale de médecine, professeur émérite de la faculté de Nancy et présidente du Réseau Allergo-Vigilance. L'expérience australienne va dans le même sens: on se dirige vers 10 % de la population pédiatrique atteinte d'allergie alimentaire».

Ces résultats corroborent aussi les études menées depuis une dizaine d'années en Europe et ailleurs sur l'asthme, l'eczéma, les rhinites allergiques et les conjonctivites. Ces autres maladies atopiques (c'est-à-dire allergiques mais à prédisposition génétique) se sont révélées toutes plus fréquentes en zone urbaine.

Pas assez de bactéries ou trop de polluants?

L'environnement est pointé du doigt. Plusieurs hypothèses ont été envisagées, comme le rôle protecteur de certaines bactéries présentes en milieu rural ou le rôle délétère des nombreux polluants rencontrés en ville.

«Des études montrant une diminution significative de l'asthme et de l'eczéma chez des enfants vivant dans des fermes et buvant souvent du lait non pasteurisé ont indiqué que l'exposition à des endotoxines d'origine microbienne exerçait un rôle protecteur», rappelle le Pr Moneret-Vautrin.

Deux fois plus d'allergie à l'arachide et aux fruits de mer

Des inconnues persistent. Ainsi, comment expliquer que vivre en ville double le risque de développer une allergie à l'arachide (2,8% contre 1,3% en zone rurale) et davantage encore aux mollusques et crustacés (2,4% contre 0,8%)? Bactéries et polluants peuvent encore être en jeu, tout comme des différences d'habitudes alimentaires. «Mais il est douteux que les enfants du Middle West consomment des crevettes…», note le Pr Moneret-Vautrin.

Les facteurs en jeu dans le développement de ces allergies sont activement recherchés. Il en va de la prévention d'un problème de santé publique jugé «grandissant et sérieux», par les auteurs de l'étude, Ruchi Gupta, de la Northwestern University de Chicago et ses collègues. En ville ou en zone rurale, la sévérité de l'allergie était la même: près de 40% des enfants allergiques avaient déjà connu une réaction allergique mettant leur vie en danger.

EN SAVOIR PLUS:

» Allergie alimentaire: quels symptômes?

» Allergie alimentaire: quels traitements?

LIRE AUSSI:

» Pourquoi y a-t-il aujourd'hui autant d'allergiques?

» Le calvaire des enfants allergiques à l'arachide

» L'essor des allergies alimentaires de l'enfant 

(Source LeFigaro.fr //Adélaïde Robert-Géraudel )

Commentaires

Bonjour,
Tout ça, à cause de l'air pollué. Très dommage pour les enfants qui doivent l'endurer.

Écrit par : Ameli | 19/06/2012

eczéma, rhinite... j'ai droit à tout à cause de la pollution en ville...l'heure est grave
Manon

Écrit par : Centre d'appel | 19/06/2012

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