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20/06/2012

SOMMET DE LA TERRE A RIO, LE SEUL RISQUE C'EST .....L'INERTIE

 

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Rio + 20 qui débute cette semaine au Brésil suscite des attentes malgré un enthousiasme modéré.

 

Des dizaines de chefs d'État et de gouvernement, des milliers de représentants d'institutions, ONG, entreprises ou organisations altermondialistes se mobilisaient en mai 1992 sous l'égide des Nations unies. L'urgence environnementale était au cœur des discussions dans la chaleur moite de Rio de Janeiro. Un sommet de la Terre enthousiaste qui devait donner corps à de grandes conventions internationales sur le climat, la biodiversité et la lutte contre la désertification. Malgré un nombre plus important de participants, Rio + 20 peine à irradier. «Personne ne semble y croire », s'inquiète une habituée de ces grands-messes onusiennes. La rencontre a débuté la semaine dernière par un «sommet des peuples» regroupant les membres de la société civile et s'achèvera cette semaine par le segment officiel, qui regroupera durant trois jours quelque 130 chefs d'État. Mais beaucoup d'entre eux, à l'instar de François Hollande, ne seront pas présents pour la clôture. Et malgré les efforts de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, plusieurs grands chefs d'État dont Barack Obama, ont déclaré forfait.

• Quels sont les enjeux?

«Nous devons inventer un nouveau modèle - qui permette la croissance et l'inclusion sociale - un modèle plus respectueux des ressources limitées de notre planète», explique Ban Ki-moon. Les pays occidentaux souhaitent ainsi faire émerger «une économie verte», ce que critiquent les ONG et certains pays émergents. Les unes redoutent «une marchandisation de la nature», les autres craignent un coup de frein à leur développement. «Il n'y a même pas de définition commune de ce que peut être cette économie verte», s'inquiète Maxime Combe, d'Attac France.

Le sommet pourrait également faire émerger des «objectifs de développement durable» dans des secteurs aussi importants que l'eau, l'énergie ou encore la sécurité alimentaire. Les participants pourraient se donner jusqu'en 2015 pour négocier ces ODD qui pourraient prendre le relais des objectifs du millénaire instaurés en 2002 lors du sommet de Johannesburg.

• Des dossiers spécifiques

Les textes préparatoires posent également la question de la protection des océans. Le PNUE (programme des Nations unies pour l'environnement) devrait être renforcé même si cet organisme a peu de chance d'être transformé en une agence de l'ONU, à l'instar par exemple de l'OMS. Il est également question de créer un «ombudsman» (une sorte de médiateur) pour les générations futures. Des réflexions sont menées pour voir comment faire évoluer la notion de PIB en y incluant l'idée de bien-être. La question des subventions pour les énergies fossiles très polluantes est également sur la table.

• Quelle est l'urgence environnementale ?

Dans son 5e rapport sur les perspectives écologiques de la planète (GEO-5) publié à la faveur de Rio + 20, le PNUE (programme des Nations unies pour l'environnement) tire la sonnette d'alarme. Il estime que des seuils critiques seront bientôt dépassés. «Si la tendance actuelle se poursuit, si les modes actuels de production et de consommation de ressources naturelles perdurent et ne peuvent être inversés, les États connaîtront un degré sans précédent de dégâts et de dégradations», explique Achim Steiner, le président du PNUE. Sur les 90 objectifs les plus importants en matière d'environnement, quatre seulement connaîtraient des progrès sensibles. Cela concerne notamment la préservation de la couche d'ozone qui a fait l'objet d'une convention dès 1987 et l'accès à l'eau potable. En revanche, peu d'avancées sont à noter dans la lutte contre le changement climatique. Le PNUE estime que les dégâts économiques annuels causés par les changements climatiques pourront correspondre à 1 ou 2 % du PIB mondial d'ici à 2100, si la hausse des températures atteint 2,5 °C. Le nombre des inondations a augmenté de 230 % entre 1980 et 2000 et celui des sécheresses de 38 %. Enfin le PNUE rappelle les atteintes grandissantes à la biodiversité ce qui se traduit notamment par une altération importante des stocks de poissons.

• Peut-on être optimiste ?

«Il y a 20 ans, nous étions enthousiastes, mais on ne se sentait pas obligé d'agir, aujourd'hui les difficultés nous forcent à agir», estime un diplomate. Pour autant, l'optimisme n'est pas la tonalité dominante. «La conférence de Rio va être difficile», estimait il y a quelques jours le président français «nous savons qu'il y a un risque d'échec». Assez persuadé que les pays vont dans le mur, l'écologiste Nicolas Hulot manquera pour la première fois l'un de ces grands rendez-vous internationaux.

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» DOSSIER SPÉCIAL - Toute l'actualité du réchauffement climatique

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»INFOGRAPHIE - L'humanité va-t-elle manquer d'eau

» PNUE: le 5e rapport sur les perspectives écologiques de la planète (GEO-5)

 

Source LeFigaro.fr // Par Marielle Court

Commentaires

Bonjour
Ce genre de rendez-vous mondial pour la protection de l'environnement est totalement inutile, depuis bien longtemps le monde entier s'en moque éperdument...ou presque.
Jamais on ne parle de protection des animaux et de leur habitat, chaque jour qui passe des dizaines d'espèces disparaissent à jamais de la surface du globe, des espèces connues et d'autres inconnues...A ce genre de rendez vous je serais bien curieux de savoir et surtout de connaître le bilan carbone!
De toute façon la montagne va accoucher d'une souris...

Écrit par : Ricard Bruno | 20/06/2012

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